Données de juin 2016

Bryan DABO

Né le  18/02/1992 A Marseille
Taille: 1,87 m Poids: 79 kg Nationalité: Français

Poste

Milieu de terrain défensif  ou relayeur

Au club depuis:  24 juin 2016 (Contrat de 4 ans)
Premier match en L1: 
 Paris SG - Montpellier : 1-3 le 15 mai 2010
Clubs précédents: FC Burel, Aubagne FC, Montpellier HSC, Blackburn Rovers, Montpellier HSC
Palmarès: 
                                   
Nombre de matches en L1: 76  
Buts en L1 : 7
      
A lire :   L'arrivée de Bryan Dabo à l'ASSE   
               Bryan Dabo dans "Le jour où"
 
Sélections :
France - 16 ans : 2 m    espoirs : 1 m              
De nationalité française mais d'origine sénégalaise et malienne du côté maternel et burkinabè du côté paternel, Bryan Dabo découvre le football au Burel FC puis à Aubagne. Parallèlement, il pratique aussi le karaté, notamment entre 13 et 15 ans à l'ASPTT Marseille et il est d'ailleurs champion de France de karaté de sa catégorie. A 15 ans, il choisit le football et rejoint le centre de formation du Montpellier HSC.

Bryan Dabo fait sa première apparition en Ligue 1 le 15 mai 2010, lors de la victoire du Montpellier HSC au Parc des Princes (1-3). Tout juste âgé de 18 ans, il entre en cours de jeu en remplacement de Geoffrey Dernis et effectue ainsi sa première sortie avec les pros.

Il poursuit ensuite son apprentissage au sein du centre de Formation du MHSC en U19 puis en CFA2. Le 7 juin 2012, Bryan Dabo signe son premier contrat professionnel d’une durée de 3 ans avec le Montpellier HSC. Le 15 décembre 2012, il connaît enfin sa première titularisation lors de la large victoire montpelliéraine (4-0) contre Bastia.

Bryan est prêté au club anglais de Blackburn le 28 janvier 2013 pour six mois.

Il est de retour au MHSC pour la saison 2014-15. Il y débute sur le banc mais profite du départ de Siaka Tiéné à la CAN pour s'imposer sur le flanc droit de la défense. Il connaît sa 19e titularisation consécutive en championnat au terme de la 35e journée alors qu'il n'avait joué aucune minute avec Montpellier avant la 17e journée. Il marque son premier but avec les professionnels face à Lille le 7 février 2015 (24e journée, défaite 1-2), il récidive face à Nice le 1er mars (27e journée, victoire 2-1). La saison 2015-2016 est celle de la confirmation, mais en juin 2016, Bryan Dabo  a choisi sa future destination. Il paraphe un contrat de quatre ans avec l'ASSE. Malgré des approches de plusieurs clubs (Sunderland, Stoke, Swansea, Everton, Nice et l’OM), Dabo a donc préféré rejoindre le club du Forez, qui rachète les deux dernières années de contrat du joueur au MHSC.

 

Saison Club Joués Buts Coupes Europe
2000-2006 FC Burel (jeunes)         
2006-2007 Aubagne FC (U15)        
2007-2019 Montpellier (formation)        
2009-2010 Montpellier (CFA2 et L1) 1 0    
2010-2011 Montpellier (CFA2) ... ...    
2011-2012 Montpellier (CFA2) ... ...    
2012-2013 Montpellier (L1) 16 0 3m, 0b  
2013-2014 Montpellier (L1) 2 0    
Blackburn Rovers(L2 anglaise) 2 0    
2014-2015 Montpellier (L1) 21 2 1m, 0b  
2015-2016 Montpellier (L1) 36 5 3m, 0b  
2016-2017 ASSE (L1) ... ... ... C3 : ...

Bryan Dabo vu par Geoffrey Dernis qui l'a vu débuter en pro au Montpellier HSC (25 juin 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Bryan Dabo avait fait sa première apparition dans l'élite il y a six ans en te remplaçant en fin de match au Parc lors de la dernière journée de la saison 2009-2010. Te souviens-tu de ce match et que penses-tu de la première recrue du mercato estival stéphanois ?
Ce match reste un super souvenir. J'avais mis un doublé, Lilian avait marqué aussi, et malgré la réduction du score de Mevlut Erding, on avait gagné 3-1 et décroché notre qualification pour l'Europa League. En face il y avait notamment Grégory Coupet, Zoumana Camara et Jérémy Clément. Après cette entrée en jeu, Bryan est retourné un bon bout de temps avec la réserve pour parfaire sa formation. Ce n'est que deux ans et demi plus tard qu'il a rejoué dans l'élite et commencé à faire son trou avec les pros. Du coup je l'ai assez peu côtoyé.

