Données de septembre 2014

Fabien LEMOINE

Né le  16/03/1987 A Fougères (35)
Taille: 1,75 m Poids: 68 kg Nationalité: Français

Poste

Milieu de terrain défensif

Au club depuis:  10 août 2011 (Contrat de 4 ans). Contrat prolongé jusqu'en 2017 en novembre 2013. Contrat prolongé jusqu'en 2018 le 21 avril 2015.
Premier match en L1: 
Rennes-Marseille : 3-1 le 13/01/2008
Clubs précédents: 
Rennes
Palmarès: 
Champion de France des réserves professionnelles avec Rennes en 2007
                   
Finaliste de la Coupe de France 2009 (Rennes)
                Coupe de la Ligue 2013 (ASSE)
Nombre de matches en L1:  202
Buts:
 4
Sélections : Équipe de France Espoirs (1 sélection en 2008)
A lire :   L'arrivée de Lemoine à l'ASSE    
               Fabien Lemoine va retrouver Rennes (23 octobre 2012)     
              
Fabien Lemoine en Vert jusqu'en 2017  (novembre 2013)  
               Fabien Lemoine en Vert jusqu'en 2018  (21 avril 2015)        
               Les confidences de Fabien Lemoine (juin 2015)
Seul membre de l’effectif professionnel rennais né en Ille-et-Vilaine, Fabien Lemoine a fait ses classes d'abord à Saint-Étienne-en-Coglès puis à Fougères avant d'intégrer les équipes de jeunes du Stade Rennais. Milieu de terrain défensif doté d’un bon sens du jeu vers l’avant, il obtient en avril 2007 un premier contrat professionnel d'une année (avec option pour deux autres) avec le club breton. Peu utilisé en début de saison 2007-2008, il est lancé par Guy Lacombe qui en fait un titulaire indiscutable, reléguant Étienne Didot et Bruno Cheyrou sur le banc. Il fait ses débuts en Ligue 1 le 13 janvier 2008 face à l'Olympique de Marseille (victoire 3-1). Il confirme par la suite l'étendue de ses qualités, devenant l'un des hommes de base du collectif breton, et se voit logiquement proposer une prolongation de contrat jusqu'en 2011 par les dirigeants rennais. Le 4 juin 2009, il signe une prolongation de contrat de deux ans. Le 14 août 2010, lors d'un match de championnat face à Nancy, il est gravement blessé, suite à un choc très violent avec le défenseur lorrain Reynald Lemaître, souffrant de plusieurs fractures du rein droit. Cinq jours plus tard, il subit une ablation de son rein pour prévenir des risques d'infection. Il effectue son retour lors de la 18e journée de Ligue 1 face à Valenciennes le 18 décembre 2010. Trois minutes après son entrée en jeu, il délivre une passe décisive à Jean-Armel Kana-Biyik qui marque le seul but du match.
Au début de cette saison 2011-2012, Fabien Lemoine, se cherchant un nouveau challenge et n'étant pas certain de retrouver une place de titulaire au sein du Stade Rennais,  s’engage en faveur des Verts pour quatre saisons. La panoplie de milieu de terrain de Fabien Lemoine a séduit le staff et les dirigeants stéphanois. Ses qualités de harceleur, de passeur de précision et de tireur de coups de pied arrêtés renforceront l’entrejeu stéphanois. A ses aptitudes à répéter les efforts, le néo-Stéphanois associe un atout supplémentaire : sa capacité à se projeter vite vers l'avant !
Ce mercredi 10 août 2011, après avoir paraphé son contrat en faveur de l’ASSE, Fabien Lemoine a affiché sa grande satisfaction : «Le projet sportif de l’ASSE, que m’a présenté Christophe Galtier, m’a séduit. J’ai ressenti une réelle volonté de l’entraineur et des dirigeants pour que je rejoigne Saint-Etienne. La décision a été facile à prendre pour moi» a confié le néo-Stéphanois qui a une pensée pour son ancien club formateur : «C’était ma onzième année au Stade Rennais. J’ai un petit pincement au cœur au moment de quitter ma seconde famille. Mais, à partir d’un certain âge, cela fait du bien de quitter son cocon. Aujourd’hui, je suis stéphanois avec la volonté de m’imposer dans un club ambitieux. J’en suis ravi.»

