Données d'août 2015

Kevin MALCUIT

Né le  31/07/1991 A Chatenay-Malabry (Yvelines)
Taille: 1,82 m Poids: 71 kg Nationalité: Français

Poste

Défenseur latéral droit 

Au club depuis:  28 août 2015 (Contrat de 4 ans)
Premier match en L1: 
Monaco-Toulouse : (0-0) le 18/09/2010 
Clubs précédents: Monaco, Vannes, Fréjus, Niort
Palmarès: 
   
                                     
Nombre de matches en L1: 1    
Buts en L1 :
 0     
Sélections : 
A lire :   L'arrivée de Kevin Malcuit à l'ASSE   
               L'actualité vue par Kevin Malcuit (octobre 2016)

Son portrait sur Onzeo 
              

Kévin (dont le frère Samir est également footballeur) est formé à l'AS Monaco à compter de 2008, puis signe en 2011 son premier contrat professionnel avec le club de la Principauté. En janvier 2012, il est prêté au Vannes OC, avant de rejoindre Fréjus Saint-Raphaël en National durant deux saisons.

En janvier 2014, il signe à Niort en Ligue 2. Il dispute une quarantaine de match sous le maillot niortais. Il sera élu meilleur Latéral droit de Ligue 2 lors de l'exercice 2014/2015.

Le 28 août 2015,il signe en faveur de l'ASSE pour une durée de 4 ans. Kévin porte le numéro 25.

Saison Club Joués Buts Coupes Europe
-2005 Clichy (Jeunes)        
2005-2008 Racing Club France (U14-U16)        
2008-2009 Monaco (CFA) 6 2    
2009-2010 Monaco (CFA2) 3      
2010-2011 Monaco (L1) 1      
2011-2012 Monaco (L2) 2   2m  
Vannes (National) 12 2    
2012-2013 Fréjus St Raphaël (National) 33 2 2m  
2013-2014 Fréjus St Raphaël (National) 5      
Niort (L2) 6      
2014-2015 Niort (L2) 29 2 3m  
2015-2016 Niort (L2) 4      
ASSE (L1) .... .... .......  

kevin Malcuit vu par Damien Moulin, ancien Vert qui a été son coéquipier à Vannes et Fréjus (Source : Poteaux Carrés)

Ancien pensionnaire du centre de formation de l'ASSE (de 2004 à 2007), le latéral Damien Moulin a répondu aux questions des potonautes sur la dernière recrue défensive des Verts Kévin Malcuit, qui a joué en National à ses côtés à Vannes puis à Fréjus-Saint-Raphaël.

Selon Sud-Ouest, la cellule de recrutement des Girondins a supervisé plusieurs fois Kévin Malcuit le printemps dernier mais a jugé son potentiel insuffisant pour jouer dans une équipe de haut de tableau de Ligue 1. Qu'en penses-tu ? Es-tu surpris de le voir débarquer à l'ASSE ? (Olaf, Poteau Gauche)
Compte tenu de ses qualités intrinsèques, je ne suis pas du tout surpris de voir Kévin débarquer dans un club comme l'ASSE. Et je suis très content pour lui. A mon sens il a tout ce qui faut pour évoluer dans l'élite, même si les recruteurs girondins semblent apparemment en douter. Dans le football, les avis divergent concernant certains joueurs. Des joueurs explosent ici, n'y arrivent pas là. Si on se base purement sur ses qualités physiques, sportives et footballistiques, je pense que Kev a largement le niveau pour jouer en Ligue 1.

Quelles sont ses principales qualités ? (hcatteau, Sempre Sainté)
Il a de grosses qualités physiques. Kev est un garçon très athlétique, particulièrement solide, vraiment costaud. Sa qualité première, c'est son explosivité, sa vitesse. Moi j'ai rarement vu des footballeurs aller aussi vite que lui. Il est très rapide et très tonique. Il est capable de rattraper des situations compliquées grâce à sa vitesse. C'est un joueur très difficile à éliminer.