Suffisamment quand même pour nous donner ton avis sur ce joueur !
Oui, d'autant plus que je l'ai beaucoup vu jouer depuis que je suis revenu m'installer à Montpellier il y a un an et demi. Bryan a indéniablement un gros potentiel. Il faut juste qu'il reste concentré sur son sujet, qu'il ne s'éparpille pas. Il a un gros volume de jeu, une très bonne technique, mais il doit se focaliser sur le jeu sans parler aux joueurs et aux arbitres comme il a parfois tendance à le faire. C'est un peu son défaut. Mais ça reste une bonne recrue pour Sainté. C'est un joueur assez complet, costaud, à l'aise avec le ballon. Il n'y a pas vraiment de domaine dans lequel il excelle mais il n'a pas de lacune. Il va falloir qu'il se mette à la ferveur verte, qui n'a rien à voir avec Montpellier.

Christophe Galtier envisage de le faire jouer en 8. Penses-tu que c'est à ce poste qu'il peut donner sa pleine mesure ?
Oui, je pense que c'est en jouant milieu relayeur qu'il peut tirer la meilleure force de son potentiel. Il a déjà joué derrière mais ce n'est pas son poste clé. C'est au milieu de terrain qu'il peut exprimer ses qualités à 100%. Il sort d'une très belle saison, où il s'est également découvert des qualités de buteur. C'est un garçon qui aurait dû exploser bien avant mais il s'éparpillait. Aujourd'hui, c'est un peu à l'image de Dimitri. S'il prend conscience de son potentiel, qu'il écoute et qu'il fait les choses sérieusement, il peut devenir un excellent joueur. Le problème, c'est qu'il a joué cette saison un peu arrière droit, un peu arrière gauche, parfois 6, parfois 8. Il a été un peu baladé. Ce serait bien qu'il se fixe sur un poste et qu'il le travaille. Il deviendra alors très, très fort. Un entraîneur comme Monsieur Galtier va lui apprendre les choses qu'il faut pour exploiter à 100% son potentiel. Ça va faire du bien à Bryan de changer d'horizon.

Bryan Dabo vu par Fabien Lefèvre, qui fut son coach en U15, U17, U19 et en réserve au Montpellier HSC (24 juin 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Fabien, tu es certainement l'entraîneur qui connaît le mieux Bryan Dabo pour l'avoir eu sous tes ordres au MHSC avec les U15, les U17, les U19 puis la réserve. Quelles sont ses principales caractéristiques ?
Bryan est un joueur vraiment complet, doté de grosses qualités physiques. A mon sens, depuis la génération des 90 - Belhanda, Cabella, Martin, etc - qui ont gagné la Gambardella, c'est le meilleur joueur qu'on ait formé à Montpellier. Il a un gros potentiel et c'est logique qu'il sorte pour rejoindre un club plus huppé et européen comme Saint-Etienne. Mais j'attends encore mieux de lui. Il a tellement de potentiel qu'il n'a pas encore donné la pleine mesure de son talent. En plus de ses qualités athlétiques, c'est un garçon très bon techniquement, à l'aise des deux pieds, excellent de la tête. Je le trouve également bon tactiquement car c'est quelqu'un d'intelligent. Bryan sent le foot. Quand tu possèdes autant de qualités, t'as un profil très intéressant et très recherché.

Quel est son poste préférentiel ?
Je l'avais mis au milieu de terrain en U17. Mais il était tellement au-dessus, tellement facile, que ce n'était pas toujours la sécurité au milieu. Pour qu'il se responsabilise et devienne vraiment très, très bon, je l'avais mis derrière en U19. Je me souviens qu'il avait le meilleur joueur de l'équipe lors des phases finales alors qu'il avait repris seulement quelques jours avant car il s'était fracturé la mâchoire au début du printemps. Alors qu'il ne s'était pas entraîné pendant deux ou trois mois à cause de cette blessure, il avait survolé les débats au poste de libero. Mais pour moi son poste de prédilection est au milieu de terrain. Il a un tel bagage et de telles facilités que tu peux le faire jouer devant la défense, dans les deux, relayeur un peu plus haut…

Sur quels points est-il perfectible ?
Il faut qu'il arrive à trouver de la maturité, de la régularité, non pas dans son jeu déjà très bon mais dans ses performances. Il maîtrise tellement qu'il est parfois un peu trop facile. Il doit encore mieux prendre conscience des exigences du très haut niveau pour ne pas avoir les sauts et les creux qu'il a pu avoir par le passé. Une fois qu'il aura trouvé cette constance, il va franchir un nouveau palier. Pour moi, c'est très, très fort. Bryan Dabo est vraiment un excellent joueur et une très bonne pioche pour Saint-Etienne. Je pense qu'il va faire beaucoup de bien au milieu de terrain stéphanois.

A quel joueur plus connu sur la scène internationale le comparerais-tu ?
Bryan me fait penser à Paul Pogba. Il est fort dans l'impact, il est capable de perforer des lignes, de se projeter vers l'avant. Il est facile techniquement et a prouvé notamment cette dernière saison qu'il avait le sens du but. Pour toutes ces raisons, je considère que Bryan évolue un peu dans le même registre que le milieu de terrain des Bleus et de la Juve. C'est le même profil de joueur. Moi je pense que Bryan va tout casser. Il a besoin de challenge, de se remettre en question. Je le sens bien à Sainté, je pense que là-bas il va être très, très bon. Il rejoint un club où il va y avoir de l'exigence, de l'attente, un public. Bryan a besoin de ça. Il est resté près de dix ans à Montpellier, c'était le petit du club. Il a franchi toutes les étapes. Mais il a désormais besoin de s'aguerrir dans un nouvel environnement.

