Données de juillet 2015

Nolan ROUX

Né le  01/03/1988 A Compiègne (Oise)
Taille: 1,82 m Poids: 78 kg Nationalité: Français/Camerounais

Poste

Attaquant 

Au club depuis:  21 juillet 2015 (Contrat de 3 ans)
Premier match en L1: 
Toulouse-Brest : (2-0) le 07/08/2010
Clubs précédents: 
SM Caen, Beauvais, RC Lens, Stade Brestois, Lille OSC 
Palmarès: 
Champion de France L2 2009 (RC Lens) 
                                 
                               
Nombre de matches en L1:
158     
Buts en L1 :
 41     
Sélections : Espoirs 2 sélections
A lire :   L'arrivée de Nolan Roux à l'ASSE   
          Une amusante présentation de Nolan Roux
              
Nolan Roux est le fils de Bruno Roux, ancien attaquant de Beauvais, Paris SG, Le Havre, Rennes,  reconverti en entraîneur.

Les débuts au RC Lens
Nolan Roux évolue dans les équipes de jeunes dans lesquelles son père Bruno Roux dirige les centres de formation, le SM Caen puis l'AS Beauvais. Il tente par la suite de s'émanciper en répondant favorablement à une offre du RC Lens. En juin 2008, il signe son premier contrat professionnel avec le club du Pas-de-Calais, où il progresse depuis 2004 dans les équipes de jeunes. Le 9 septembre 2008 , lors du deuxième tour qualificatif de la Coupe de la Ligue contre Sedan, il marque son premier but en équipe première, qui plus est lors de son premier match avec Lens, un quart d'heure après être rentré en jeu à la place de Fabien Laurenti. Le 15 septembre 2008 , il joue son premier match de Ligue 2 contre le FC Metz, entrant peu après l'heure de jeu en remplaçant Geoffrey Doumeng. 

Lors du marché des transferts hivernal, Roux est annoncé vers divers clubs, notamment Tubize, Mouscron ou le Cercle Bruges, mais certains clubs français suivent le jeune joueur comme l’AS Cannes. Il n'est cependant pas transféré et reste Lensois.

Le Stade Brestois
En manque de temps de jeu, il est contacté par plusieurs clubs français à l'été 2009. Finalement, il signe un contrat de trois ans au Stade brestois, le 25 juin 2009. Son contrat avec Lens est résilié quelques jours auparavant, pour faciliter son départ. Cependant, les présidents des deux clubs s'accordent verbalement sur ce que le Racing touche lors de la revente du joueur, ce chiffre étant fixé à 50 %. Pour son premier match en championnat avec son nouveau club, le 7 août contre Laval, Roux se montre tout de suite décisif en inscrivant le but de la victoire dans les arrêts de jeu, un quart d'heure après être entré sur le terrain. Rapidement à l'aise avec Brest, il enchaîne les réalisations et se place au soir de la 19e journée sur la troisième marche du classement des buteurs. Au classement, Brest s'invite dans la lutte pour la montée, et occupe à la moitié du championnat la deuxième place. Roux se blesse au genou une semaine avant ses premiers rendez-vous internationaux, lors du derby breton. Il fait son retour quelques semaines plus tard et remonte à la trêve hivernale sur le podium du classement des buteurs. Le 14 janvier 2010 , lors de la reprise, il marque le but vainqueur face au Havre, qui permet à Brest de rejoindre provisoirement Caen en tête du championnat. De retour à Bollaert en Coupe de France, il inscrit le but égalisateur mais ne permet cependant pas à son équipe de se qualifier pour les quarts.

Récent international espoir et troisième meilleur buteur de Ligue 2, il attire en mars 2010 les recruteurs étrangers, comme ceux du Werder Brême mais reste concentré sur Brest, qui marche vers la première division de journée en journée. Lors de la 33e journée contre Bastia, il réalise le second doublé de sa saison, dont un coup franc de trente mètres en pleine lucarne, qui donne à son équipe douze points d'avance sur le quatrième, Metz. Buteur de nouveau contre Tours, il permet avec Bruno Grougi à Brest d'officialiser sa montée en Ligue 1.

