Données d'août 2016

Jérémy CLEMENT

Né le  26/08/1984 A Béziers
Taille: 1,80 m Poids: 78 kg Nationalité: Français

Poste

Milieu de terrain défensif

Au club depuis:  25 juillet 2011 (Contrat de 3 ans prolongé jusqu'en 2016 le 26 août 2013)
Premier match en L1: 
Lyon-Rennes : 3-0 le 24/04/2004
Clubs précédents: 
Lyon, Glasgow Rangers, Paris SG
Palmarès: 
Vainqueur du Trophée des champions en 2005 (Lyon)
             Champion de France en 2004, 2005, 2006 (Lyon)
             Vainqueur de la Coupe de France en 2010 (Paris-SG)
             Vainqueur de la Coupe de la Ligue en 2008 (Paris-SG) et 2013 (ASSE)
             Finaliste du Trophée des champions en 2010 (Paris-SG)
             Finaliste de la Coupe de France en 2008, 2011 (Paris-SG)
Nombre de matches en L1:  
328
Buts:
 7
Sélections : Equipe de France Espoirs (6 sélections en 2005-2006)
A lire :   L'arrivée de Clément à l'ASSE     
Prolongation de son contrat le 26/08/ 2013 
Prolongation de son contrat jusqu'en 2018 le 27 mai 2015
Très motivé à l’idée de porter le maillot vert, Jérémy Clément s’est engagé, le lundi 25 juillet 2011, en faveur de l’ASSE pour trois saisons. Un renfort de poids pour ses qualités footballistiques autant que pour son expérience et ses qualités humaines. Cette cinquième recrue stéphanoise, après Florent Sinama-Pongolle, Paulao, Pierre-Emerick Aubameyang et Stéphane Ruffier, correspond au profil de renfort défini par Christophe Galtier pour conduire le projet sportif du club : «On suit Jérémy depuis un certain moment. On pense que c’est la meilleure option qui pouvait se présenter. C’est un joueur qui connait très bien la Ligue 1. Il a des titres à son palmarès. Il a déjà évolué dans des clubs où il y a une certaine pression. Il a donc la capacité à assumer des responsabilités. Il peut donc s’intégrer rapidement. Il est dans le profil de ce qu'on avait avec Blaise (Matuidi)récupérateur gaucher, capable de jouer du jeu court et long».
Agé de 26 ans, Jérémy Clément affiche, en effet, une belle carte de visite. Cet excellent récupérateur compte près de 200 matches en Ligue 1 et une trentaine en Coupe d’Europe.
Portrait
Natif de Béziers, Jérémy Clément est en fait originaire d'une petite ville proche de Grenoble, Rives, dans l'Isère. Formé à l’OL, il débute sa carrière en avril 2004. Peu à peu, il se fait une place dans l’effectif malgré une rude concurrence avec Mickael Essien, Juninho et Mahamadou Diarra. En 2004-2005, il apparaît à dix-huit reprises en championnat et rejoint également l’équipe de France Espoirs. Il participe activement au titre de Champion de France. La saison suivante, malgré la confiance du nouveau coach lyonnais, Gérard Houllier, le milieu de terrain décide de rejoindre Paul Le Guen aux Glasgow Rangers pour une indmnité de 1,1 millions de livres sterling. Quelques mois plus tard, il rejoint, une nouvelle fois (indemnité 1,8 million d'euros), Paul le Guen, promu entraîneur du PSG. 
Indispensable, il devient la plaque tournante du jeu parisien lors de la saison 2007-2008 mais le PSG ne décolle pas et s'enlise dans la zone dangereuse. Après une victoire contre Auxerre en avril 2008, le PSG redresse la barre et lors de la 37e et avant dernière journée, il inscrit le but égalisateur face à Saint-Étienne ce qui donnera au PSG une avance d'un point sur ses concurrents Lens & Toulouse. Le PSG se maintiendra finalement grâce à une victoire à l'arrachée à Sochaux et un doublé d'Amara Diané.
La saison suivante (2008-2009) voit l'arrivée au PSG de Claude Makélélé, 36 ans mais toujours l'un des meilleurs mondiaux au poste de milieu défensif. Le poste de titulaire de Jérémy Clément est sérieusement mise en cause d'autant que Paul Le Guen choisit en début de saison de n'utiliser qu'un seul récupérateur, Sessègnon étant placé plus bas, comme relayeur axial. Clément joue moins. Mais à l'automne, l'équipe type est modifiée : Ludovic Giuly joue désormais en soutien de l'avant centre, et Sessegnon retrouve un poste de milieu offensif. Clément revient en grâce, au moment où le niveau de jeu et les résultats du PSG semblent enfin dignes de ce club. Clément se libère au côté de Makélélé et participe davantage au jeu offensif. Lors de la saison 2010-2011 il retrouve le plus souvent le banc suite à l'éclosion de Clément Chantôme. Au Paris SG, il ajoute aussi des lignes à son palmarès en remportant la Coupe de la Ligue 2008 et la Coupe de France 2010. 
Mais les nouvelles ambitions du club parisien, l'arrivée de Blaise Matuidi lui ôtent l'espoir d'être titulaire et Jérémy Clément choisit finalement de signer un contrat de trois années avec l'AS Saint-Etienne où il devrait remplacer .....Blaise Matuidi. 
Jérémy Clément s'intègre parfaitement à l'ASSE et réalise une première saison pleine. Il devient un pilier du milieu de terrain forézien, mais ne goûtera partiellement qu'à la superbe saison 2012-2013, puisque le samedi 2 mars, lors de la reception de Nice, il sera victime d'une terrible fracture de la jambe suite à un tacle assassin du Niçois Valentin Eysseric. Jérémy se contente donc d'accompagner les Verts avec des béquilles lors de la finale de la Coupe de la Ligue. Mais, faisant preuve d'un courage et d'une motivation exemplaires, il fait tout pour être de nouveau opérationnel au début du championnat 2013-2014 : il est même prêt le 1er août 2013 pour la réception des Moldaves de Milsami en Tour préliminaire de l'Europa League, remplaçant, sous une standing ovation de Geoffroy Guichard, Josuha Guilavogui à la 75ème minute. Quelques jours plus tard, son contrat est prolongé jusqu'en 2016 : juste récompense.

