Pascal Papé
(rugbyman international)

Le 18 septembre 2005 après la belle victoire sur le Paris SG : 3-0, Pasacal Papé donne ses impressions
«CETTE ÉQUIPE MOUILLE LE MAILLOT»
Avec ce grand gaillard d'1,96m et 113 kg, les Verts tiennent là un imposant porte bonheur. Cette saison, ils ont vaincu à deux reprises sur leurs terres, contre Metz puis face au PSG, c'était à chaque fois sous les yeux de Pascal Papé, le rugbyman de Bourgoin-Jallieu.
Le deuxième ligne international de l'équipe de France (11 sélections) est tout simplement raide dingue de l'ASSE. Un fan. Un vrai. Un pur. Et ça ne date pas d'hier: «Je suis supporter des Verts depuis tout petit. Natif de Givors, je suis tombé là-dedans très rapidement. Nous venions en famille. Je n'ai pas pu échapper au Chaudron».

Pourtant, il avait le choix. Givors c'est un peu la frontière entre le Rhône et la Loire, entre l'OL et l'ASSE. Son cœur aurait pu balancer. Même pas: «Lyon, jamais. Ça a toujours été Saint-Etienne et rien d'autre. Je ne me suis jamais posé la question».
Qu'est-ce qui a bien pu l'attirer dans la gueule du Chaudron, lui faire prendre l'autoroute dans un sens et pas dans l'autre? «Ce n'est pas le même passé, pas tout à fait les mêmes valeurs». La réponse fuse. Elle est presque aussi percutante qu'une entrée en mêlée ou un placage énergique: «J'apprécie les valeurs de ce club, elles sont assez exceptionnelles. Cette équipe mouille le maillot, c'est une donnée qui me tient énormément à cœur».
Papé, qui est passé par le judo et les joutes avant de prendre le ballon à pleines mains, parle en connaisseur. Au rugby, il est impossible de tricher, il faut tout donner.

Le Givordin trouve vite des points communs avec son club de Bourgoin: «Ces deux clubs se ressemblent, ils ont les mêmes valeurs: la solidarité, le courage, un public formidable. Pour moi, c'est déjà beaucoup».
Peut-être qu'un jour, le stade Pierre-Rajon sera rebaptisé le Chaudron de l'ovalie. En tout cas, la référence est toute trouvée: «Geoffroy-Guichard c'est vraiment quelque chose d'énorme. C'est une légende. Revenir là, cela représente toujours un truc génial». C'est encore plus beau quand il y a la victoire au bout. Comme les 28 000 spectateurs, Pascal Papé qui était accompagné de trois de ses coéquipiers ciel et grenat (Alexandre Péclier, Jean-François Coux, Julien Pierre, il ne manquait que Benjamin Boyer et Stéphane Glas désormais exilé au Stade Français... deux autres fidèles supporters de l'ASSE), est reparti comblé.

«J'ESPÈRE QU'ON FINIRA DANS LES CINQ PREMIERS»
Les Verts l'ont impressionné: «Ils ont vraiment fait un gros match parce que Paris ça reste quand même costaud. Leur mettre 3-0 c'est signe que ça tourne bien cette saison. Pourvu que ça dure. Ils sont bien partis. La défense est très solide. Encaisser un but en sept matchs, c'est très significatif». C'est un gros défenseur, impitoyable sur l'homme, adepte du combat rapproché, qui parle.
Au petit jeu des pronostics, il accepte volontiers de se mouiller: «J'espère qu'on finira dans les cinq premiers, ce serait vraiment très beau».
Il est 23 heures, Geoffroy-Guichard fête ses héros, Pascal Papé tout en haut des gradins a les yeux rivés sur le rectangle vert. Il ne veut rien rater. A commencer par la sortie de son joueur préféré: «J'aime beaucoup Julien Sablé. C'est vraiment un capitaine qui montre l'exemple sur le terrain. Il travaille dans l'ombre, c'est quelque chose que j'apprécie. J'aimerais bien qu'un jour on fasse connaissance».
Qu'on cesse aussi d'opposer rugbymen et footballeurs. Une sale manie: «Ce sont deux sports qui peuvent s'entendre. Je connais pas mal de footballeurs qui aiment beaucoup le rugby et vice versa. A partir du moment où on pratique un sport collectif, sur le terrain on a toujours des instants exceptionnels à partager».
Au rayon grosses émotions, Pascal Papé n'a pas dû oublier sa première sélection chez les tricolores de Bernard Laporte. C'était le 14 février 2004 au stade de France face à de courageux Irlandais. D'autres guerriers tout de vert vêtus.