Nolan Roux inscrit son premier but en L1 contre l'AJ Auxerre lors de son second match de la saison. Au terme de la 4e journée qui oppose le Stade brestois au SM Caen, il permet à son équipe de mener au score grâce à une balle déposée en dessous de la transversale.
Il se blesse au métatarse fin décembre lors du match aller contre l'Olympique de Marseille puis au quadriceps lors de sa reprise à l'entraînement en février, ce qui lui fait manquer une partie importante de la saison.
Le 9 Avril 2011, de retour sur les terrains après sa longue blessure, Nolan Roux marque un magnifique but des 30 mètres, face à Rennes, où le Stade Brestois 29 gagnera 2-0.
De retour à Sochaux lors de la 29e journée, Roux inscrit un but contre Rennes lors de la journée suivante, en déclenchant dans ce derby breton une frappe lointaine qui vient se loger dans la lucarne rennaise. Sa fin de saison est un peu plus poussive mais le joueur éveille l'intérêt de nombreux clubs, dont Schalke 04 qui tente de l'enrôler pendant l'été 2011. 
Il reste finalement à Brest et inscrit 4 buts au cours de la première partie du championnat 2011-2012 dont un doublé face à l'AS Saint-Etienne (16ème journée).

Lille OSC

Le 20 janvier 2012 , Nolan Roux signe un contrat de quatre ans et demi en faveur du Lille OSC. Le montant du transfert est estimé à 8 millions d'euros dont 50 % est reversé au Racing Club de Lens à la suite d'un accord trouvé entre les deux présidents de Lens et de Brest lors du transfert du joueur en 2009. Huit jours plus tard, il prend part à son premier match avec le club nordiste lors du match comptant pour la 21e journée de Ligue 1 face à l'AS Saint-Étienne. Il s'illustre en marquant un doublé et offre en partie la victoire au Lille OSC (3-0).
Le 8 février suivant, lors du derby du Nord face à Valenciennes en huitièmes de finale de la Coupe de France, Roux inscrit son troisième but avec Lille en fin du match, mais cela ne change rien puisque le LOSC, tenant du titre, est éliminé (2-1). 
La saison 2012-2013 commence plutôt bien pour lui. Le 29 août 2012, il entre en jeu pendant les prolongations lors du match de barrage de Ligue des Champions 2012-2013 et fait une passe décisive à Tulio de Melo. Le LOSC gagnera ce match et sera qualifié pour la Ligue des Champions. Le 19 septembre 2012, il joue son premier match en Ligue des Champions contre le Bate Borisov en entrant à la mi-temps mais le match se finira par une défaite à domicile 3-1. 
Le tournant de la saison de Nolan se fera lors du match à Lyon contre l'Olympique lyonnais. Il est suspendu ce match-là et c'est Salomon Kalou qui le remplace à la pointe de l'attaque lilloise. Le LOSC gagne 3-1 et les titulaires de ce match le resteront jusqu'à la fin de la saison, poussant Nolan Roux sur le banc. 

La saison 2013-2014 est vécue comme une renaissance pour Nolan car, au bout de 12 journées de Ligue 1 et de 7 matches joués, il a marqué 5 buts dont un doublé face à un concurrent direct pour le titre : l'As Monaco. Dans son onze de départ, René Girard, le nouvel entraîneur du LOSC, a en effet choisi d'aligner les 2 attaquants du LOSC : Nolan Roux et Salomon Kalou. Lors de la 16e journée, Nolan Roux inscrit son 6ème but de la saison, qui est par ailleurs d'une importance capitale puisqu'il permet aux Lillois de gagner le match face à Marseille à la 92ème minute de jeu.

AS Saint-Etienne
Le remplacement de René Girard par Hervé Renard à la tête du LOSC va précipiter son départ, puisqu'il ne rentre dans les plans du nouveau coach. L'ASSE ayant transféré Mevlut Erding à Hanovre, se trouve sans attaquant après le départ déjà acté de Ricky Van Wolfswinkel : Nolan Roux sera donc choisi par les dirigeants stéphanois pour mener l'attaque verte et le 21 juillet 2015, il signe un contrat de 3 ans avec l'ASSE.

Parcours en sélections nationales
Très en vue en L2 avec Brest, Nolan Roux est appelé pour la toute première fois chez les espoirs français par Erick Mombaerts, le 6 novembre 2009. Alors qu'il peut honorer sa première sélection le 13 novembre contre la Tunisie en amical, ou le 17 novembre contre la Slovénie lors du tour préliminaire du championnat d'Europe 2011, Nolan Roux se blesse au genou une semaine avant ces deux rendez-vous internationaux.
Toujours à son aise en Ligue 2, il est une nouvelle fois convoqué par le sélectionneur pour le match amical contre la Croatie le 2 mars 2010. Titulaire, il inscrit un doublé, permettant par deux fois à la France de mener au score. 
Sa seconde sélection chez les espoirs intervient en août 2010 en match de qualification pour l'Euro 2011 face à la Belgique.
Il est convoqué par Erick Mombaerts en septembre 2010 pour les deux derniers matches éliminatoires de l'Euro 201123 mais est finalement forfait à la suite d'une blessure à l'épaule.