Malcuit est un défenseur mais on le voit souvent en attaque. Tu confirmes ? (Poteau gauche)
Je confirme que Kévin est un latéral très offensif. C'est lié à sa formation et à son parcours. Lorsque je l'ai connu à Vannes, lors de la saison 2011-2012, il arrivait en prêt de Monaco, où il avait signé pro. Il est arrivé pour jouer devant, en tant qu'attaquant de pointe. A l'époque, Stéphane Le Mignan ne l'avait pas vraiment utilisé à ce poste mais plutôt sur le côté. Pour l'anecdote, à l'époque j'étais titulaire au poste de latéral gauche. Il s'est retrouvé à jouer milieu gauche avec moi. Un jour à l'entraînement ou la veille d'un match, j'ai discuté avec lui. Au vu de la façon dont il m'aidait à défendre, et cette capacité qu'il avait de revenir sur les mecs, je lui ai dit texto : "pour moi, t'es ni un attaquant, ni un milieu, t'es un latéral. Je pense sincèrement que si tu dois aller plus haut un jour ce sera en tant que latéral." Je pense que Kévin n'a pas la mémoire courte, il pourra te le confirmer. Comme ça ne s'est pas très bien passé avec Le Mignan, il est parti à Fréjus, entraîné par Michel Esteban. Et même pas six mois plus tard, je l'ai retrouvé latéral ! On en a ri. C'est donc tout sauf une surprise pour moi de le voir percer à ce poste.

Comment fait-il pour être au (Jérôme) four et au (Damien) moulin ? (Poteau droit)
Kévin est au four et au moulin parce qu'il est naturellement porté vers l'attaque, c'est un joueur offensif de formation. A Vannes, il percutait beaucoup sur le côté mais on voyait qu'il avait des lacunes dans la finition. Je me suis rapidement rendu compte qu'il n'avait pas le geste du buteur. Par contre, je voyais bien que Kévin était très l'aise dans tout ce qui était percussion sur les ailes. Il arrivait régulièrement à faire la différence sur son côté, à amener des situations dangereuses. C'était inné chez lui, il était déjà facile dans ce registre-là. Cela ne fait que quatre ans que Kévin joue latéral, c'est relativement récent. Mais c'est un garçon qui est travailleur. Il a un gros coffre et va à 3000, ça rend les choses plus simples et ça lui permet d'apporter aussi bien en défense qu'en attaque.

Si tu dois citer défaut de Kévin, un point qu'il doit améliorer dans son jeu, que dis-tu ? (hcatteau)
Si je parle du Kevin que moi j'ai connu, qui était vachement plus jeune et bien moins expérimenté dans la vie de groupe, je dirais : qu'il sache se remettre la tête à l'endroit de temps en temps. C'est un garçon très gentil mais qui pouvait se mettre un peu à l'envers mentalement. Il pouvait se laisser distraire par des choses qui n'avaient pas lieu d'être parce qu'il était largement au-dessus du lot. Mais d'après les échos que j'ai eus et le chemin qu'il a fait avec Niort l'ayant mené jusqu'à Sainté, je pense qu'il a vraiment évolué là-dessus. Il a vraiment fait un gros travail sur lui-même, il s'est recentré sur son foot et a gommé un peu toutes les fioritures qu'il avait un petit peu autour, dans sa vie personnelle. C'était aussi à mettre sur le compte de la jeunesse.

Tu pourrais comparer son style à quel type de joueur évoluant à son poste ? (dronchau)
Je ne sais pas trop, c'est quand même un joueur atypique. Du fait de sa participation offensive, je dirais qu'il joue plutôt dans le registre d'un Daniel Alves, aux grandes heures du Barça, qui arrivait à être vraiment décisif et à tenir son rôle. Je dirais peut-être même que Kévin est plus fort défensivement, plus présent dans le secteur défensif. A une échelle différente, évidemment, car on parle quand même d'un joueur évoluant à Barcelone, qui a tout gagné. Mais dans le style de jeu, on peut les comparer.

