Yannick Noah
(artiste, tennisman)

"En 1976, j'avais 16 ans et j'étais en internat à Nice. J’ai 55 balais aujourd’hui, les Verts ça a compté. Cela me rappelle quand on gagnait. Il y avait un vent d’espoir. Ce maillot vert a compté pour moi. Comme pour beaucoup, comme pour une majorité de gens. Et pour de vrai. Plein de matchs nous ont marqués. Ce maillot, c’est ma jeunesse, mon enfance. Avec ces mecs-là, on espérait. Ils nous donnaient envie. Je les aimais. Tous. Curkovic, Bathenay, Janvion, Farizon, Revelli, Lopez, Piazza, Synaeghel... Je peux aussi parler de Keita, Mekhloufi. Des trucs de vieux. Platoche...

 On ne va pas faire les anciens combattants mais ce sont des moments forts. J’ai bu un coup avec Johnny Rep. J’ai fait un peu de parlotte avec Georges Bereta et j’ai kiffé. Forcément, tout change mais l’énergie, elle tient. Elle est toujours là, l’énergie du peuple. Ça, c’est fort dans un monde où tu achètes tout… Cela fait partie du truc, on le sait. J’habite Paris, je suis content d’aller voir le PSG et ses superstars. Mais j’aime le sport, les trucs vrais. Ça me passionne. Ici, il y a un vrai public. Saint-Etienne, c’est la ville de foot. Allez les Verts !"


    
Interview parue dans Le Progrès (juillet 2015)