Saison Club Joués Buts Coupes Europe
1999-2000 SM Caen (jeunes)        
2000-2004 AS Beauvais Oise (jeunes)        
2004-2008 RC Lens (Centre de Formation)        
2008-2009 RC Lens (L2) 1   1m  
2009-2010 Stade Brestois (L2) 34 15 3m, 2b  
2010-2011 Stade Brestois (L1) 28 6 1m  
2011- janv 2012 Stade Brestois (L1) 18 4 2m, 2b  
janv 2012-2012 Lille OSC (L1) 17 5 1m, 1b  
2012-2013 Lille OSC (L1) 32 8 4m, 3b C1 : 8m
2013-2014 Lille OSC (L1) 30 9 3m, 1b  
2014-2015 Lille OSC (L1) 33 9 2m, 0b C1 + C3 : 3m +5m, 0+1 b
2015-2016 ASSE (L1)        

Nolan Roux vu par Romain Poyet (son ancien coéquipier à Brest) Source : Poteaux Carrés

Nouvel entraîneur adjoint d'Amiens (National) et ancien pensionnaire du centre de formation de l'ASSE (lors de la saison 1994-1995) Romain Poyet a joué trois saisons avec Nolan Roux au Stade Brestois (de 2009 à 20012). Resté fan de Sainté, le natif du Coteau nous présente la nouvelle recrue des Verts.

Quel style d'attaquant est Nolan ? Quelles sont ses principales caractéristiques ? (Faiseur de tresses)
Nolan est très, très bon devant le but. Il est doté d'une très belle frappe du pied droit. Il a cette faculté à décocher à tout moment des tirs qui peuvent faire mouche dans les vingt ou vingt-cinq derniers. Il avait mis des buts incroyables à Brest dans ce registre-là. Il est très soudain comme attaquant. C'est un bagarreur – dans le bon sens du terme – sur le terrain avec beaucoup de caractère. Il a la gnac et va, je pense, bien coller à la mentalité de Saint-Etienne. Ce n'est pas un attaquant fixe, il fait de très bons appels, il se déplace très bien. C'est un joueur de haut niveau.

Est-il un joueur qui aime prendre la profondeur ? Est-il rapide ? (Faiseur de tresses)
Oui. Par ses appels, Nolan arrive à se créer des espaces et est très rapide balle au pied.

Peut-il jouer dos au but, tenir le ballon dos au but avec deux défenseurs sur lui ? (Faiseur de tresses)
Oui, il est capable aussi de garder le ballon dos au but. Il a progressé à ce niveau-là. Je l'avais vu jouer l'année dernière contre Paris. Il avait été très convaincant dans ce registre-là. C'était un point qu'il devait améliorer lorsqu'il était à Brest, mais à l'époque il était encore très jeune. Ses trois saisons à Lille lui ont fait du bien. Il a progressé de ce point de vue. Après, je l'ai surtout vu à la télé mais contre Paris, encore une fois, je l'avais trouvé très bon.

Décroche-t-il beaucoup, apporte-t-il à la construction ? (Faiseur de tresses)
Nolan participe au jeu. Il se déplace dans la profondeur, il sait participer au jeu. Il ne reste pas devant à la Trézeguet. Il sait participer au jeu. Il a surtout une très bonne faculté à se déplacer pour être servi dans les meilleures conditions. 

Peut-il jouer fin et rapide dans des petits espaces, avec des redoublements de passes ? (Faiseur de tresses)
Oui, il est capable de le faire.

Plutôt Brandao ou plutôt Ricky ? (Faiseur de tresses)
Ni l'un, ni l'autre. Brandao, c'est un style assez puissant, assez athlétique. Il joue beaucoup sur son physique. C'est un très bon attaquant. J'adorais quand il jouait à Saint-Etienne avec Aubameyang, je les avais trouvés très complémentaires. Mais ce n'est pas du tout le même style que Nolan. Concernant Ricky, non, je l'ai pas vu énormément jouer et du coup je ne me suis pas attardé sur lui, surtout qu'il n'a pas beaucoup joué en seconde partie de saison. Je ne peux donc pas vraiment juger ni être très objectif. Mais Nolan a son propre style. Il peut faire des malheurs à Saint-Etienne.

Quel système lui convient le mieux ? (Faiseur de tresses)
Il peut jouer dans un 4-3-3. A Brest, on jouait en 4-5-1 ou 4-4-1-1. Il était devant, seul en pointe, à la limite du hors-jeu souvent. Il peut aussi jouer sur un côté, il l'a fait à Lille en 4-3-3. Dans un 4-4-2 aussi à la pointe de l'attaque. Je le préfère quand il est à la rupture, à la limite du hors-jeu parce que, grâce à ses courses, il arrive à bien se démarquer et se lancer dans la profondeur.

