Données de septembre 2014

Florentin POGBA

Né le  19/08/1990 A Conakry (Guinée)
Taille: 1,87 m Poids: 86 kg Nationalité: Franco-Guinéen

Poste

Défenseur latéral gauche ou central 

Au club depuis:  4 septembre 2012 (Contrat de 4 ans) : Prêté aussitôt à Sedan
Premier match en L1: 
13/12/2013 : Montpellier-ASSE : 0-1
Clubs précédents: 
Celta Vigo, Sedan
Palmarès: 
Nombre de matches en L1:  4
Buts:
 
Sélections : France U20
A lire :   L'arrivée de Pogba à l'ASSE   
              
Né à Conakry, capitale de la Guinée, il part avec ses parents s'installer en France, à Roissy-en-Brie en Seine-et-Marne alors qu'il n'a que huit mois. Outre son père, ses deux frères sont également footballeurs : son frère jumeau Mathias évolue au Wrexham Football Club en cinquième division anglaise alors que son petit frère Paul joue dans les équipes de jeunes de Manchester United et en équipe de France des moins de 19 ans.

D'un gabarit impressionnant (1m87 pour 86 kg), Florentin se distingue pourtant plus sur le plan offensif, où ses montées font mouche et où sa qualité de centre est une arme redoutable pour les défenses adverses. Néanmoins, à la suite du départ de Wesley Lautoa vers Lorient en janvier 2012, il est régulièrement replacé dans l'axe de la défense.

Parcours en club
Alors qu'il évolue dans différents clubs d'Île-de-France, il est repéré par le Celta Vigo en 2007 qui l'intègre dans ses équipes de jeunes.

En août 2009, il passe un essai au CS Sedan-Ardennes qui s'avère concluant et il signe un contrat de stagiaire dans le club ardennais. Ses performances avec la réserve sedanaise sont excellentes et il signe son premier contrat professionnel en mars 2010.

Plusieurs fois intégré dans le groupe mais jamais entré en jeu, il fait sa première apparition avec l'équipe première du CSSA en Coupe de France contre le club amateur de Steinseltz, le 20 novembre 2010. Il est titularisé au poste d'arrière gauche et son équipe s'impose 2 buts à 0. Deux mois plus tard, il connaît sa première titularisation en championnat face à Boulogne où il est crédité d'un bon match. Au fil de la saison, il gagne sa place de titulaire au sein de la défense sedanaise grâce à de bonnes prestations, auteur notamment d'une passe décisive à Nicolas Fauvergue à Vannes puis, une semaine plus tard, à Alexis Allart à Laval avant de sauver son équipe en repoussant un ballon sur la ligne dans le temps additionnel alors que Benoît Costil était battu, préservant ainsi le nul contre Ajaccio. Dans la foulée, l'option de prolongation incluse dans son contrat est levée et il s'engage jusqu'en 2013 avec Sedan7.

En concurrence avec Lionel Carole pour la place de titulaire à gauche de la défense pour la saison 2011-2012, il en profite pour inscrire son premier but professionnel d'une tête sur corner lors du match contre Troyes le 20 septembre 2011, permettant à son équipe de ramener le point du match nul.

Le 4 septembre 2012, dernier jour du mercato d'été, l'ASSE s'attache ses services pour quatre ans contre 500 000 € ; bien que dernière recrue des Verts, il est prêté dans la foulée au CS Sedan Ardennes, son dernier club, jusqu'à la fin de la saison et n'intégrera véritablement l'effectif stéphanois en juin 2013.

Malheureusement, en ce mois de juin 2013, il se blesse au ménisque en sélection guinéenne, et se voit prescrire une absence de 4 mois. Il est de retour en CFA2 le 3 novembre 2013 (0-0 contre Feurs) et le 13 décembre 2013, c'est sa 1ère apparition en L1 : il entre en jeu à la 80ème minute à la place de Gradel et participe à la victoire des Verts à Montpellier (0-1).

Parcours en sélection

Alors qu'il n'a jamais disputé de match professionnel, il est appelé par le sélectionneur Michel Dussuyer dans la sélection de Guinée pour un match amical contre le Mali le 11 août 2010. Son équipe s'impose deux buts à zéro mais il n'entre pas en jeu durant la rencontre.