Le 27 mai 2015, son contrat est à nouveau prolongé jusqu'en 2018.

 

 
Saison Club Joués Buts Coupes Europe
-2002 Rives Isère (jeunes)         
2002-2003 Lyon (CFA)         
2003-2004 Lyon (L1)  2 0 1m, 0b  
2004-2005 Lyon (L1)  18 1 3m, 0b C1 : 4 m, 0 b
2005-2006 Lyon (L1)  15 0 4m, 0b C1 : 6 m, 0 b
2006-janv 2007 Glasgow Rangers (L1 Ecosse)  19 0 0 C3 : 3 m, 0 b
janv 2007-2007 Paris SG (L1)  9 0 7m, 0b  
2007-2008 Paris SG (L1)  38 1 7m, 0b  
2008-2009 Paris SG (L1)  35 1 7m, 1b C3 : 10 m, 0 b
2009-2010 Paris SG (L1)  34 3 7m, 0b  
2010-2011 Paris SG (L1)  24 0 9m, 0b C3 : 10 m, 0 b
2011- 2012 ASSE (L1)  35 0 2m, 0b  
2012- 2013 ASSE (L1)  26 0 6m, 0b  
2013- 2014 ASSE (L1)  32 0 0 C3 : 3 m, 0 b
2014- 2015 ASSE (L1)  29 1 7m, 0b C3 : 7 m, 0 b
2015- 2016 ASSE (L1)  27 0 3m, 0b C3 : 9 m, 0 b
2016- 2017 ASSE (L1)  .. .. ..  

Les confidences de Jérémy Clément dans le magazine Surface. (1 er août 2015)

 "On ne peut pas attribuer la réussite d'un club à une seule personne. mais depuis que Christophe Galtier est là, c'est sûr que les résultats sont revenus. C'est lui qui a façonné le groupe. Ce qui m'a plu, quand j'ai rejoint Sainté, c'est le poids de l'histoire. Même quand l'équipe n'était pas dans le haut du tableau, il y avait une ambiance de folie. J'aime les clubs où il y a de la passion. Quand le Chaudron est plein, c'est vraiment fantastique ! Nous avons des supporters dans tout le pays car l'ASSE a fait vibrer la France dans les années 70 et 80. Il y a forcément une part de nostalgie quand on vibre pour les Verts ! 