Que vaut son jeu de tête ? (Faiseur de tresses)
Paradoxalement, il est très, très bon sur les coups de pieds arrêtés. Je l'avais pas vu chez lui, sur le jeu de déviation, ce n'était pas son point fort à l'époque, comme sur les dégagements du gardien par exemple. En revanche, sur les corners et sur les coups-francs, il est étonnant. Nolan a un bon timing et il a mis pas mal de buts dans ces phases de jeu. A Lille, il en a mis quelque uns dans des positions corporelles un peu spéciales. Dans tous les cas, il est assez adroit de la tête sachant que ce n'est pas un très grand gabarit. Il fait quand même plus d'1m80. A Brest, il nous avait aidés à mettre pas mal de buts avec la tête sur des coups de pied arrêtés. Son premier but chez nous était sur un corner d'ailleurs !

Est-il aussi à l'aise des deux pieds ? (Poteau gauche)
Non, non, non ! Il a un très, très bon pied droit mais a un pied gauche moyen. A vrai dire, il vaut mieux avoir un très bon pied que deux moyens. Son pied droit est excellent à tout point de vue, que ce se soit sur sa frappe ou sa technique générale... Son pied gauche lui sert surtout à monter dans le bus (rires). Je rigole mais il ne le prendra pas mal.

Marque-t-il beaucoup sur corner et/ou coup franc ? (Poteau droit)
Pour l'anecdote, à Brest, on avait Bruno Grougi qui était le spécialiste des coups de pieds arrêtés. On n'avait pas trop vu Nolan dans cette position-là. On joue, un jour, contre Arles-Avignon. Nolan prend le ballon et a tiré un coup-franc en pleine lucarne ! Je ne dirais pas que c'est un spécialiste des coups-francs mais il en a marqué ! Mais il est meilleur à la retombée. Après, il est tellement soudain et imprévisible que parfois, il va en mettre un en pleine lucarne. Ça me rappelle d'ailleurs un mauvais souvenir, l'égalisation de Benzema dans les arrêts de jeu à Geoffroy-Guichard. Je ne l'avais jamais vu mettre des coups-francs comme à l'époque il y avait Juninho et puis un jour, il en envoie un en pleine lucarne dans un derby. Tu ne t'attends pas à ce but-là, à ce moment-là, de ce joueur-là car ce n'est pas sa spécialité. Eh bien, Nolan est capable de faire ça. Il a le sens du but.

Dans quels domaines est-il perfectible ? (Poteau gauche)
Forcément, il reste toujours perfectible. Il peut s'améliorer dans son jeu aérien, dans son jeu de déviation. Il peut s'améliorer un peu partout, comme son pied gauche. Mais je préfère le voir avec un très, très bon pied droit. Il peut être un peu plus régulier sur une saison. Après, il y a pas mal de choses qui rentrent en compte. A un moment donné, il a été blessé, à certains moments l'équipe était un peu moins bien, donc voilà : il peut gagner en régularité. Mais c'est un joueur de haut niveau.

Nolan Roux est-il meilleur que Matt Moussilou, avec qui tu as joué la saison dernière ? (Poteau droit)
Ce n'est pas comparable. Matt, je l'ai connu l'année dernière un peu sur sa fin de carrière. Il a connu une belle saison à Lille. Nolan arrive en pleine force de l'âge à Saint-Etienne. Quand Matt est arrivé à Sainté, il était en échec, il a été prêté. C'était compliqué comme lors de son transfert à Nice. Après, je ne peux pas trop me permettre de les comparer, ce sont deux potes à moi. J'ai beaucoup de respect pour les deux. J'ai surtout joué avec Nolan et avec Matt, lui, c'était surtout pendant sa fin de carrière. Je ne peux pas faire la différence. Ce que je peux dire, c'est que ce n'est pas parce qu'il vient de Lille qu'il ne va pas être performant. Pour moi, Nolan est une valeur sure du championnat et j'espère qu'il va faire la saison à quinze ou vingt buts qu'il mérite. Il a le pied, le sens du but pour ça. Son père était un excellent attaquant, il a ça en lui. Après ça c'était ressenti à Brest. A Lille, qui était champion de France, malgré une grosse concurrence et sa venue de Brest, il a mis en moyenne huit ou neuf buts. Ce que je lui souhaite, c'est d'être performant sur toute une saison. Il arrive dans un club extraordinaire et j'espère qu'il va tout de suite marquer des buts parce qu'il a ça en lui.