Kévin a dit lui-même qu'il préférait les tâches offensives et qu'il avait du mal en défense, penses-tu que Galtier saura le faire progresser dans ce domaine ? (Super Friteuse)
Christophe Galtier a montré qu'il a su donner une nouvelle âme à l'ASSE. Tout le monde est d'accord pour dire ça. Le football que j'ai connu à l'ASSE n'a plus rien à voir avec le football qui est pratiqué aujourd'hui. Je pense que c'est quelqu'un qui saura et qui saurait faire progresser n'importe qui dans n'importe quel domaine. Après, Kevin, c'est un joueur d'une jeune génération qui arrive dans un football d'une nouvelle génération où les latéraux ont un rôle beaucoup plus déterminant en ce qui concerne les contre-attaques, l'évolution du jeu, et je pense que l'ASSE est tournée vers un jeu offensif tout en gardant une rigueur défensive. Après c'est normal qu'un joueur de sa génération soit plus enclin à privilégier ou à préférer un poste de contre-attaquant à un poste de pur défenseur, parce qu'aujourd'hui, les latéraux sont vraiment des joueurs à tout faire : ils attaquent, ils défendent, mais je pense que Kevin saura faire la part des choses et saura être à l'écoute pour largement faire son travail défensif.

Quels sont les axes d'amélioration de Kévin au niveau défensif : gestion de la profondeur et du hors-jeu ? Jeu de tête ? Placement ? Duel ? (Sylvain92)
Il y a tout ce qui est aspect tactique. Tactiquement parlant, le poste de latéral est l'un des plus compliqués à jouer. Je pense que c'est peut-être là-dessus qu'il va devoir encore progresser. Il ne faut pas oublier que ça fait très peu de saisons que Kévin joue latéral. Il y a peut-être des automatismes qu'un mec en formation depuis une quinzaine d'années va avoir et que lui ne va pas avoir. Il va s'aguerrir en jouant et en côtoyant le haut niveau. Mais il y a des coups qu'il pouvait rattraper facilement par ses qualités physiques extraordinaires qu'il ne pourra plus rattraper à l'échelle de la Ligue 1 parce qu'on sait tous que, la Ligue 1, c'est dans les derniers mètres que ça va très vite. Il va faire ses expériences, il va faire ses erreurs comme tout le monde et puis il apprendra de celles-ci. Je pense que c'est un garçon qui est très intelligent et qui sait où il veut aller, donc il fera le nécessaire. Les points sur lesquels il doit bosser un peu, c'est l'aspect tactique ainsi que savoir peut-être encore mieux gérer ses temps forts et ses temps faibles en ce qui concerne la répartition de l'attaque et de la défense. Mais tout ce qui est duel au sol, je ne me fais pas trop de souci pour lui. Les duels aériens pour un latéral, ce n'est pas primordial même s'il faut quand même être bon dans ce registre. Il aura le minimum recommandé mais à mon avis ce n'est pas prépondérant pour un latéral d'être un monstre dans le jeu aérien.

Malcuit a été formé en offensif excentré droit ou gauche, est-il aussi à l'aise en latéral gauche qu'à droite du fait de sa formation et de son utilisation des deux pieds ? (Sylvain92)
Moi, de ce que je me rappelle de lui, il était aussi à l'aise à gauche ou à droite. Je l'ai vu jouer aux deux postes. Je l'ai beaucoup vu à gauche d'ailleurs. Oui, à l'époque du National où je l'ai côtoyé, il était à l'aise des deux côtés. Maintenant, il sort de deux saisons où il a pris des marques à droite donc je ne sais pas si au niveau de l'élite en Ligue 1, il sera aussi à l'aise des deux côtés. A mon avis il peut jouer aussi bien à gauche qu'à droite.

Quel est son gros point fort dans le jeu d'attaque ? Sa qualité de centre ? Sa disponibilité et sa capacité à répéter les efforts comme Théophile-Catherine ? Sa capacité d'élimination ? (Sylvain92, Superfriteuse)

Kevin, c'est un tout. Mais, encore une fois, son principal atout, c'est sa vitesse. Lorsqu'un joueur est un minimum à l'aise techniquement comme l'est Kévin et sait percuter, la vitesse fait toute la différence. Oui, il a la capacité de répéter les efforts, il va vraiment vite et sait délivrer de bons ballons quand il monte.