 

 
Saison Club Joués Buts Coupes Europe
1993-1999 FC Stéphanais-Briçois         
1999-2000 AGL Fougères         
2000-2002 Centre de Formation de Ploufragan         
2002-2006 Centre de Formation de Rennes         
2006-2007 Rennes B (CFA)  33 2    
2007-2008 Rennes (L1)  18 1    
2008-2009 Rennes (L1)  38 0   C3 : 2 m, 0 b
2009-2010 Rennes (L1)  31 0    
2010-2011 Rennes (L1)  18 0    
2011- 2012 ASSE (L1) Le 10 août 2011 27 0    
2012- 2013 ASSE (L1)  35 1 6 m  
2013- 2014 ASSE (L1)  35 2 2 m C3 : 3 m, 0 b

Les confidences de Fabien Lemoine (14 février 2015)

Fabien Lemoine s'est confié à Libération avant de retrouver le terrain après-demain à Chaban-Delmas. Extraits.

 "Après une défaite, je n'arrive pas à faire la part des choses, ou pas bien. Je m'isole, je joue à la console. C'est d'autant moins facile que ma femme me parle du match : "Tu n'as pas fait ci, tu as manqué ça..." Ma femme connaît le foot, le nombre de ballons que je perds, les zones où il ne faut surtout pas les perdre. Je l'écoute par respect. Après, j'aime autant la franchise. Je ne comprendrais pas qu'on me la fasse à l'envers. 

(...)

A Rennes, je suis entré dans le monde pro par la petite porte. J'ai signé un contrat pro d'un an plus deux en option, à 20 ans, alors que ceux qui se voyaient proposer trois ans direct terminaient tout juste leur première année de CFA à 19 ans. Mais quand Guy Lacombe m'a donné ma chance en L1, je n'ai pas eu de mal à m'adapter. Je me suis dit qu'à mon poste de milieu, c'était moins dur que la CFA. On y est moins pressé par l'adversaire, c'est moins physique. En L1, c'est l'enfer dans les trente derniers mètres, ça va à une vitesse ! Mais dans l'entrejeu, tu as plus de temps.

(...)

Sur les ballons hauts, de face, ça va. Mais de côté, je me tournais parfois pour me protéger le rein qui me reste : au pire je risquais un coup dans le dos. Cela m'arrive rarement, plus à l'entraînement qu'en match, d'ailleurs, mais il y a des fois où ça revient comme un réflexe. Je me rappelle une fois où j'ai senti arriver Mamadou Sakho comme ça, un peu de biais.  Quand je suis revenu de ma grave blessure, j'ai moins joué. Quand t'entends pour la énième fois "tu es bien dans les petits périmètres mais moins à l'aise quand il faut courir dans les espaces", ça fout les boules. Je voulais l'équité, rien d'autre. J'ai eu l'impression que cette histoire de rein avait bon dos. Après, peut-être que je me trompais. Les matches que je fais depuis que je suis à Sainté, je ne les faisais pas à l'époque.

(...)

Le jour où tu arrives dans un nouveau club est un moment délicat. A Saint-Etienne, j'ai retrouvé Carlos Bocanegra avec qui j'avais joué à Rennes. Il est venu me chercher au centre et m'a invité à manger, un truc que nous n'avions jamais fait dans notre club précédent. Moi, l'anglais, pour tout vous dire... Dans le contexte, c'était une attention particulière. A Saint-Etienne, on doit dégager une image positive. Si je suis sous le casque, je n'entends pas le gamin crier en sortant, et je ne le lui fait pas le sourire et le petit geste de la main. Or, ce geste, le gamin rentre chez lui avec."