Peut-on comparer Nolan Roux à Mevlut Erding dans le style de jeu ? (Super Friteuse)
Non, ce n'est pas forcément le même style de jeu. Mevlut Erding est plus athlétique, n'a pas les mêmes caractéristiques. Je ne comparerais pas Nolan à Mevlut Erding qui est un très bon attaquant, mais ce n'est pas le même style. 

Certains supporters stéphanois craignent que l'ASSE perde au change. S'il reste sur une saison en demi-teinte, Mevlut a atteint une fois la barre des 10 buts en L1 et il l'a dépassée quatre fois. Nolan n'y est jamais arrivé depuis le début de sa carrière… (José)
Je ne partage pas du tout cette inquiétude. Dans le foot, tout est une histoire de confiance, une histoire de se trouver bien dans un bon club. Nolan est arrivé à Brest, dans un club où il se sentait très bien et il a été tout de suite très performant. A Lille, ça ne s'est pas trop mal passé. Comme je dis, il était jeune quand il est parti à Lille et il a, malgré tout, réussi à faire des saisons correctes pour un jeune joueur. Pour moi, il va rentrer dans une autre dimension au niveau du club, parce que, même si Lille est un gros club du Championnat de France, je pense que Saint-Etienne c'est autre chose encore au niveau du public, de l'histoire. Moi, honnêtement, je sais que Nolan a le potentiel pour être un attaquant qui peut te mettre quinze buts par saison sans problème. Il n'a quasiment jamais tiré les pénaltys dans tous les clubs où il a été, peut-être un ou deux, ce sont des choses à prendre en compte. Dans une saison, si tu as quatre ou cinq pénaltys, ça ne fait plus une saison à neuf buts, mais à treize ou quatorze buts. Non, non, moi je crois beaucoup en lui, je l'ai toujours soutenu, auprès de mes proches, de mes « potes », quand on parlait de foot et de Nolan, parce que, pour moi, c'est l'attaquant le plus talentueux, avec Djibrill Cissé que j'ai connu à Auxerre, dans un autre registre, avec lequel j'ai joué. Dans les vingt-cinq ou trente derniers mètres, il a une soudaineté, un sens du but... Moi, je suis très confiant. 

Nolan a réalisé deux doublés contre Sainté (avec Brest et Lille) mais il n'a jamais fait de triplé dans sa carrière. A quand le coup du chapeau de Roux ? (Aloisio)
(Rires) J'espère que ce sera à Saint-Étienne, et le plus rapidement possible pour qu'il se mette en confiance. Je l'ai d'ailleurs eu au téléphone il y a deux ou trois jours. S'il vous met quinze buts et pas de triplé, ce sera déjà une belle saison. Bon, après, c'est un peu anecdotique. Bon, mais, oui, pourquoi pas à Saint-Étienne, ce serait bien.

Son bilan est plutôt mitigé au LOSC, penses-tu que c'est dû à l’environnement du club, au système de jeu, ou tout simplement à son niveau ? Est-ce dû à manque de confiance de sa part ? (Mr Manchot, Greenwood)
Vous savez, les attaquants c'est toujours un poste particulier. Un attaquant qui met quinze à vingt buts par saison, c'est très rare, à part les grandes stars. Il faut être dans un environnement, il est arrivé avec un coach, il en a connu un autre derrière avec un groupe qui a un petit peu changé. L'an dernier, quand il jouait à Lille, j'ai trouvé que l'équipe jouait beaucoup pour Origi et un peu moins pour lui. Certes, c'est peut-être un bilan mitigé, on aurait pu peut-être attendre un peu plus de lui, mais il a la faculté de marquer plus de dix buts par saison dans les jambes, j'en suis persuadé, sur son talent et ses qualités. 

Tu as récemment été en contact avec lui. S'est-il renseigné auprès de toi pour préparer son installation dans le Forez ? Lui as-tu donné des conseils ? (Poteau droit)
Non, on a discuté simplement, parce que, moi, je suis comme les supporters, j'avais lu dans les journaux que Nolan Roux allait sur Saint-Étienne. Les Verts, c'est mon club de cœur. Je l'ai appelé pour savoir où ça en était. Il m'a dit que ça se ferait sûrement. Je lui ai dit qu'il allait dans un super club, et voilà. Il a connu ça avec Lens. Lens et Saint-Étienne, c'est un peu le même niveau au niveau du public, de l'aura dans le championnat de France. Saint-Étienne, c'est même un cran au-dessus, d'autant plus que Lens est en L2 maintenant. Je ne lui ai dit que du bien de Saint-Étienne et je suis convaincu que c'est le genre de club qu'il lui faut pour être épanoui. A Lille, tu es dans une grande ville, mais pas avec une très grosse passion pour le foot, même s'ils ont fait un grand stade, même s'il y a eu une grosse équipe il y a quelques saisons. Je pense que Nolan va découvrir une ferveur encore différente à Saint-Étienne. A notre petite échelle à Brest, il avait connu ça quand on était monté, et ça lui allait bien. Je suis convaincu qu'il n'aura pas du tout la pression et qu'au contraire cela va lui servir. 