Il a plutôt le profil (guillaume) bourrin de Premiere League ou technicien de Liga ? (Sempre Sainté) A-t-il des qualités techniques au-dessus de la moyenne ? (snifer du 42)
Ça dépend. Si on le compare à des défenseurs, oui, il est au-dessus de la moyenne. Après, par rapport à un footballeur moyen de Ligue 1, ce n'est pas un foudre de technique. Pour son poste, il est techniquement très à l'aise.

Peut-il tirer les coups de pieds arrêtés ? Est-il plutôt présent à la retombée pour poser une tête ou reste-t-il en retrait pour mettre une frappe ? (Sempre Sainté)
Joker ! Il a toujours cru qu'il savait tirer les coups de pied arrêtés. Mais moi, j'ai toujours pensé que ce n'était pas fait pour lui ! (rires)

Si t'étais coach de l'ASSE, en l'état actuel des choses, tu le placerais ailier droit, milieu droit dans une défense à trois ou latéral droit dans une défense à quatre ? (Super Friteuse) Que penses-tu de son positionnement idéal : latéral dans un 4-4-2, latéral dans le 3-5-2/3-4-3 cher à Galette ou ailier dans un 4-3-3/4-2-3-1 ? (Greenju)
Je le mettrais latéral dans une défense à quatre. Mais bon, quand je dis ça, c'est plus par choix personnel, je n'aime pas trop les défenses à trois. Ceci étant, si l'ASSE évolue dans un 3-5-2 ou un 3-4-3, il serait aussi à l'aise en piston sur le côté, du fait de ses grosses capacités physiques. Mais je n'en démords pas, mon idéal serait de le placer arrière-droit dans une défense à quatre.

Kevin a-t-il le potentiel pour devenir titulaire dès cette saison ? (Lopez & Supersub) Penses-tu, au vu de l'effectif actuel, qu'il peut prétendre à une place de titulaire et si oui à quel poste, vu sa polyvalence ? (buffy)
Pas évident de répondre à ta question ! Ça va être conditionné par sa capacité d'adaptation, aux nouvelles conditions d'entraînement, à l'entraîneur et à la confiance que ce dernier va lui accorder. C'est difficile à dire en raison de tous ces paramètres. Sans compter sur le facteur chance qui fait et défait les carrières dans le football. Si un jour l'ASSE est décimée sur un des postes de latéral et qu'il fait ses matches alors il pourrait s'installer durablement. En revanche, si l'équipe tourne très bien sans lui, il devra redoubler d'efforts pour prétendre à une place.

Pourquoi selon toi Kévin a-t-il "explosé" si tard, à 24 ans ? (snifer du 42)
C'est peut-être dû à ses défauts et à sa jeunesse un peu tumultueuse et des groupes dans lesquels il est passé. Il a éclos un peu plus tard, c'est vrai. Ces erreurs de jeunesses le tirent peut-être vers le haut aujourd'hui. C'était un très bon pote de vestiaire mais je n'étais pas intime avec lui, je n'étais pas avec lui dans la vie de tous les jours, je n'étais pas dans sa tête. Il a eu des périodes où ça ne s'est pas très bien passé dans les clubs. Mais des échos que j'ai eu à Niort, c'est indéniable qu'il a mûri. Il arrive un peu tardivement et c'est sans doute à cause de ces raisons-là. Il y a toujours un mal pour un bien. Ses différentes épreuves, ses différentes erreurs le rendent sans doute plus fort aujourd'hui.

Malcuit est saignant mais c'est quasiment un bleu en L1. Peut s'adapter avec succès à l'élite, qu'il "découvre" à 24 ans? (Greenju, Aloisio)
Oui, bien sûr ! Je pense sincèrement qu'il a changé en bien sur beaucoup de points et qu'il sait ce qu'il ne faut pas faire. Il reste jeune quand même Kevin ! 24 ans, ce n'est pas si vieux. On a connu des joueurs, même sur la scène internationale, qui ont fini en équipe de France alors qu'ils sont arrivés bien plus tard sur le circuit. Je ne pense pas qu'il soit trop tard pour Kévin, bien au contraire !