    
Source : Le Progrès      

Pascal Papé visite l'ASSE (octobre 2005)
Originaire de Givors, Pascal Papé, international et deuxième ligne de Bourgoin-Jallieu, vibre pour l’ASSE depuis tout gamin. Mercredi matin, il était de passage au centre de formation de l’Etrat pour rencontrer Julien Sablé.
Du haut de son 1,96m, Pascal Papé s’avance. Son regard scrute avec admiration les installations du centre de formation de l’Etrat. «Cela doit être un régal de s’entraîner ici. Tout semble réuni pour travailler dans des conditions optimales. Cela me fait penser à Marcoussis (centre d’entraînement du XV de France)» confie-t-il. Ce grand gaillard sait de quoi il parle. Deuxième ligne de Bourgoin-Jallieu, il compte déjà une douzaine de sélections avec le XV tricolore de Bernard Laporte.
Mercredi matin, à l’initiative de nos collègues du Dauphiné-Libéré, Pascal Papé s’est immergé dans le monde des Verts : visites du Chaudron et du centre de formation de l’Etrat, discussions passionnées sur la préparation physique avec Elie Baup, grand amateur de l’ovalie et rencontre avec Julien Sablé.
Depuis tout gamin, Pascal Papé vibre pour les Verts. Originaire de Givors, à la frontière de Saint-Étienne et Lyon, son cœur n’a jamais balancé: «Lyon, je ne connais pas (rires). Ma famille a toujours supporté l’ASSE. J’ai vite attrapé le virus. Quand j’avais 13-14 ans, je me rappelle notamment d’un ASSE – Lens. L’ambiance était extraordinaire. Un truc de dingue qui vous marque à vie. Et puis, il y a eu les ASSE – Marseille à l’époque d’Alex-Aloisio».
Cette saison, dès que son emploi du temps infernal lui accorde un peu de répit, il se précipite vers le Chaudron…avec 100% de bonheur. «A chaque fois, l’ASSE a gagné. C’était face au Mans et Paris. Le public est énorme.» Au petit jeu des comparaisons, ce Givordin de 25 ans rapproche l’ambiance du Chaudron à celle du Millénium Stadium de Cardiff. Et à une moindre échelle à celle du stade Pierre-Rajon, fief de Bourgoin Jallieu. Ce n’est d’ailleurs pas le seul point commun entre son club et l’ASSE : «Ces deux clubs se ressemblent. Nous avons les mêmes valeurs. On aime mouiller le maillot et il n’y a pas de star dans le groupe».
Des valeurs que sa rencontre avec Julien Sablé, autour du déjeuner, n’a fait que confirmer : «Julien, c’est vraiment le capitaine, l’exemple à suivre. Il a été formé au club. C’est un symbole à tous les niveaux» avoue-t-il impressionné…Avant de conclure par un vrai cri de coeur : «L’ASSE est une équipe qui monte en puissance. J’espère qu’on finira dans les cinq premiers. Comme ça, on décrochera la Coupe de l’UEFA.»
Pascal Papé sur le site de Butfootball club (septembre 2015)
"Je suis de Givors, qui est situé à côté de Lyon et pas très loin de Saint-Etienne, deux villes historiques du foot français. J’ai toujours été passionné, je regardais les matches à la télé déjà tout petit. Plutôt Vert ou Gone ? Complètement stéphanois ! Gamin, j’allais déjà voir les matches à Geoffroy-Guichard avec ma famille. Le choix était donc très simple.

 Dans le Chaudron, j'ai surtout des souvenirs de grosses ambiances, de fête dans les tribunes. Chaque fois que j’y allais avec ma famille, c’était des grands moments d’excitation pour moi. C’était génial, il y avait une atmosphère incroyable, on savait qu’il allait forcément se passer quelque chose sur le terrain et dans les tribunes. C’est quelque chose de génial quand tu es gosse. 

Dès que je vois des résultats de foot, la première équipe que je regarde, c'est évidemment les Verts ! Dès qu’ils sont retransmis à la télé, je fais tout pour regarder. C’est vraiment une équipe que je suis de A à Z. On peut dire que je suis un fan de Saint-Etienne.

Je suis allé à Geoffroy-Guichard il y a deux ans pour le derby. Malheureusement, depuis, je n’ai pas pu y retourner. C’est compliqué avec le calendrier bien chargé que l’on a aussi dans le rugby. Et puis, Paris, ce n’est pas à côté de Saint-Etienne ! Dès que je peux et que je suis dans le coin où les Verts jouent, je fais tout mon possible pour aller les voir. 

Ce que j’aime, c’est cette culture stéphanoise, la transmission des valeurs. La communion avec ce public qui a une forte origine ouvrière. Moi qui viens d’une famille assez modeste, je me retrouve là-dedans. Dans la génération actuelle, je suis assez admiratif d’un mec comme Loïc Perrin. C’est un joueur qui a été formé au club, qui n’est jamais parti et qui a joué pour les Bleus. C’est un modèle pour tous les jeunes."