Neuf mois plus tard, il reçoit une pré-convocation de l'équipe de France espoirs. En effet, il n'a pas joué avec la Guinée et les règlements de la FIFA autorisent les bi-nationaux à changer de sélection tant qu'ils n'ont pas été sélectionnés chez les A en match officiel.

Il est finalement dans la liste des joueurs sélectionnés par Pierre Mankowski pour disputer le Tournoi de Toulon 2011 en compagnie de son coéquipier Yoann Court. Il dispute l'intégralité du premier match et participe à la victoire 4 buts à 1 des Bleuets contre le Mexique en délivrant une passe décisive à Steven Joseph-Monrose sur le deuxième but français. Il est titularisé en défense centrale pour le troisième match contre la Hongrie où les Espoirs arrachent le nul à la dernière minute par Frédéric Duplus et se qualifient pour les demi-finales. La France qualifiée face à l'Italie, il est titulaire lors de la finale disputée face à la Colombie. Le match se termine sur un score nul 1-1 après le temps réglementaire et la France perd aux tirs aux buts, le gardien colombien ayant notamment arrêté le penalty de Florentin.

Sélectionné dans un premier temps avec l'équipe de France espoirs pour un stage de préparation du 8 au 10 août 2011, il est finalement laissé à la disposition de son club qui dispute un match de Coupe de la Ligue contre Boulogne-sur-Mer le 9 août 2012.

 

 
Saison Club Joués Buts Coupes Europe
-2007 Roissy en Brie (équipe de jeunes)         
2007-2009 Celta Vigo (équipe de jeunes)         
2009-2010 Sedan (L2 et CFA2)  0 0    
2010-2011 Sedan (L2)  13 0 1  
2011- 2012 Sedan (L2)  32 4 5  
2012- 2013 Sedan (L2) --> Septembre 2012 34 3 5  
Sedan (L2) prêté par l'ASSE
2013- 2014 ASSE (L1) 4   1  
2014- 2015 ASSE (L1)        

Florentin Pogba a récemment rendu visite (mai 2015) à son club formateur Roissy-en-Brie en présence de L'Express, qui publie aujourd'hui les propos de l'international guinéen des Verts. Extraits.

 "On a débuté au city stade dès 7-8 ans avec Mathias, on jouait aussi dans la cour d'école, et on est arrivé au club à 10-11 ans. A la même époque, on a goûté à la compétition en... tennis de table. J'ai été champion du 77 et d'Île-de-France, Mathias a été champion de France, j'ai deux titres sur trois, mais il a le plus important. On m'a dit qu'il n'y avait pas beaucoup de noirs au tennis de table, ça m'a mis un coup.

 Paul voulait toujours jouer avec Mathias et moi, je lui ai dit qu'il perdait son temps avec ceux de son âge: il a joué avec nous et ça lui a forgé le caractère. C'était dur. Des fois, il sortait en larmes, car on se rentrait dedans et il était en-dessous physiquement, mais c'est comme ça qu'il a progressé. On jouait tous les trois à un poste offensif. Mathias et moi on était plus sur les côtés, Paul dans l'axe en 9 ou 10.

 On finissait l'école, où on avait joué à la récréation, et on allait directement au city stade jouer jusqu'à ce que les jambes n'avancent plus, jusque tard, même quand il n'y avait plus la lumière du jour. Notre mère nous appelait par la fenêtre pour rentrer. Pendant les vacances, on s'organisait entre potes pour faire des tournois. On invitait d'autres quartiers, comme 'Les 50', 'Bois-Briard' et La Pierrerie, avec matches aller et retour. Les vainqueurs, c'était parfois les premiers à 10 buts. C'est notre quartier de La Renardière qui gagnait le plus souvent.

 En 2007, Mathias et moi avons été recrutés par le Celta Vigo. Paul, après une année passée dans le club voisin de Torcy, est entré au Centre de formation du Havre. On a tous quitté la maison en même temps, mais on a maintenu la solidarité fraternelle. On ne se voit pas beaucoup, mais on se parle tous les jours par messages, téléphone et tous les autres moyens de communication.

Je ne peux être que fier de Paul quand je vois à quelle vitesse il est monté. Il n'y a aucune jalousie, je veux juste qu'il atteigne ses objectifs. Il est une source de motivation pour Mathias et moi. Nous aussi on veut atteindre nos objectifs. Pendant les vacances, on peut faire un petit futsal, mais on n'a plus la tête à jouer comme avant. Quand t'es toute la semaine dedans, quand t'en sors, c'est pour te reposer. Je rêve de jouer dans le même club que mes deux frères, je ne pourrai rien demander de plus... mais ça va être difficile."