Malcuit est-il un dur à cuire ? Est-il résistant aussi bien physiquement que mentalement ? (José)
Oui, il est très résistant. Physiquement, je ne me suis jamais posé la question. C'est une évidence, c'est indéniable. Mentalement, aujourd'hui, Kévin me semble armé. Honnêtement, je souhaite bien du courage aux attaquants qui devront avoir affaire à lui.

Quel est son caractère ? Est-il introverti ou extraverti ? Est-ce un leader ou bon coéquipier dans un groupe ? (Sylvain92)
Kev n'est pas du tout introverti ! Il est un peu réservé au début, en revanche, quand il ne connaît pas. Il est extraverti dans sa vie personnelle mais il n'en fait pas trop dans sa vie de footballeur. Je ne le range pas parmi les leaders. C'est un joueur cadre sur qui on peut compter. C'est un garçon qui a un bon fond, il est très gentil. Malgré ses foucades qu'on pourra mettre sur le compte de la jeunesse, il a toujours attiré la sympathie de tout le monde. Il va très bien se plaire dans le vestiaire stéphanois.

As-tu une anecdote à nous raconter à son sujet (Poteau gauche)
Ah il en a fait plein des trucs marrants. Il faisait des bourdes tout le temps phénoménales avec tout le monde, même vis-à-vis des coaches. C'était dans le côté un peu négatif de sa jeunesse, je ne veux pas en dire plus et mettre le doigt là-dessus. Kev est quelqu'un d'attachant et de très marrant. Il y en a des anecdotes qui me font rire mais je n'ai pas forcément envie de les raconter.

As-tu été en contact avec lui ces derniers jours pour évoquer sa venue à Sainté ? Si oui que vous êtes-vous dit ? (buffy)
Non, je pense lui envoyer un message pour le féliciter en revanche. J'ai énormément de copains dans le foot mais mes vrais amis, ils sont en dehors du foot. Je l'ai félicité notamment lors de ses premiers pas en Ligue 2 ou quand j'entendais de bons échos sur lui mais je n'ai pas plus de rapports que ça avec lui. Mais oui, pour son arrivé à Sainté, je vais le féliciter, d'autant que pour quelqu'un comme moi, ça a un sens. J'ai touché du doigt le professionnalisme à Sainté mais je n'ai pas réussi à m'y engouffrer. Je n'oublierai jamais ce club et j'aurais aimé y revenir un jour, mais aujourd'hui c'est un peu tard. C'est un peu symbolique pour moi. Je suis content pour Kévin, je lui souhaite de s'imposer là où je n'ai pas réussi à le faire.

Es-tu nostalgique quand tu repenses à tes vertes années ? (Barre transversale)
J'ai toujours un pincement au cœur quand je retourne à Geoffroy-Guichard, ce stade, ce Chaudron, car j'ai toujours des amis là-bas. J'ai passé trois superbes années à l'ASSE. Je suis un peu amer de ma période là-bas, j'étais très jeune, je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais et je n'ai peut-être pas mis tous les ingrédients pour réussir. Si on mettait ma tête d'aujourd'hui dans mon corps d'avant, ça se passerait différemment. Mais cette amertume, elle est par rapport à moi et non pour le club. Les dirigeants ont toujours été corrects avec moi. J'avais même fait la dernière année avec les pros à l'époque des Pascal Feindouno, Julien Sablé, Hérita Ilunga. J'ai passé des moments sublimes, j'ai fait un banc en Ligue 1, j'ai joué des matches amicaux avec les pros. La ferveur des supporters m'a vraiment marqué.

Quand on est Malcuit, le Chaudron doit faire rêver, non ? (Aloisio)
Entre nous, t'es bien placé pour le savoir, qui n'apprécierait pas cette ferveur ? Même des joueurs qui n'ont pas porté ces couleurs, décrivent le Chaudron comme un endroit mythique. Kevin ne va pas déroger à la règle. C'est une force supplémentaire pour tous les joueurs qui foulent cette pelouse.