Humainement, tu gardes un bon souvenir de lui ?
Oui, j'ai aimé travaillé avec Bryan. J'ai eu un bon contact avec lui, un bon feeling. J'ai apprécié ce jeune. J'aimais bien discuter avec lui. C'est quelqu'un de très intelligent. Bryan était brillant à l'école, il a d'ailleurs eu le bac avec un an d'avance, ce n'est pas rien, surtout dans le milieu du foot. J'ai le souvenir d'un garçon ouvert et agréable.

Bryan Dabo vu par Bruno Carotti, directeur sportif de Montpellier HSC (24 juin 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Que t'inspire le transfert de Bryan Dabo à Sainté ?
Bryan a suscité de la part de nombreux clubs un intérêt justifié car il a un gros potentiel et sort d'une saison très intéressante. On savait qu'on allait avoir pas mal de sollicitations. Des clubs étrangers se sont manifestés mais Bryan a choisi Saint-Etienne. Je lui souhaite bonne chance là-bas. C'est une nouvelle page qui s'ouvre pour lui après neuf ans passés chez nous. J'ai une affection particulière pour Sainté car j'y ai joué. Je vais suivre avec attention le parcours  de Bryan chez les Verts.

L'ASSE est un club fait pour lui ?
L'avenir le dira. Ce qui est sûr, c'est que ASSE est un club avec beaucoup de ferveur, un stade magnifique et des ambitions toujours hautes. Il y a beaucoup de points positifs pour s'épanouir à Saint-Etienne. Sainté, c'est attractif. Sainté, c'est le football. On va là-bas pour vivre le foot, connaître des grands moments dans le Chaudron. On y trouve de suite ce qu'on y avait cherché. L'adaptation se fait rapidement. Jespère et je pense que ce sera le cas pour Bryan.

Médiatiquement, Bryan donne l'image d'un joueur à l'aise et extraverti. Tu confirmes ?
Oui. Chacun a ses goûts vestimentaires ! (rires) Je le taquine un peu. Bryan est un garçon intelligent, il aime bien la musique. Il essaye un petit peu de s'échapper de ce monde-là pour s'y replonger à fond. C'est un garçon ouvert et curieux, capable d'avoir des discussions sur tous les sujets. Il va s'acclimater rapidement, je ne me fais pas de souci pour lui.

Quels sont ses principales caractéristiques de joueur ?
C'est un garçon assez complet. Bryan est un joueur athlétique, physiquement il a de grosses capacités. Mais il ne faut pas le réduire qu'à ça, techniquement, c'est bien aussi. Il a une faculté d'adaptation qui lui permet d'évoluer à différents postes. Son poste de prédilection, c'est à mon sens milieu défensif. Devant la défense à deux ou relayeur car il a cette capacité de se projeter vers l'avant.

Sa polyvalence est un atout ?
Oui. Il a été très surprenant arrière droit, il a joué un peu plus haut, il a joué dans le couloir, il a joué 6, il a joué 8… Il s'adapte avec bonheur à différents schémas de jeu. Il n'est pas maladroit devant le but. Quand il a la possibilité de jouer plus haut, il sait se montrer décisif. La saison dernière, il a quand même mis cinq buts ! Bryan a besoin d'un schéma où il puisse s'exprimer physiquement aussi. Si on le cantonne quelque part, ça peut être un peu restrictif pour lui. Il a besoin de bouger. Le système à trois de Saint-Etienne, ça peut être pas mal pour lui.

Dans quels domaines doit-il encore progresser ?
Il n'a pas de véritable lacune. Bryan doit cependant progresser dans la régularité. Ça a été un peu long à un moment donné pour s'imposer. Mais avec ses qualités physiques il peut devenir essentiel et s'affirmer davantage. C'est en jouant, en travaillant tactiquement avec Christophe Galtier et son staff qu'il pourra se révéler encore plus.

Bryan Dabo vu par Benjamin Stambouli, aujourd'hui au PSG, mais qui fut son coéquipier à Montpellier

"C'est vraiment un très bon joueur. Vous allez le constater par vous-même, il est doué et sympa, très chambreur. Je lui souhaite de réussir à l'ASSE. Sainté est un bon club, qui avait tenté de me recruter en 2014. J'avais eu des discussions avec Christophe Galtier il y a deux ans mais j'avais finalement signé à Tottenham."

Bryan Dabo en interview à So Foot en novembre 2015

"Comme tous les Marseillais, le rêve c'est de jouer pour l'OM. La première grande équipe que j'ai aimée, c'était celle de Didier Drogba qui est allée en finale de la Coupe UEFA 2004. Après, les champions d'Europe de 1993, je n'ai pas connu, car j'étais trop petit. Mes parents m'en ont parlé, des potes plus vieux aussi. Moi, j'ai grandi avec Drogba, Mido et même Camel Meriem. Je devais y aller cet été (ndp² : l’été 2015), c'est un club mythique en France. Alors forcément, cela me plairait un jour d'y aller.
Si tu viens de Marseille même ... toutes tes connaissances à proximité, tu es sollicité. Déjà, en règle générale, c'est compliqué de se concentrer totalement sur le foot, car un joueur pro est très sollicité, mais dans sa ville natale, qui plus est si c'est Marseille... Le contexte marseillais... Mais en même temps, quand tu signes à l'OM, c'est un choix, tu le sais en arrivant."