Les confidences de Fabien Lemoine (So Foot de mai 2015)

Dans sa dernière édition, le mensuel So Foot consacre un reportage de trois pages à Fabien Lemoine intitulé "Anatomie du gris". Le joueur revient sur son enfance, son ablation du rein et son retour à la vie, après avoir vu la mort:

 "Je viens de la campagne, j'ai grandi dans un cadre rural. J'avais mon tracteur à pédales, je mettais des trucs dans ma remorque... Jusqu'à sept ou huit ans, je rêvais d'être agriculteur pour bosser avec des machines. [...] Je racontais à ma femme que pendant mon intervention, j'ai vu des gens décédés, dans mon subconscient, qui m'ont parlé. Je ne crois pas que cela soit un hasard que des gens ayant compté pour mon épouse m'aient dit des choses importantes.

 Je me disais "tu ne vas pas prendre de risques alors qu'il y a des gens autour de toi, tu ne vas pas mourir sur le terrain alors que tu as une femme et des enfants." [...] Mais au final, je me suis dit "tu as été poissard une fois, ce serait un comble de prendre un choc de l'autre côté !" [...] Les gens de l'hôpital m'ont dit 'on va vous emmener en fauteuil roulant', j'ai refusé, j'ai dit que j'allais marcher. Pour avoir l'impression de progresser, de le montrer à mes proches. Il s'agit de moments vraiment difficiles mais revoir ma fille c'était extraordinaire, et j'étais fier de moi, d'avoir pu marcher 10 ou 15 mètres à l'aide d'un déambulateur.

 Pascal Dupraz m'a dit "hier soir, on pensait que tu avais des valeurs..." puis un truc qui signifiait en gros "tu n'es qu'une merde, tu es comme la plupart des footballeurs, sensible à l'appât du gain". Il ne connaissait pas toute l'histoire. [...] Je lui ai dit [ndlr: à Pascal Trottignon, président d'Evian] "je ne sais pas si vous savez, mais il y a un an justement, j'ai failli crever. Saint-Etienne c'est un transfert définitif, ils me proposent de signer pour 4 ans alors que chez vous c'est un prêt d'un an. C'est incomparable. Je vais là où l'on me propose le meilleur projet sportif et aussi là où l'on m'offre la meilleure sécurité de l'emploi.'"

Lemoine évoque sa blessure dans "Aujourd'hui en France" (28 juillet 2015)

Fabien Lemoine revient une énième fois sur sa grave blessure du 14 août 2010 dans la dernière édition du quotidien Aujourd'hui en France. Extraits. 

"Sur le coup, j'ai l'impression d'asphyxier, je ne peux plus respirer du tout. Là, je panique vraiment. Ensuite, c'est interminable entre l'arrivée au vestiaire et le transfert à l'hôpital. Je suis un peu un miraculé vu par où je suis passé. Cette histoire, ça a été chaud d'un bout à l'autre, parce que j'ai eu aussi une pneumopathie des deux poumons juste après l'opération. Avant de repenser au football, dans un premier temps, j'étais content d'en sortir indemne. J'étais quand même conscient. pour moi, la mort, ce n'est pas ça. 

Au début, les médecins ne parlaient pas de mon retour sur les terrains, ils voulaient d'abord me sortir de la merde. On a commencé à discuter quand  l'infection des poumons a été stabilisée et que je pouvais respirer seul. Jamais on ne m'a dit "c'est fini Monsieur Lemoine, vous ne rejouerez pas au football." Je ne me suis pas trop inquiété sur ce plan-là. L'urologue m'a dit qu'il faudrait du temps mais qu'il n'y aurait pas de contrainte. L'ablation d'un rein, ce n'est pas une maladie avec un traitement derrière, c'est un accident. Ça casse, on enlève, point barre.