Quels sont ses rapports avec le public ? (Super Friteuse)
Je ne sais pas trop. A Vannes ou à Fréjus, les supporters étaient dans le stade mais n'avaient pas particulièrement d'admiration pour nous. On se saluait, tout le monde était poli mais il n'y a jamais eu de supporters qui nous ont réclamés. Mais connaissant le garçon, il va rester très ouvert et ne pas se prendre pour un autre. Il va être à l'écoute des gens et ne rechignera pas pour les photoset les autographes.

Avec Monnet-Paquet et Théophile-Catherine, l'ASSE compte désormais trois Kévin dans son effectif. Quel est le prochain sur la liste ? De Bruyne va venir ou Mirallas va revenir ? A moins que tu aies un pote footeux portant ce prénom à nous recommander… (José)
Je n'ai pas de pote Kévin à vous recommander, désolé ! (rires) Un De Bruyne serait le Kevin le plus prolifique pour l'ASSE et sans doute le plus espéré ! Mais je crois que c'est cuit, il va à Manchester City.

C'est bien cuit, on se contentera de Malcuit !

 Merci à Damien pour sa disponibilité et aux potonautes Stéphanois et Naar pour l'aide à la retranscription.

Kevin Malcuit et la sélection marocaine (15 décembre 2015)

Dans un entretien paru hier sur le site de football marocain Mountakhab, Kévin Malcuit revient sur son début de saison à l'ASSE et ne ferme pas la porte aux Lions de l'Atlas.

 "Je suis heureux d'être dans l’un des plus grands clubs français. Depuis Monaco j'ai appris certaines choses dans le monde du foot mais j'ai surtout grandi en tant que personne. Repasser par la case semi-professionnel m'a fait mal mais ça m'a permis de voir que tout peut aller vite dans le foot en haut comme en bas. Je me suis fait violence pour être là où j'en suis aujourd'hui et ça me servira pour la suite de ma carrière.    
Le bilan de mon début de saison à l'ASSE est moyen sur le plan personnel car je suis un compétiteur et je veux toujours jouer. Après, le coach fait ses choix et à moi de lui montrer que je peux être titulaire aux entraînements et aux matchs quand je joue. Sur le plan collectif je suis content. Il y a une bonne ambiance et j'ai été super bien accueilli.
   
Ma mère est originaire d'Agadir. La dernière fois que suis allé au Maroc j'étais petit mais je sais que c'est un pays magnifique, mon frère ne m'en a parlé qu'en bien. Le Maroc fait partie de mes racines donc forcément ça représente quelque chose de spécial. Mon grand frère Samir a joué dans le championnat du Maroc et il s’est fait un nom là-bas, ce qui lui a même permis d’être appelé pour un stage de l’équipe nationale des joueurs locaux.

  Je me renseigne quand les Lions de l'Atlas ont des matchs officiels pour voir leurs résultats. J'ai des objectifs personnels élevés... Maintenant, pour parler de la sélection, je ne me suis jamais posé la question car je suis concentré sur ma saison. Après, si le sélectionneur veut me prendre, là ça sera une autre histoire.... Nous verrons bien, tout ne dépend pas de moi. A ce jour je n'ai eu aucun contact avec le staff de l'équipe nationale."

Kevin Malcuit fait le point (25 décembre 2015)

Pas facile de s'imposer à l'ASSE quand on vient d'un club de L2 comme Niort ! N'ayant joué que 5 matches de L1 depuis le début de saison, Kévin Malcuit positive dans Le Progrès du jour.

 "Je me sens de mieux en mieux. C’est grâce au groupe, grâce au coach. Maintenant, il faut que ça continue. Cela n'a pas été simple au début mais je joue. Je prends ce qu’on me donne. Je dois continuer à bosser. Que je joue ou que je ne joue pas, il faut que je sois toujours à fond. Et quand l’occasion se présente, il faut la saisir. Dans un grand club comme l’ASSE, tu ne peux que progresser. Avec de grands joueurs, un bon staff, un bon entraîneur, tu es obligé de progresser tactiquement et techniquement. La Ligue 1, c’est dur. C’est beaucoup de concentration, beaucoup de travail. c’est une fierté d’être à Saint-Etienne. Chaque jour, je prends du plaisir."