Bryan Dabo revient sur son expérience aux Blackburn Rovers de janvier à juin 2014 (So Foot de novembre 2015)

Bryan Dabo effectua un bref passage à Blackburn Rovers où il fut prêté six mois en janvier 2014. Il est alors international Espoirs mais n'a fait que 2 apparitions avec le Montpellier de Jean Fernandez en première partie de la saison 2014 : 

"En réalité, c'était une bonne expérience. Quand je suis arrivé, le coach a été honnête : j'étais en prêt de six mois, il devait y avoir 40 joueurs pros, et comme il n'y avait pas d'option d'achat à mon prêt, je n'étais pas sa priorité. Cela a quand même été une bonne expérience qui m'a aidé pour mon retour à Montpellier. Chaque week-end, je savais que je ne jouerais pas, alors je me donnais deux ou trois fois plus que les autres. Le plus important pour moi, c'étaient les semaines d'entraînement, j'avais déjà la tête à Montpellier. Je me disais que le travail consenti paierait. Donc quand je suis retourné à Montpellier, mon état d'esprit avait changé (...) L’ambiance en Angleterre n’a rien à voir ! Des derbys avec 30 ou 35 000 personnes dans le stade. Les gens crient à chaque ballon touché, les buts c'est la folie. Les matchs étaient retransmis sur les chaînes nationales. Et dans la vie quotidienne, tout le monde connaît les footballeurs, même les papys et mamies dans la rue te reconnaissent. Mais ils ne t'emmerdent pas, ils discutent et rigolent avec toi, c'est tout.

Leicester, c'était impressionnant, ils ont été premiers toute l'année (ndp² : en Championship, la L2 anglaise), donc le stade était plein. Il y avait aussi Burnley, car c'était un derby pour Blackburn. C'était magnifique, surtout que Burnley est un club historique qui est aussi monté cette année. Ce sont des stades au milieu des centres villes, que ce soit le Turf Moor de Burnley ou le stade Ewood Park de Blackburn. J'ai aussi été impressionné par Millwall dans la banlieue de Londres. Ils sont un peu plus virulents, avec une réputation de hooliganisme. À Millwall, Burnley ou Leicester, l'ambiance était différente, une sorte de football à l'ancienne. J'avais un peu l'impression de me voir dans le film Hooligans. On entendait souvent des insultes, les supporters étaient à fond derrière leur club pendant le match, puis une fois que c'est terminé, ils peuvent applaudir l'adversaire. Ce pays m'a marqué. C'est vraiment un pays de football."

Bryan Dabo et son éventuelle sélection nationale (So Foot de novembre 2015)

Bryan est d’origine Sénégalaise et Malienne par sa mère, Burkinabée par son père, mais il a joué en équipe de France Espoirs). Volet court mais particulièrement enrichissant quand on connaît les réticences de Galette sur les joueurs CANables :
"Le Mali et le Burkina Faso m'ont déjà approché, mais je leur ai dit que je n'étais pas prêt à choisir. J'ai besoin de me stabiliser, j'ai aussi besoin d'être certain que je ne pourrai jamais aller en équipe de France, car c'est ma priorité, et dans le foot, tout peut aller très vite. Mais c'est sûr que jouer une CAN ou une Coupe du monde, ce serait enrichissant. Si dans deux ans, je ne suis pas dans un très bon club européen ou français et que je n'ai aucune chance d'aller en équipe de France, je n'hésiterai pas à aller dans l'une de ces sélections africaines. Mais je ne veux pas faire un choix par dépit. Je dois être posé au niveau du club."

Bryan Dabo le judoka (So Foot de novembre 2015)