Son portrait dans So Foot (25 août 2016) : Florentin, l'autre Pogba

S’il est aujourd’hui l’un des éléments forts de l’équipe dirigée par Christophe Galtier, Florentin Pogba ne le doit qu’à lui-même. Le chemin qu’il a emprunté n’était peut-être pas le plus court, mais il menait au bon endroit. Et avec une grande force mentale, une immense détermination et une bonne humeur à toute épreuve, la route paraît toujours moins longue.

Il doit en avoir marre, Florentin. Marre qu’on lui parle sans cesse de son frère. Marre de vivre dans l’ombre d’un cadet que les dieux du foot ont eux même bercé. C’est un fait, Paul est meilleur footballeur que Florentin. Personne ne dira le contraire. Pour autant, si le frère aîné du joueur le plus cher de l’histoire n’est pas venu au monde avec les mêmes aptitudes que son frangin balle au pied, ils ont en commun une chose, et pas des moindres : un mental d’acier. Jonathan Brison, qui a côtoyé le joueur à l’ASSE peut en témoigner : «Florentin, c’est quelqu’un qui a une grosse confiance en lui, il connaît ses qualités et il sait où il veut aller. » Mais s’il était certain de la destination, le natif de Conakry, en Guinée, a en revanche connu quelques turbulences sur le parcours.

«Des qualités physiques et athlétiques largement au-dessus de la moyenne.»

Été 2009. Alors que Paul vient de s’engager avec Manchester United à tout juste seize ans, Florentin, lui, essaie de trouver la porte de sortie du Celta Vigo où il a intégré le centre de formation deux ans auparavant en compagnie de son autre frère, son jumeau Mathias. Si ces deux années en Espagne se sont bien passées, Flo n’est pas satisfait du contrat que lui propose le club et souhaite s’offrir une nouvelle aventure. Une aventure qui sera sedanaise, par le plus grand des hasards : «L’arrivée de Florentin à Sedan s’est faite assez bizarrement, se remémore Landry Chauvin, alors entraîneur du club ardennais. Michel Sorín, qui est aujourd’hui l’entraîneur de l’AS Vitré, avait l’un de ses fils, Eliott, qui jouait en équipe de France U16 avec Paul. Il se trouve que l’on prend son autre fils, Arthur, en prêt, et puis lorsque je discute avec Michel, il me dit que je devrais voir le frère de Paul, qu’il pourrait sûrement m’intéresser.» Une possibilité que Chauvin prend très au sérieux, au point de proposer à Florentin de venir faire un essai avec Sedan, lors d’un match face à une équipe de troisième division belge. Pogba saisit l’opportunité et ne déçoit pas : «Même si techniquement, il avait beaucoup de lacunes, c’est vrai qu’il avait des qualités physiques et athlétiques largement au-dessus de la moyenne, du coup on lui a proposé de venir pour une saison au centre de formation.» Et très vite, le jeune joueur s’impose dans les équipes réserves du club. Au point que Chauvin lui fasse intégrer le groupe pro dès janvier 2010. Le premier contrat arrive dans la foulée et voilà qu’à dix-neuf ans, le jeune Pogba voit donc les portes du monde professionnel s’ouvrir à lui. De tous les côtés, même. À peine quelques mois plus tard, en août 2010, Michel Dussuyer, alors sélectionneur de la Guinée, décide de faire appel à lui. Une décision surprenante pour un joueur qui, s’il squatte alors régulièrement le banc de l’équipe première, n’a encore jamais joué en pro. «À cette époque, je venais tout juste de prendre mes fonctions de sélectionneur, et la Fédération guinéenne m’a parlé de Florentin qui était un jeune joueur d’origine guinéenne, donc éligible, rembobine Dussuyer. On devait disputer un amical contre le Mali et j’ai pensé que c’était l’occasion de le faire venir pour le découvrir et apprendre à le connaître, d’autant qu’on sentait chez lui un potentiel important.» Une première convocation que Florentin se contentera de vivre du banc. Mais peu importe, la carrière du garçon est définitivement lancée.