Quand tu as échangé avec lui, as-tu eu l'impression qu'il était enthousiaste à l'idée de porter le maillot vert ? (Poteau gauche)
Oui, bien sûr ! Nolan se rend bien compte qu'il va dans un club qui fait partie du top 5 français et qui est sans cesse en progression depuis plusieurs années, qui a un super coach. Il réalise qu'il va entrer dans un gros club du Championnat de France. Même si je ne crache pas sur Lille, en termes de ferveur, Sainté c'est clairement un cran au-dessus !

Qu'est-ce qui te fait croire qu'il peut encore franchir un palier ? Le système de jeu stéphanois, l'environnement qui est fait pour lui ? (dragonvert43)
Le système de jeu, je ne sais pas trop, c'est l'affaire du coach. Mais moi, ce qui me fait croire ça, c'est qu'il n'a que 27 ans. Nolan est né en 1988, il est en pleine force de l'âge. On dit que les meilleures années pour un footballeur, c'est entre 28 et 30 ans. Il va être à maturité à Saint-Étienne. Il est sur trois ou quatre saisons à neuf buts et je pense qu'il va trouver un club à sa mesure. Je lui ai dit : "Si tu arrives, dès les premiers matches, à marquer, à être performant, tu vas t'éclater." L'important pour un attaquant, c'est la confiance. Si Nolan se sent soutenu et qu'il arrive à se mettre le public dans la poche, ça peut être une très, très bonne plus-value pour Saint-Étienne. 

Nolan a-t-il une bonne condition physique ? Est-ce que Roux se pète ? (Poteau gauche)
Non, non, il n'a quasiment jamais eu de pépin musculaire à ce que je sache. Il a eu une petite fracture d'un doigt de pied à l'époque, le métatarse, qui nous avait handicapés parce qu'il avait fait une première partie de saison à cinq ou six buts. Il se « pète » au mois de novembre pour 3 mois. En termes de blessure, il n'a pas eu de blessure musculaire : c'est quelqu'un d'assez solide, un guerrier. 

Quels sont ses rapports avec les supporters ? C'est quelqu'un qui aime partager, qui va à la rencontre du public ou qui est plutôt introverti ? (Superfriteuse)
Non, non, c'est un gars très simple, un bon mec, qui ne se prend pas la tête. A Brest il avait de très bons rapports avec les supporters. On était assez proches. Depuis trois ou quatre ans qu'il est à Lille, je ne sais pas quel rapport il a avec les supporters, mais d'une manière générale, c'est quelqu'un qui est assez proche des gens. Je ne vois pas pourquoi il aurait changé. Maintenant, ça va lui faire plus gros. Il n'aura plus cinq personnes qui vont l'attendre à la fin de l'entraînement, ce sera deux cents. Il va entrer dans une autre dimension au niveau de cette ferveur-là, mais, je pense, qu'avec les supporters il y aura une belle communion, car il est assez proche d'eux d'une manière générale. 

Est-il un "leader de vestiaire" ? (Super Friteuse)
Non, je ne dirais pas que c'est un leader de vestiaire, c'est un leader d'attaque. Nolan n'est pas le dernier pour faire le con et amuser la galerie. C'est un bon mec, simple, comme je les aime. Il va bien correspondre à la mentalité stéphanoise. 

Humainement, comment le définirais-tu ? (Super Fiteuse)
C'est un gars naturel, spontané.

Roux est-il roué, Roux est-il roublard ? (José)
Non, je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est roublard. Il est intelligent, il est malin. Roublard, ça a un petit côté péjoratif, je dirais plutôt malin, quelqu'un qui a beaucoup de caractère sur le terrain. 

En 2013, il avait raté les trois premiers matches du championnat pour avoir craché vers un arbitre lors d'un match de préparation du LOSC contre Mons. Tu peux lui demander d'avaler sa salive contre l'Ajax mercredi ? Promis, juré ? (Aloisio)
Craché ! (rires) Je vais le lui dire, je lui enverrai un texto. Disons que ça fait partie du personnage, il faut qu'il canalise plus son énergie pour sa performance sportive. Nolan Roux, s'il n'est pas en train de gueuler après les arbitres, ses partenaires, de s'engueuler lui-même, ce n'est pas le vrai Nolan Roux. Il a besoin de ça pour exister sur un terrain. A l'entraînement, partout, dans un match amical, encore plus dans un match de championnat, il faut qu'il garde ça parce que c'est sa force. 