Les progrès de Kevin Malcuit (Source : Poteaux Carrés 21 septembre 2016)

En conférence de presse relayée aujourd'hui par Le Progrès, le numéro 25 de l'ASSE a commenté hier son bon début de saison, qui réjouit son entraîneur.

 Kévin Malcuit : "La saison dernière était une année d’apprentissage. Je venais d’arriver en Ligue 1, dans un nouveau groupe. Cela ne se fait pas tout seul. Il y avait des cadres à mon poste, j’ai appris d’eux. Il fallait du temps, j’ai été patient, j’ai continué à travailler. Le domaine où j'ai le plus progressé ces derniers mois, c'est tactiquement, surtout avec le staff. J’écoute aussi beaucoup les anciens, je prends exemple sur Perrin et son calme dans le jeu, KTC et son sens du replacement. C’est grâce au travail vidéo que tu vois ce que tu dois améliorer. Quand il y a un truc qui ne va pas, je demande au coach. Il insiste surtout sur mes transmissions de balle."

 Christophe Galtier : "Kévin a une belle évolution. Il a déjà à son crédit le fait de beaucoup et bien travailler. C’est un garçon attachant. Il est très demandeur. On a beaucoup axé le travail vidéo et à l’entraînement sur l’aspect technique, pour qu’il ait moins de déchet, et tactique. La saison dernière et même au début de celle-ci, il était très à l’aise dans un rôle de piston, dans un système à trois. Lui était dans le couloir. On a fait en sorte qu’il puisse prendre des repères dans un système à 4. Kévin doit insister sur la concentration pour éviter un relâchement. Cette année, tout en étant déterminé, il a été très à l’écoute et il a saisi les opportunités. Il est intéressant pour l’équipe."

Kevin Malcuit évoque ses différentes expériences (14 octobre 2016)

Non, notre cascade de blessures ne va pas obliger Galette a repositionner Kevin Malcuit au sommet de l'attaque stéphanoise... mais c'est bien à ce poste qu'il a débuté sa carrière avec Monaco... C'est à 20 minutes, que notre latéral droit, a confié ses différentes expériences... 

Je suis arrivé à l'ASSE un peu blessé dans un nouveau groupe. Il fallait que je prenne mes repères. C’était plus une année d’apprentissage pour moi. J’avais beaucoup de lacunes au niveau de la tactique et de la concentration. En Ligue 2 (à Niort de 2014 à 2015), ça passait, mais pas en Ligue 1. Le National et la L2 sont beaucoup basés sur le physique. En L1, le mental est très important. 

A Monaco, j’étais avant-centre. J’avais signé un contrat pro de trois ans (en 2011) et ça a basculé quand les Russes sont arrivés. Il y avait un nouveau projet et avant même qu’ils ne me voient, je n’étais pas dans leurs plans. Il a fallu recommencer à zéro et j’ai eu du mal à digérer ça. Passer de pro à fédéral m’a mis un coup au moral. 

Je suis passé latéral à Fréjus (National, de 2012 à 2014) sur un coup de tête du coach, Michel Estevan. A l’entraînement, il a vu que je courais vite et il a voulu m’essayer là. Je trouvais ça bizarre de jouer derrière mais c’est devenu mon poste. 

J'ai pris des cartons bêtes (deux expulsions à Monaco et à Nice). Je jouais peu donc je voulais tellement me montrer et faire de bonnes choses… Je manquais d’expérience et je me suis fait avoir par les adversaires. En me mettant tout seul une pression, j’ai pénalisé le groupe. 

Le coach (Christophe Galtier) ne m’en a jamais parlé mais j’avais la sensation qu’il ne me voyait que dans une défense à cinq. C’était à moi de lui prouver le contraire. Je ne pouvais pas compter que sur un seul schéma pour jouer. J’ai beaucoup travaillé dans les séances vidéo et maintenant, le coach sait qu’il peut m’installer dans une défense à quatre ou à cinq. 