«C’est super important les mecs comme lui dans un vestiaire.»

Dans les semaines qui suivent, le joueur continue de bosser sans relâche et avec le sourire, toujours. Damien Tibéri, alors présent dans l’effectif sedanais, s'en souvient parfaitement : «Je garde vraiment l’image de quelqu’un de travailleur, simple, assez discret, très agréable à vivre. Et puis il était vraiment déterminé, on savait qu’il avait envie de percer et il a tout mis en œuvre pour réussir.» Des efforts que ne manque pas de remarquer Landry Chauvin, qui lui permet de disputer ses premiers matchs de seconde division, même si le technicien sait que le joueur doit encore se perfectionner : «Il lui manquait un peu de finesse technique et il avait quelques lacunes tactiques, mais il avait conscience de ses manques, et il savait le chemin qu’il devait emprunter pour progresser et réussir.» Utilisé de plus en plus régulièrement, celui qui joue alors latéral gauche continue sa progression. Jusqu’à la consécration. Alors que Landry Chauvin file à Nantes à l’intersaison 2011, Laurent Guyot vient le remplacer sur le banc ardennais, pour Pogba, c’est enfin l’heure de s’imposer en patron. Chauvin : «Quand il jouait avec moi, très honnêtement, je n’aurais jamais imaginé qu’il connaisse une telle carrière, mais pourtant, dès la saison qui suit mon départ, il commence à vraiment sortir du lot, au point que Laurent Guyot le nomme même capitaine.» Une saison pleine, donc, qui ne passe pas inaperçu. Même en Ligue 1. Séduite par le joueur, la cellule de recrutement de l’ASSE fait les efforts pour faire signer le joueur au club. Avant de le prêter dans la foulée, pour qu’il continue de peaufiner son apprentissage. La saison qui suit est plus compliquée pour le club relégué en National sportivement, puis en CFA 2 administrativement. Mais pour Pogba, c’est l’heure d’aller voir ce qu’il se passe en Ligue 1. Enfin, pas tout à fait.

«Il peut encore aller plus haut, s’il y arrive...»

Alain Blachon, alors adjoint de Christophe Galtier, se rappelle des débuts difficiles du défenseur : «Florentin est arrivé au club avec une entorse au genou, une blessure assez importante, puisqu’il n’était pas sûr de pouvoir complètement revenir, il a fallu qu’il travaille énormément.» Mais ça tombe bien, le travail n’a jamais effrayé celui qui a toujours rêvé d’évoluer au plus haut niveau. Et comme à chaque fois, c’est avec la banane qu’il enchaîne les efforts. «Il a eu la malchance d’arriver blessé, pose Jonathan Brison. Mais, pour autant, il était toujours ultra motivé aux entraînements, toujours de bonne humeur. C’est super important les mecs comme lui dans un vestiaire. Il a cette mentalité qui fait qu’il a envie de jouer, bien entendu, mais s’il ne joue pas, tu ne l’entends jamais se plaindre, tu ne le ressens ni à l’entraînement ni dans la vie de tous les jours. » Et même lorsqu’il se remet totalement de sa blessure et qu’il fait face à la forte concurrence, Flo ne baisse pas les bras. Jamais. Blachon abonde dans ce sens : «Il avait bien conscience que, dans la tête du coach, les joueurs importants à son poste étaient Perrin, Sall et Zouma, mais il n’a pas lâché l’affaire.» Une abnégation qui finit par porter ses fruits, grâce notamment à son coach. «L’une des grandes forces de Christophe Galtier, c’est d’arriver à pousser le joueur dans ses retranchements pour faire sortir le meilleur de lui-même, explique l’ancien adjoint de Galette. Et quand il a commencé à faire jouer Florentin, ce dernier n’a jamais déçu et c’est ainsi qu’il a gagné la confiance du coach.» Jusqu’à devenir l’un des piliers de l’équipe. Une belle histoire. Qui n’est peut-être pas finie, selon Brison : «Je pense qu’il peut encore aller plus haut, en tout cas, s’il y arrive, ça ne me surprendrait pas.» Une chose est sûre, Florentin Pogba mettra encore toutes les chances de son côté pour y parvenir. Et se faire un prénom.

Florentin et Paul : Source Poteaux Carrés (17 septembre 2016)

Dans la dernière édition de l'Equipe, Florentin Pogba explique comment il vit la plus grande célébrité de son petit frère Paul. Extraits.