Les derbies, c'est clair que ce sont des matches à part. Il y a cette animosité et cette rivalité qu'il faut garder dans le foot. Le moment fort de cette dernière saison restera notre victoire contre Lyon. Cela faisait plus de vingt ans qu'on n'avait pas gagné contre eux à domicile. Et puis 3-0 ça change la donne ! Ma blessure de mars 2013 contre Nice est assez loin maintenant, je n'ai plus trop de souvenirs. Il y a eu des mauvais jours mais il faut relativiser. J'avais envie de revenir le plus vite possible et j'ai fait le nécessaire pour que ce soit le cas. 

La fidélité est une valeur qui existe de moins en moins dans le football. Quand un joueur fait toute sa carrière dans le même club, en général, c'est parce qu'il a la perspective de gagner des titres voire la Ligue des Champions. Je pense à des joueurs comme Paolo Maldini ou Steven Gerrard. Pour Loïc Perrin, c'est donc encore plus fort ! Il terminera sans doute sa carrière ici, et c'est un bel exemple. Pour ma part j'ai besoin de stabilité, alors je me vois mal changer de club chaque année. Déjà ma femme ne serait pas contente de déménager tous les ans... Je suis content d'avoir prolongé ici. 

On me dit discret et tranquille ? Je ne saurais par trop expliquer cet aspect de ma personnalité. Je pars du principe qu'il faut être heureux. Parfois on attache beaucoup d'importance à des choses insignifiantes. Quand j'évoluais en Ecosse, on arrivait deux heures avant les matches, on s'habillait dans le vestiaire musique à fond, on jouait et basta ! Sur le terrain on est dans le match, mais une fois dehors, on n'en parle plus. J'ai aimé cette mentalité, et je trouve qu'en France on se prend un peu trop la tête pour rien. En Ecosse, les à côté du football on ne s'en occupait pas trop, et ça n'enlevait rien à la ferveur des supporters. C'est ce qui me plaisait !"

Jérémy Clément et la campagne européenne 2015-2016 (Source : Poteaux Carrés avril 2016)

Dans un entretien paru aujourd'hui sur le site de So Foot, Jérémy Clément est revenu sur la campagne des Verts en Europa League. Extraits.

 "Contre Bâle, c'est l'ascenseur émotionnel, de passer en cinq minutes ou plutôt cinq secondes de la qualification à l'élimination, c'est violent. Il y a une image marquante : quand Bâle marque, on est cinq ou six à s'écrouler par terre car le choc est terrible. On espérait ce but, on pousse pour et on marque. Deux minutes après, on en reprend un. Donc c'est une soirée douloureuse que l'on a eu du mal à évacuer car on n'est pas passé loin. Bâle a plus l'habitude de disputer l'Europe, cela aurait quand même été un bel exploit de passer.

 Autant Saint-Etienne a parfois fait des matchs très moyens en championnat, autant on a toujours mis beaucoup d'intensité et d'envie en Ligue Europa. Le coach était déçu comme nous, il n'a pas parlé à chaud car on était trop abattu. Cela n'aurait servi à rien de parler après le match. Chaque année on progresse. Là on est sorti des poules, on a failli passer un tour de plus. Tout doucement Saint-Etienne grandit et a fait un bon parcours européen. Le souvenir le plus marquant, c'est l'élimination à Bâle, mais le plus sympa c'était la qualification à Rosenborg.
 

Une victoire en Ligue Europa d'ici cinq ans, je ne demande pas mieux, mais je ne pense pas que je serai encore à Saint-Etienne dans cinq ans. Ce serait une belle récompense pour ce club. Il ne faut pas oublier que Saint-Etienne c'est le 7e ou 8e budget de France. Ce que l'on fait chaque saison, finir européen, c'est pas mal. Ce n'est pas évident d'être régulier. On voit chaque année des équipes se casser la figure comme Marseille cette année qui est pourtant censée finir devant nous. Il ne faut pas mésestimer les performances en championnat de Saint-Etienne. C'est vrai qu'on n'avance pas très vite, mais on affiche une belle régularité. 

Les soirées de match européen, je sens la différence à Geoffroy Guichard. Il y a un parfum particulier, les supporters sont nostalgiques des belles soirées qu'ils ont pu vivre. A Saint-Etienne, ces matchs, c'est vraiment spécial, la ville aime la Coupe d'Europe. Pour nous, l'objectif, c'est de refaire la Ligue Europa. Il y a trois matchs de cela, on était huitième, on ne peut pas trois matchs après dire que l'on vise la troisième place. C'est tellement serré entre la deuxième et la huitième places que tout peut se passer. Nous on vise une place européenne. Il y a d'autres équipes mieux armées que nous pour les places sur le podium."