"J'ai été champion de France en pupille si je ne dis pas de bêtises. C'était une passion, j'ai commencé à 7-8 ans, je faisais foot et karaté en même temps. Avant d'arriver en préformation, j'ai gagné le championnat de France de karaté. Mais ensuite, j'ai dû faire un choix : soit c'était le football en préformation, soit le karaté en intégrant l'INSEP à Paris. J'ai choisi le foot, mais quand je rentrais sur Marseille, j'allais m'entraîner de temps en temps.
Cela m'a appris l'humilité, c'est ce qui prime dans cette discipline. Sur un tatami, tout le monde est égal. Tout dépend aussi du professeur, mais le mien enseignait le respect de soi et le respect des autres. Cela m'a aidé pour le football et pour la vie de tous les jours aussi. Que ce soit le contrôle de soi, l'utilisation des connaissances, la manière de se comporter avec les autres, mais aussi la manière d'appréhender les moments difficiles. On ne voit pas les difficultés du même œil, on se dit que cela va passer plutôt que de péter les plombs. Cela fait prendre du recul sur la vie en général.
Je casse les parapaings avec les pieds, il n'y a aucun problème. Je faisais des démonstrations, des katas, même si mon truc, c'était plus les combats. Je connaissais plusieurs dizaines de katas vu que je pratiquais depuis mes sept ans. Cela m'a appris à répéter les efforts maintes et maintes fois, même si je prenais plus de plaisir dans les combats. Quand j'ai arrêté le karaté, j'étais invaincu en compétition après une vingtaine de combats.
J'avais été approché par la Fédération pour intégrer l'INSEP si je poursuivais sur cette voie, mais je préférais le football... Je ne pense plus avoir d'aptitudes, je n'ai pas pratiqué depuis longtemps, donc je dois être rouillé. À 16-17 ans, j'étais encore pas mal.
J'étais seulement sur le karaté, mais c'est vrai qu'au CREPS, mon centre de préformation régional, il y avait des entraînements de taekwondo et j'aimais aller les voir s'entraîner car cela ressemble au karaté. J'ai donc probablement une attirance globale pour les arts martiaux. J'ai des amis judokas aussi... J'ai toujours aimé observé la pratique des arts martiaux, mais pas trop regarder les films de genre."

 

Bryan Dabo vu par Robert Nouzaret, ancien entraîneur des Verts et de Montpellier HSC (26 juin 2016) (Source : Poteaux Carrés)

"La première année où je l'ai vu, il m'a impressionné par sa puissance. Il jouait souvent sur les côtés. Il jouait juste, il jouait simple. Après, le staff montpelliérain s'est rendu compte qu'il avait une certaine polyvalence. C'est un gars qui peut jouer au milieu comme sur les côtés avec la même réussite. La polyvalence, on dit parfois que c'est une qualité mais on ça peut parfois être un défaut. Quand on te trimbale partout, tu risques de perdre des repères. Mais Bryan Dabo, lui, s'en est à peu près toujours bien sorti. Je suis surpris d'ailleurs que Montpellier s'en sépare, mais je pense que c'est une question de gros sous. En tout cas je pense que c'est une bonne pioche pour Saint-Etienne.

 Bryan Dabo n'a que 24 ans, c'est un gars encore jeune. Il a un bon état d'esprit. Il n'y a jamais eu de problème avec lui. En tout cas je n'ai jamais entendu d'histoire sur lui à l'intérieur ou à l'extérieur. C'est un gars simple. Même si Montpellier était un bon club pour lui, il en a peut-être un peu fait le tour. Rejoindre les Verts, c'est une belle opportunité et c'est toujours un peu impressionnant. Christophe Galtier compte l'utiliser comme milieu relayeur. Il sait ce dont son équipe a besoin. En fonction de la tactique qu'il souhaite mettre en place, Bryan Dabo sera certainement très utile au milieu. Si la participation des latéraux est plus restreinte, il vaut mieux l'utiliser au milieu compte tenu du potentiel et de l'envergure qu'il a.

 Bryan Dabo a un gros potentiel, à mon avis il est loin d'avoir atteint son maximum. Il est puissant, il a les deux pieds, il est bon de la tête, il est capable de centrer, de frapper. Il sait garder le ballon et jouer en une touche. Ça peut être un gars très dangereux sur le côté. Sa puissance lui permet d'évoluer comme un ailier. Il peut être un milieu de terrain très important non seulement pour récupérer le ballon mais aussi pour se projeter vers l'avant. Bryan Dabo évolue un peu dans le registre de Blaise Matuidi, il a une force de pénétration très intéressante."

Bryan Dabo vu par Baptiste Valette, ancien coéquipier durant 6 ans au Montpellier HSC (28 juin 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Sortant d'une belle saison à Virton hélas stoppée par une fracture du tibia contractée le 15 avril dernier, Baptiste Valette a joué pendant six ans aux côtés de Bryan Dabo au MHSC. Actuellement en rééducation à Capbreton, l'ancien gardien numéro 3 des Verts (de 2013 à 2015) a accepté de répondre à quelques questions sur la première recrue estivale du mercato stéphanois.

Peux-tu nous présenter le joueur Bryan Dabo ?
C'est un joueur athlétique qui gagne quasiment tous ses duels de la tête. Techniquement il est à l'aise, que ce soit du pied droit ou du pied gauche. C'est un joueur très complet qui met une bonne ambiance, qui est agréable. Franchement, je trouve que c'est une superbe recrue pour l'ASSE. Sa dernière saison à Montpellier a été très convaincante. Je pense que c'est un bon profil pour Sainté.

Tu nous confirmes que Bryan est un joueur polyvalent ?
Oui, il a occupé pas mal de postes différents avec les pros. Quand on jouait ensemble dans les équipes de jeunes à Montpellier, il jouait tantôt en défense centrale, tantôt en 6. Défenseur central, il est très bon car il est serein dans ses relances, techniquement il est propre. Dans les airs, c'est lui le patron ! Déjà en U15 je me souviens qu'il était au-dessus dans ce secteur. Il apprécie de jouer en 6 car il aime toucher beaucoup de ballons, il relance. Il va assez vite donc il aime se projeter vers l'avant.