Plus jeune, mes modèles n’étaient que des attaquants, entre Shevchenko, Ronaldo ou Van Nistelrooy. Mais maintenant, je suis surtout attentif aux latéraux. Je progresse en regardant des joueurs incroyables comme Daniel Alves, Philip Lahm et Marcelo, notamment dans leur placement. Ça fait partie de mon travail que d’analyser ça. 

je suis un battant. Je ne lâche rien. J’ai envie de réussir ici et je m’en donnerai tous les moyens. Je n’ai jamais eu de problème avec le coach. Peut-être voulait-il que je m’adapte doucement au groupe et à la Ligue 1. Même si ça m’a énervé, je me dis avec du recul que ça m’a aidé. Cette année, je me sens plus à l’aise. 

Est ce que je suis le joueur le plus rapide de L1 ? Vous me posez une colle là (sourire) ! Certains vont vite comme le Rennais Pedro Henrique. Si je pousse le ballon, il faut être prêt à me rattraper… Mais le coach me dit de ne pas trop abuser de ma vitesse. 

Au début, je me disais que je pourrais compenser tous les coups grâce à ma vitesse, comme en Ligue 2 et en National où je n’étais pas net sur mon positionnement. Mais à ce niveau, j’ai pu me faire avoir. J’ai compris qu’être bien placé permettait de récupérer davantage sur le terrain. La saison passée, je faisais tout à 2.000 à l’heure. J’étais un foufou toujours au taquet. Et puis après 30 minutes dans un match, j’étais parfois « carbo ». 

Les matchs contre Paris, c’est spécial, je me sens infatigable (sourire) !

La famille Malcuit (Source : Poteaux Carrés 5 novembre 2016)

Revenu dans l'appartement familial de Clichy (Hauts-de-Seine), l'attaquant d'Ivry (CFA2) Samir Malcuit (31 ans) parle de son petit frère Kévin dans un entretien paru aujourd'hui dans Le Parisien. Extraits.

 "Mes mauvaises expériences m'ont permis de protéger mon frère de tout ça... Je suis très fier du parcours de Kévin. Moi, il m'a manqué une part de chance. J'ai aussi eu le malheur de tomber sur des agents véreux comme celui qui m'a fait faire le tour d'Europe en trois semaines quand j'avais 20 ans.. .Si je suis revenu en région parisienne, c'est aussi pour m'occuper de mon autre petit frère, Enzo (16 ans), qui joue, lui, au Racing. Sincèrement, il est plus fort que moi et Kévin à son âge ! Tout ce qui m'est arrivé, je ne veux pas que ça arrive à mes frères. 

 A l'OM, Didier Deschamps m'encourageait souvent, je crois qu'il m'aimait bien. J'ai eu la chance de rencontrer un grand monsieur comme Heinze. Mais devant moi, il y avait Gignac, Rémy, les frères Ayew ou Brandao... Je venais du monde amateur, je n'étais pas un petit jeune marseillais du centre de formation, donc c'était difficile de me faire une place. Quand j'ai vu, après mon départ, qu'un joueur comme Apruzesse avait, lui, eu la chance de jouer en L 1, ça m'a énervé quand même...

 Je me suis fait un nom au Maroc, au Raja Casablanca puis au Mas de Fès. J'ai joué dans des stades de 80 000 personnes avec une ambiance de fou. Là-bas, les gens m'appréciaient. Ça me faisait drôle de voir des petits dans la rue avec des maillots à mon nom. Franck Passi, qui a toujours cru en moi, m'envoyait des messages de félicitations. Erik Gerets m'a appelé en équipe nationale, c'était avec des joueurs locaux, une sorte de sélection A'. A cette époque, des clubs français pros me suivaient. Mais je me suis fait les croisés.

 Après une expérience mitigée de six mois à Dhofar (Oman), je suis retourné au Maroc cet été mais les dirigeants de de Khab Tadla ont voulu m'escroquer. J'avais perdu l'habitude de m'entraîner le soi, mais c'est à moi de me réadapter au monde amateur. C'est une parenthèse d'une année pour me relancer et m'occuper de ma famille. Mon objectif est de retourner au Maroc où on ne m'a pas oublié..."