 "Paul, par rapport à son statut, doit faire les choses en grand, qu'il le veuille ou non. Mon frère jumeau Mathias et moi, on essaie de travailler comme d'habitude sans se préoccuper de notre nom. Je ne dis pas que je n'ai pas le droit à l'erreur mais, par rapport à notre nom, on doit faire bien les choses, on se doit de réussir sans se mettre de pression. Au contraire, on le vit comme une fierté, car trois frères au haut niveau, cela n'existe pas. Je suis l'aîné, et pourtant dans l'imaginaire des gens, on pense à Paul. Même moi, on me dit : "Ah, je pensais que c'était Paul le plus vieux  !" Déjà parce qu'il est plus grand que moi et aussi parce qu'il a été vite projeté par les médias, avant nous. Donc pour eux, c'est le grand, ça me fait rire. Médiatiquement, mondialement, il est connu. La Juve, l'équipe de France, le côté "taille patron", le plus grand transfert de l'histoire. Qoui qu'il arrive, on va dire que je suis le frère de Paul, même s'il se met au basket !

 Parfois, c'est pesant. Les gens voient bien qu'on n'est pas pareils, mais ils disent "Ah, c'est le frère de." Certains disent même : "C'est le frère de Pogba !" Moi aussi, je suis Pogba ! J'ai envie qu'on dise un jour : "Il y a Paul, il y a Florentin, il y a Mathias." Paul, je l'ai baffé quand il faisait des bêtises, j'ai dû le sermonner. Quoi qu'il arrive, même s'il a cinq Ballons d'Or, il reste mon petit frère. Je n'en ai rien à foutre de son statut. Il peut jouer avec Cristiano, Messi, qui il veut, il restera toujours mon petit frère, et je le protégerai. Je lui donne toujours des conseils. Il a plus de matches de hait niveau que moi, mais moi aussi, je suis au haut niveau. Je lui ai conseillé récemment de penser plus à lui, à être par moments moins collectif. Il est encore trop gentil. L'autre jour, quand il est venu me voir à Geoffroy-Guichard contre Montpellier, il m'a dit que j'aurais dû monter dans mon couloir, mais c'était les consignes du coach.

 Les dirigeants peuvent être sensibles par rapport au statut de Paul, et même lui pourrait en profiter pour nous trouver des contrats, mais jamais on en a parlé. Je ne lui ai jamais demandé son aide pour signer en Angleterre, par exemple. Si je dois aller en Premier League, c’est pour ce que j’ai fait et parce qu’un club est intéressé. Je trouverais ça ridicule qu’un club m’achète sans me connaître, mais parce que Paul est mon frère, je le prendrais mal. Après, le retrouver en Angleterre, j’y ai pensé fort cet été ! C’était le moment opportun pour se rencontrer… On en aurait parlé jusqu’en Chine ! Je pense qu’on aurait rigolé sur le terrain, je l’aurais taquiné ! Je l’aurais pris au marquage. J'aurais dit au coach : "Il est pour moi, je m'occupe du petit". En tant que grand frère, je sais que si je lui mets deux ou trois fois la pression, ce n’est plus pareil."

Florentin Pogba, récupération maximale (7 mars 2017)

Dans sa lettre hebdomadaire, l’Observatoire du Football CIES (Centre Internationale d’Etudes du Sport) souligne les performances de Florentin Pogba, installé depuis peu dans le couloir gauche de la défense stéphanoise.

Pour l’analyse des performances individuelles, le CIES se penche sur six domaines de jeu et les données étudiées font référence aux 1000 dernières minutes jouées par chaque joueur en championnat.

Florentin Pogba se classe ainsi 5e meilleur récupérateur des joueurs appartenant aux 5 grands championnats européens. Avec une note de 89/100, le défenseur stéphanois est devancé par Omar Mascarell (Francfort), Xabi Alonso (Bayern Munich), Benedikt Höwedes (Schalke 04) et Sead Kolasinac (Schalke 04).

Comme le rappelle le CIES, l’étude de la récupération mesure les capacités des joueurs à minimiser les chances des adversaires par un bon travail d’interception. Des qualités comme le sens de la position et l’intelligence tactique sont ainsi primordiales.

> Lire la lettre du CIES