Avec les pros, il a même joué à d'autres postes.
Oui, il a joué à tous les postes Bryan ! Arrière droit, arrière gauche, défenseur central, en 6, en 8, en 10, ailier droit... Je crois qu'il n'a pas encore joué à mon poste mais ça ne saurait tarder ! Il pourrait être pas mal dans les buts, il a de l'envergure. De là à menacer Stéphane Ruffier et Jessy Moulin... Ça va être compliqué quand même ! Je ne pense pas qu'on le verra faire du spécifique avec Fabrice Grange.

Christophe Galtier envisage de faire jouer Bryan en 8.
Je pense qu'il sera précieux et performant à ce poste. Il n'y a pas de joueur ayant son profil dans l'effectif actuel de l'ASSE. Dans le style de jeu, Bryan me fait un peu penser à Josuha Guilavogui. Ils ont d'ailleurs une certaine ressemblance physique. Ils sont grands, élancés, fin techniquement. Je pense que le coach va utiliser Bryan comme il utilisait Josuha, dans le même schéma. Ce serait bien.

Bryan doit bien avoir des points faibles, non ?
Parfois, il peut avoir pendant un match des moments d'inattention, des petites sautes de concentration. Bryan a un fort caractère, il est très, très sûr de lui. C'est ce qui a fait sa force, on le sait. Mais parfois, être trop sûr de soi, ça peut jouer des tours. Mais pour moi, il y a eu un déclic dans sa vie : la naissance de son fils il y a deux ans. Il a pris des responsabilités. Je m'en suis rendu compte car Bryan est l'un de mes amis, je le côtoie en dehors du foot. Sa paternité l'a changé, sur le terrain comme en dehors. J'ai l'impression qu'il a pris du plomb dans la tête. Du coup il fait de meilleurs choix, prend moins de risques inconsidérés. C'était à mon sens son seul défaut. C'est un très bon joueur de foot.

Humainement, comment décrirais-tu Bryan ?
C'est un mec qui prend la vie du bon côté.

Quelles sont ses autres qualités ?
Bryan est quelqu'un de très intelligent, hyper instruit, on peut parler de tout avec lui. Il est chambreur. C'est vraiment quelqu'un que j'apprécie. On a vécu plein de choses ensemble à Montpellier. J'ai gardé contact avec lui quand je suis parti à Sainté et que lui était encore à Montpellier. On est resté en relations quand bien même j'évolue désormais en Belgique. Deux jours avant sa signature, on était ensemble au mariage d'un ami commun. Je pense qu'il va bien se fondre dans le groupe stéphanois. J'ai vu quel genre de personnes le coach Galtier recrutait, c'est tout le temps de bonnes personnes. Bryan sera très bien dans ce groupe.

On imagine qu'il t'a posé pas mal de questions sur Sainté !
Ah oui, on a plus que parlé ! Je lui ai tout dit (rires) Je lui ai parlé du club, de la ville, de la région. Forcément mon expérience l'intéressait car j'ai comme lui été amené à quitter Montpellier pour Sainté il y a trois ans. Comme Bryan cherche à se loger, je lui ai donné quelques conseils. Moi quand je suis arrivé ici j'avais un peur de la neige, je craignais de ne pas pouvoir venir à l'entraînement en cas de mauvais temps. Du coup j'ai habité à l'Etrat et à Saint-Priest-en-Jarez. Bryan cherche quelque chose d'assez grand, je lui ai donc cité des endroits où la plupart des joueurs vivent : Veauche, Andrézieux, Saint-Héand, Saint-Galmier, Chamboeuf, etc.

Tu l'as prévenu que le climat était plus rude dans le Forez que dans l'Hérault ?
Je lui ai dit que la ville et le climat allaient le changer de Montpellier. J'ai précisé qu'à Sainté il y a moins de soleil mais les gens amènent la chaleur. Je lui ai dit que les gens sont gentils et qu'il allait retrouver également la chaleur dans le stade. Moi je n'ai pas eu la chance d'y jouer. Lui va jouer dans le Geoffroy-Guichard. Il a hâte d'évoluer dans un Chaudron en feu. On sait que Sainté vit beaucoup du football, ça l'intéresse et ça va lui plaire. Cette année je vais essayer de le voir jouer. Je vais essayer de redescendre à Sainté d'autant plus que j'ai de la famille là-bas.

T'avait-il parlé de son attirance pour Sainté bien avant votre très récente discussion de ce début d'été ?
On en a discuté tout récemment quand c'était sûr que ça allait se faire mais pas avant. J'ai beaucoup d'amis maintenant dans le monde du foot et je constate que le mercato est un sujet sinon tabou en tout cas sur lequel on ne souhaite pas trop se prononcer. Tant que rien n'est signé, généralement on n'en parle pas trop. Moi, étant footeux aussi, je sais que ça me dérange quand on insiste à me demander où je vais aller. Du coup je ne pose pas ce genre de questions quand j'échange avec d'autres joueurs.