Merci à Romain pour sa disponibilité, aux potonautes Naar et Stéphanois pour la retranscription.

Nolan Roux explique son transfert à l'ASSE (Source : l'Equipe du 2 août 2015)

"J'ai reçu un texto de Flo Balmont qui me dit que je je devrais regarder le journal. J'y apprends que l'entraîneur ne compte plus sur moi et veut recruter un autre attaquant. Sur le principe, c'est le foot. Après, sur la forme... Personne ne m'avait prévenu. Et j'avais dit que j'étais très content de rester un an jusqu'à la fin de mon contrat. J'ai demandé le numéro d'Hervé Renard et je l'ai appelé. Il a été très clair. Je n'entrais pas dans ses plans. J'ai bien compris que j'avais un salaire élevé et qu'il fallait que je libère une place. Ça m'a fait chier, je pensais rester. Je me suis mis tout de suite en quête d'un nouveau challenge.

 Je me suis trouvé un peu con. Hervé Renard m'a dit qu'il ne se serait jamais permis de faire passer ses messages par les médias. Je l'ai cru. Il est franc. On s'est revu au Touquet, il m'a tenu le même discours. J'ai senti qu'il était honnête. Je préfère qu'il me dise que je devais me trouver un club que rien du tout. S'il ne l'avait pas fait, j'aurais pu manquer de temps pour me retourner. J'ai dit : "OK, je vais reprendre avec Lille et je vous tient au courant si un club sérieux me contacte." Puis j'ai annoncé en stage que Saint-Etienne était intéressé.

 J'avais d'autres propositions de Rennes, Lorient et Caen au début du mercato. Mais j'ai attendu pour voir si Saint-Etienne allait se manifester. J'avais envie de dire qu'en 2012, lors de mon passage de Brest à Lille, Christophe Galtier voulait déjà que je vienne. Sur la fin, ça a été un peu bizarre à Lille. Le LOSC voulait que je reste, le temps qu'un nouveau arrive. Je serais resté un bouche-trou. Mais à mon âge, je n'avais pas envie de ça, de commencer comme troisième ou quatrième attaquant. Surtout à Lille, qui ne joue qu'avec une seule pointe. J'avais pris ma décision. Ce n'est pas moi qui voulais quitter le LOSC.

 Rejoindre Saint-Etienne ne constitue pas une régression. Je quitte un club qui a joué la Ligue des Champions et la Ligue Europa pour un autre qui peut la jouer. Saint-Etienne n'est pas un club de milieu de tableau mais un club mythique du championnat. Cela fait une paire d'années qu'il se trouve dans le top 5. Ce n'est pas un hasard. C'est un club très ambitieux qui se bâtit et y arrive. Il ne lui manque pas grand chose pour aller plus haut. J'espère être le chaînon manquant et je le pense. Le petit truc, c'est le mec efficace. Je suis venu ici pour marquer et gagner des matches, pas pour signer trois ans et voir comment ça se passe. 

Mon style de jeu et mon caractère devraient plaire au public. Il va chanter pendant quatre-vingt dix minutes, et moi, je vais me battre pendant quatre-ving-dix minutes. Je sais que je suis attendu dans le Forez, car un attaquant est parti et on n'est pas beaucoup à ce poste. Mais vous savez, un attaquant l'est toujours quand il arrive dans un club. A mon âge, je sais de quoi est fait le football !"

Nolan Roux vu par ses anciens coaches (Source : le quotidien gratuit 20 minutes du 28 janvier 2016)

Plusieurs de ses anciens entraîneurs évoquent la situation de Nolan Roux sur le site du quotidien gratuit 20 Minutes.

 Alex Dupont (entraîneur de Brest): "Des fois, un coup de pied aux fesses peut faire du bien. La balle est dans son camp et son avenir dépendra de sa réussite sportive, avec un meilleur ratio à trouver entre ses occasions et ses buts. Ne pas marquer mine vraiment Nolan".

 Jean-Guy Wallemme (ancien entraîneur de Lens) : "Un peu comme Tony Vairelles, il peut faire mal aux défenses. Multiplier les efforts fait partie de ses gènes."

 Georges Tournay (ancien directeur du centre de formation de Lens) : "Nolan n’était pas un garçon avec beaucoup de talent mais c’était un vrai buteur dès les catégories jeunes. Nolan a le but dans la tête et il s’est toujours mis beaucoup de pression. Je m’étonne de le voir ailier droit avec l’ASSE et plus encore d’entendre ce qui se dit sur son attitude. Il avait du caractère mais on n’a jamais rien eu à lui reprocher sur son état d’esprit à Lens. Je passais beaucoup par son papa qui l’encadrait bien."