 Cinq mois après ma blessure, je suis entré à la 90ème minute et j'ai frappé le corner qui a amené le victoire du Stade Rennais. C'était le bonheur ultime. On me prédisait un an d'arrêt et j'étais là, avec ce scénario parfait. Même si j'ai gagné depuis la Coupe de la Ligue avec Sainté, ça reste sur le plan personnel le plus beau moment de ma carrière. Je n'ai pas changé mon style de jeu, engagé et hargneux. C'est mon registre. Si je n'ai pas ça, je ne suis pas le même joueur. J'en ai absolument besoin pour exister. Je ne peux pas y aller à 80%. Il m'arrive seulement dans de rares situations, très similaires à la blessure, d'y penser et de sentir un frein.

 Le volume de l'autre rein augmente au fil du temps et prend le relais. Je ne ressens aucun manque, que ce soit sur la récupération ou en tant que filtre. J'ai la même vie qu'avant. J'essaie de moins me prendre la tête et de toujours avancer. Ça aurait pu s'arrêter là. Et puis je n'ai pas de diplôme, j'aurais pu arrêter ma carrière à 23 ans. Il faut voir la réalité en face, ça n'aurait pas été une bonne nouvelle... Je pense davantage à l'avenir, parfois trop."

Le blues de Fabien Lemoine (28 avril 2016)

Dans l'édition du Progrès du 28 avril 2016, Fabien Lemoine évoque la fin de saison, répond aux critiques de Roro avant d'évoquer un retour au Stade Rennais. Extraits.

 "Je signe pour la 4e place, ce serait très beau. Il ne faut pas oublier qu’on est allé plus loin en Ligue Europa. Avec notre fond de jeu, si on arrive à finir 4e , cela voudra dire qu’on a vraiment été efficace. Mis à part contre Dnipro à domicile, il n’y a eu aucun match où on a été tranquille et on a survolé les débats. Cela a toujours été 90 minutes à bloc et cela pendant onze mois. À un moment donné, ça use. La liste noire, les petites tensions avec le public, la liste des joueurs en fin de cycle…Ce fut une saison éprouvante et mouvementée.

 Avec Jérémy et Renaud, on a rencontré le président. On était trois à être visés par sa déclaration. Cela n’arrive pas forcément au bon moment puisqu’il reste trois matchs mais c’est bien d’en discuter. J’aurais préféré que cela se passe en interne et qu’on en discute tous les deux si le président avait des choses à me dire. Je suis lucide sur ma saison. On est tous conscients que le milieu de terrain a été moins bon que les années précédentes. Mais est-ce que c’est seulement le milieu de terrain ? C’est aussi une question d’équilibre d’équipe.

 Est-ce que c’est seulement purement footballistique ? Est-ce que je suis fracassé, je n’ai plus le niveau et je suis fini pour le football ? Je n’ai pas eu de préparation pour la deuxième année consécutive. À un moment donné, j’ai trouvé que je revenais bien et je me suis blessé à nouveau. Dans ma vie, j’ai aussi connu des passages compliqués. C’est difficile de faire la part des choses. Ce qui se passe au boulot rejaillit dans ma vie personnelle et vice-versa. Mais je ne me cache pas derrière cela. Je me suis toujours battu pour l’équipe.

 Il y a deux ans, j'ai failli retourner à Rennes. Parfois, le train passe une fois, pas deux. Je ne cache pas que cela me ferait plaisir de retourner là-bas. J’ai été très bien accueilli à Saint-Etienne, j’ai passé de super moments. Ma carrière est montée en intensité. Mais là-haut, ça me manque. Même si je suis un peu "vieillissant", je n’ai que 29 ans, il me reste encore quelques années. J’ai deux ans de contrat. On verra. Il y a d’abord une belle fin de saison à vivre. Après, il sera intéressant de faire le point pendant les vacances."

Fabien Lemoine a failli partir en fin de mercato (14 septembre 2016)

Fabien Lemoine est resté et il est motivé, comme l'atteste son entretien paru aujourd'hui (14 septembre 2016) dans Le Progrès. Extraits.