L'ASSE : un tremplin pour Dabo (7 août 2016) (Source : Poteaux Carrés)

L'Equipe du jour publie aujourd'hui une intéressante interview de Bryan Dabo. Extraits.

 "Je ne voulais pas griller d'étape en allant trop tôt en Angleterre. Connaître une expérience en Premier League, oui ailleurs à l'étranger, après avoir fait deux ou trois très bonnes années à Sainté, cela me paraît plus sage. L'ASSE peut me permettre d'acquérir un très gros bagage et d'espérer atterrir plus tard dans des clubs anglais plus importants que ceux que j'aurais pu rejoindre cet été. quitte à faire maintenant une croix sur 50 000 ou 100 000 euros à la fin du mois. Je ne ne voulais pas privilégier l'aspect financier.

 Cela fait maintenant quatre ans que l'ASSE est dans le top 6 français et cette régularité n'est pas négligeable. Après, quand on observe la trajectoire des joueurs qui sont partis de Saint-Etienne, on comprend à quel point ce club est un vrai tremplin. Je parle de Dimitri Payet, Pierre-Emerick Aubameyang, Kurt Zouma, Faouzi Ghoulam... Ce sont des joueurs qui ont rejoint des top clubs européens. A côté de ça, il y a cette culture des supporters qui ne lâchent jamais leur équipe.

 Dans le travail que nous propose le coach depuis le début de la préparation, il y a une forte demande de jeu vers l'avant, quitte à exagérer à l'entraînement. Avec des courses vers l'avant, du mouvement, des jeux à trois, des renversements. Il a horreur des passes vers l'arrière. Maintenant, les choses ne se mettent pas en place par magie. Il va forcément nous falloir un peu de temps. A chaque entraînement, le coach ne me lâche pas. Mes coéquipiers me chambrent et me disent de l'appeler papa parce qu'il est vraiment très à cheval avec moi sur certaines choses. J'ai la chance d'évoluer sous les ordres d'un entraîneur qui me pousse."

Bryan Dabo et la musique (14 octobre 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition du mensuel Onze Mondial, Bryan Dabo parle de sa passion pour la musique.

 "Quand j'étais petit, ma mère écoutait beaucoup de Michael Jackson, de Marvin Gaye, beaucoup de chanteurs africains aussi avec Manu Dibango, Salif Keita... J'ai commencé aussi à écouter du jazz avec mon père et à partir du centre de formation, j'ai vraiment commencé à écouter de tout : salsa, jazz, bossa nova, rap, rock... En fait, il n'y a que le hard rock que je n'écoutais pas.

 Il y a vraiment trois styles que je me suis appropriés : le rap, Tupac, Biggie, Jay Z; le jazz à tendance soul avec beaucoup de George Benson, Donny Hathaway; et j'étais très branché salsa aussi avec des artistes sud-américains comme Michel Camilo et un groupe qui s'appelle Africando, le plus grand groupe de salsa du monde. C'est mon père qui me l'a fait découvrir. Le premier album que j'ai acheté, c'est Affirmation, de George Benson.

Quand on écoute beaucoup de musique jeune, on se construit un beau patrimoine musical. J'ai acheté un livre de solfège et j'ai appris à jouer tout seul. Mon oreille s'est développée assez vite même si j'avais des facilités. J'ai beaucoup joué, j'étais vraiment un acharné, je ne comptais pas les heures. 

Après l'entraînement, après la sieste, je jouais de 18h00 à 20h30. Mais pour la petite histoire, je suis beaucoup plus fort à la basse qu'à la guitare ou au piano. Tout ça s'est fait naturellement. Il y a un peu de talent mais surtout beaucoup de travail. Un jour, j'ai voulu prendre des cours de piano, le prof m'a dit que je n'en avais pas besoin, que je savais déjà beaucoup de choses mais que je ne savais juste pas comment ça s'appelait. 

Avant, j'écoutais énormément Eternel Recommencement de Youssoupha avant les matches. En balade, quand je suis tranquille, c'est toujours Donny Hathaway ou D'Angelo. En ce moment, dans mon casque, y'a de la salsa. Et Snarky Puppy, le meilleur groupe du monde."

Bryan Dabo a bien intégré le derby (26 octobre 2016) (Source : Poteaux Carrés)

Dans une interview accordée à Madeinfoot, Bryan Dabo décrit comment il a vécu le derby. Extraits.

 "Je pense avoir fait un gros match. Je savais que cette rencontre tient à coeur aux Stéphanois. Il fallait sortir un gros match, on avait beaucoup de blessés à ce moment-là… C’est un match que j’ai bien vécu et j’espère en connaître d’autres. On ne demande que ça ! Et puis on ne va pas se mentir, tu as beau être le plus grand compétiteur du monde, à Saint-Etienne, tu auras toujours un supplément d'âme face à Lyon par rapport aux 18 autres équipes du championnat. Saint-Etienne-Lyon, c’est le derby, un truc historique. Je me suis mis ça dans la peau et j’ai joué sans réfléchir, sans me prendre la tête.