Les confidences de Nolan Roux (Source : Poteaux Carrés du 21 avril 2016)

Nolan Roux se confie aujourd'hui dans Le Progrès. Extraits.

 "Les gens ont dit que j'ai failli partir au mercato. De mon côté, je savais que j’allais rester là. Depuis cette époque, j’ai un peu plus de temps de jeu. J’ai aussi retrouvé ma place d’avant-centre. Il y a certains moments cette année où j’ai douté parce que je ne voyais pas la saison comme ça. Je ne la voyais pas, non plus, extraordinaire mais je ne pensais pas qu’elle serait aussi difficile personnellement. Je ne dis pas que tout a changé parce que j’ai marqué trois buts mais je retrouve petit à petit la joie de pouvoir participer aux matches.

J'ai fini les deux dernières saisons à neuf buts. Ce serait bien d’atteindre le même total. Au moins neuf. Voire dix. Mais le plus important c’est que le club accède à ses objectifs. Je ne veux pas dire que je rêve du podium mais j’ai envie de finir le plus haut possible. Il faut qu’on poursuive sur notre lancée. Tant qu’on gagne les matchs, tout est jouable. Il ne faut surtout pas faire la fine bouche. On en est déjà à plus de 50 matchs cette saison et ce que l’on est en train de faire, c’est très bien. Maintenant, il reste un coup de collier à mettre. Il faut tout donner.

 Je me suis toujours senti bien dans ma peau même si c’est dur lorsqu’on ne joue pas. Le pire c’est quand on reste à la maison et que les coéquipiers jouent. Cela m’est arrivé pas mal de fois cette saison. C’est la première année que je participe à aussi peu de matchs. J’en suis à 17 rencontres de championnat comme titulaire. D’habitude, c’est 28 par saison. C’est tout nouveau pour moi mais cela fait partie d’une carrière. Il y a des moments où l’entraîneur ne vous choisit pas et où il faut attendre sa chance."

Nolan Roux a failli quitter l'ASSE au mercato hivernal de janvier 2016 (Source : Poteaux Carrés)

Dans un entretien publié sur le site de So Foot, l'ancien vilain Gaël Danic nous apprend que Nolan Roux envisageait de le rejoindre lors du mercato hivernal.

 "À Bastia, il nous a surtout manqué un avant-centre cette saison. Si je bossais à la cellule de recrutement, avec quel attaquant évoluant en France j'aimerais évoluer ? Bon moi c’est mon pote, on est voisins à Lille, là je vais au baptême de sa fille, nos femmes s’appellent tous les jours, c’est Nolan. Qui n’est pas forcément en odeur de sainteté à Saint-Étienne. Le profil du joueur correspond à la mentalité corse – parce que c’est important – c’est quelqu’un qui est avare d’effort [sic], qui est discret, qui mouille le maillot. Et il a un style de jeu, en profondeur, avec les gars qu’on a sur les côtés qui centrent, c’est le joueur typique qui nous faudrait. Et en plus, il adore la pêche. Je lui en ai parlé, on en a parlé ici. Il était prêt à venir puis il a eu une discussion avec Saint-Étienne et ça se passe un petit peu mieux depuis janvier. C’est le joueur qu’il nous faut."

Les statistiques de Nolan Roux (25 avril 2016 : Source : Poteaux Carrés)

Son doublé dimanche contre Lorient (2-0) et sa performance parfaite permettent à Nolan Roux d'afficher la meilleure feuille de stat de son histoire.

 En effet, il atteint ainsi la symbolique barre de 50 buts en Ligue 1, mais également la plus habituelle barre des 9 buts sur une saison. Comme en 2015, 2014 et 2012 !
Roux ultra régulier, surtout si on y ajoute les 8 buts de sa saison 2013.

Mais si on y regarde de plus près, en terme d'efficacité il accomplit sa meilleure saison. Ses 1706 minutes de jeu cette année représentent son plus faible temps de jeu depuis ses premiers pas en Ligue 1.
Au point qu'il en est à 1 but toutes les 190 minutes.

L'an dernier il affichait un ratio d'un but toutes les 261 minutes, et ne présentait pour meilleur ratio jusqu'à présent qu'un pion toutes les 237 minutes en 2013 avec Lille.

Même en ne claquant pas un pion sur les 3 dernières journées, et en disputant les 3 matchs dans leur intégralité, il afficherait en fin de saison son meilleur rapport but / temps de jeu.

On ne lui en voudra néanmoins pas d'arriver d'ici fin mai à enfin présenter un bilan de buts à deux chiffres.