 "Dans les dernières heures du mercato, Lorient m'a proposé un contrat longue durée, une aventure nouvelle avec un projet et un retour chez moi. Cela ne laisse pas indifférent. Il y a eu des discussions entre nous, avec les dirigeants, le coach. On a bien échangé. Des choix ont été faits de part et d’autre. Moi, je respecte tout ce qui s’est passé. Je suis resté ici et je ne suis pas du tout déçu de cette issue. Je suis même extrêmement motivé. J’ai envie de jouer le plus de matchs possibles. Je vais donner le maximum pour qu’on remplisse les objectifs. Il n’y a pas de regrets, pas de frustration particulière. Je n’étais pas du tout satisfait de ce que j’avais pu faire la saison dernièreJe suis revenu à bloc. Je pense que je suis mieux que l’an passé, c’est une certitude. Je suis en train de me retrouver. De ce côté-là, je suis vraiment content. Dans le groupe, aussi, je suis un mec épanoui. Cela fait plaisir."

La nostalgie de Fabien Lemoine  (Poteaux carrés 29 janvier 2017)

Sans langue de bois, Fabien Lemoine se confie aujourd'hui dans l'Equipe. Extraits.

 "Après être resté trois mois sans jouer, je comble un manque. Celui du terrain, du jeu, de la compétition. J'ai aussi un challenge à relever pour retrouver une place importante. Si j'ai des repères dans le club, je n'en ai pas beaucoup dans le groupe, surtout dans mon secteur de jeu. Il a été renouvelé à 100%. Je suis le dernier ancien au milieu. Je serais parti à Lorient, mais le timing n'était pas bon, c'était le dernier jour du mercato estival. Je n'étais pas le décideur unique et je n'ai pas l'habitude d'aller au clash.

 Cette saison il manque du liant, de relation entre les joueurs, car il y a eu beaucoup de nouveaux. Il y a aussi la barrière de la langue. On ne fête plus le nouvel an tous ensemble. Cette année, il y avait entraînement le lendemain, mais on aurait été beaucoup moins nombreux, c'est sûr. Il y a moins d'affinités entre nous. L'affaire de la liste noire et les critiques du président sur le milieu de terrain vieillissant, ça a peut-être mis un coup derrière la tête à beaucoup.

 On a été si proches et si bien ensemble qu'inconsciemment on n'avait pas envie de se dire que l'époque de la Coupe de la Ligue était terminée. On a commencé un truc en 2011. On a vécu - et ça s'est vu sur le terrain - des années de folie. On déconnait et, une fois à l'échauffement, on se mettait en mode commando. On se sentait forts. Le club recrute désormais plus jeune car il y a une valeur marchande derrière. Nous, on savait qu'on n'irait pas à Manchester ou à Arsenal. Notre projet commun consistait donc à réussir un gros truc à Saint-Etienne.

 Les jeunes sont de bons gars mais leur approche est différente. Ils veulent décrocher un transfert à 40 M€. Je ne suis pas nostalgique des Verts de mes débuts, mais si je pouvais retourner à l'époque de la Coupe de la Ligue, je signe de suite. Notre groupe était exceptionnel. Il y avait un noyau dur de malades. Nous étions, par exemple, douze à jouer au tarot. Même Alonso et Brandao. Lui, il kiffait. Sainté, ça a été des moments inoubliables comme le 3-0 dans le derby, la Coupe de la Ligue. Ce sera dur de gagner le prochain derby ou de gagner la Coupe de France.

 Nous, on grandit petit à petit. D'autres, c'est à vitesse grand V. Quand tu as de l'argent, c'est plus facile d'avoir onze phénomènes. On doit vraiment s'appuyer sur nos valeurs et arrêter de se prendre la tête. A trop se dire : ne serait-il pas préférable de jouer comme les grosses équipes ? Et si je rate un ballon, vais-je me prendre 25 000 personnes sur la gueule ? On réfléchit à l'envers. On veut titiller les cinq premiers et ça fait six mois qu'on ne le fait pas. On ne sera pas favoris dans les prochains matches. Il faut débrancher les fils, jouer à bloc, avec plus d'initiatives personnelles, et après on verra !"