 La ferveur de nos supporters la veille du derby, ça m’a surpris. Je n’avais pas l’habitude de voir autant de ferveur autour d’un club. J’étais choqué. Pourtant, je savais qu’il y avait un public exceptionnel à Saint-Etienne. On m’avait prévenu, en plus. On m’avait dit "tu vas voir, le derby…" Mais là, c’était grave hein ! (rires) Ici à Saint-Etienne, les gens sont à fond derrière les Verts. Même les gens qui ne suivent pas le foot sont au courant de nos résultats, qu’on gagne ou qu’on perde. J’ai vraiment été agréablement surpris. Je ne m’attendais pas à autant de ferveur."

Bryan Dabo en manque de temps de jeu : les explications de Christophe Galtier (26 octobre 2016) (Source : Poteaux Carrés)
Dans la dernière édition du Progrès, Christophe Galtier explique pourquoi Bryan Dabo n'a pas plus de temps de jeu. Extraits.

 "Peut-être n’avait-il pas mesuré l’écart qu’il y avait entre jouer une fois par semaine avec Montpellier et enchaîner des matches dans un club comme Saint-Etienne. Il a pu, non pas se laisser aller, mais penser que les choses allaient être beaucoup plus simples pour lui. Il est confronté à une rude concurrence et comme les matches s’enchaînent, il y a peu d’entraînements. Quand on fait appel à un joueur dans une série de matches, la difficulté pour lui est d’être bon tout de suite. Il n’y a pas de temps pour dire : le prochain match, je serai mieux. Ça demande que dans le peu de séances d’entraînement que l’on a, il en fasse beaucoup. C’est une question d’exigence vis-à-vis de lui-même car il doit exister dans notre milieu de terrain, c’est évident."

Bryan Dabo fait le point sur sa saison 2016-2017 et envisage la saison 2017-2018 (26 juillet 2017) (Source : Poteaux Carrés)

"Ce qui passé la saison dernière ? On ne saura jamais vraiment le pourquoi du comment. La seule vérité, c’est le terrain. Je n’ai pas pu prouver que je méritais de jouer. Les circonstances ont fait que j'ai joué à plusieurs postes. J’ai dépanné sans broncher parce que ça me paraissait naturel. Petit à petit, j’ai été écarté. Mais je n’ai aucune rancune envers quiconque. Je me focalise sur la nouvelle saison. J’étais serein parce que je savais que ça n’allait pas rester en l’état. Dans ce genre de situation, il n’y a qu’avec le travail qu’on avance. Alors, je n’allais pas m’enfermer dans un truc du genre : "Le coach ne m’aime pas, le club ne m’aime pas, mes coéquipiers ne m’aiment pas". Car c’était absolument faux. Vu la préparation que je suis en train de faire, ça va payer.

 L'idée de partir ne m'a pas traversé l'esprit une seconde. Je lisais que Bryan Dabo était indésirable ou en instance de départ, ça me faisait rigoler. Je savais que c’était faux. Là, j’effectue une bonne préparation, ça va le faire. Quand on est bien dans la vie, dans la tête, dans le groupe, ça se traduit sur le terrain. On travaille bien. J’ai la chance en plus que le coach me parle bien avec ses adjoints. Le coach me pousse, me dit ce qu’il attend de moi. Oscar Garcia aime beaucoup qu’on ait la balle, que son équipe soit en place tactiquement et que lorsqu’on perd le ballon, on le récupère rapidement. Qu’on mette de l’intensité au pressing, que l’on fasse beaucoup d’efforts. Si je suis en mesure de le faire comme lors des matches amicaux, je n’aurai pas de problème à m’imposer."

Bryan Dabo savoure son début de saison 2017-2018 (31 août 2017) (Source : Poteaux Carrés)
Bénéficiant cette saison de la confiance de son entraîneur, Bryan Dabo savoure dans Le Progrès du jour son début de championnat réussi... et les quelques jours de repos qui se profilent.

 "Cette semaine on a fait beaucoup de travail tactique, physique aussi. C’est psychologique, pendant les semaines de trêve, on est plus fatigué que lorsqu’il y a des matches. On a trois jours de repos pour récupérer àa la fin de la semaine, ça va nous faire du bien. Je suis très heureux de mon début de saison et espère continuer sur cette lancée.
 
Le coach et son staff me parlent beaucoup. Avec Oscar Garcia, on a une relation très professionnelle. Il n’apporte pas forcément d’importance à tout ce qui est extra-sportif et fait vraiment confiance. On est des grands garçons, on doit avoir un comportement irréprochable. Tout ce qui intéresse le coach, c’est le foot. Le matin, quand il arrive, il va directement sur le terrain pour nous attendre.

 Cette année, tout le monde se lâche. Il faut faire attention car, quand tout va bien, la chute peut faire très mal. Dans le groupe, il y a quelques joueurs d’expérience. Il y a des petits rappels à l’ordre pour ne pas qu’on s’enflamme trop vite. Depuis le début de l’année, ça n’a jamais été le cas. On a fait attention sur les retours qu’on a envoyés après les rencontres. On est conscient que, d’un match à l’autre, l’opinion publique peut changer."