Données de novembre 2016

Stéphane RUFFIER

Né le  27/09/1986 A Bayonne
Taille: 1,88 m Poids: 90 kg Nationalité: Français

Poste

Gardien

Au club depuis:  11 juillet 2011 (Contrat de 4 ans, prolongé jusqu'en 2018 le 23/09/2014)
Premier match en L1: 
Monaco-Metz : 2-0 le 15/08/2007
Clubs précédents: 
Bayonne, Monaco
Palmarès: 
Finaliste de la Coupe de France 2010 
Nombre de matches en L1:  
303
Buts:
 0
Sélections : 2 sélections A 
A lire :   L'arrivée de Ruffier à l'ASSE      Prolongation du contrat le 23/09/2014        
Ruffier un gardien au top (janvier 2015)    Prolongation jusqu'en 2021 (le 20/11/2016)
Ce lundi 11 juillet 2011, les dirigeants stéphanois ont réussi un joli coup en enrôlant Stéphane Ruffier, le robuste gardien de l'AS Monaco, fraîchement relégué en L2.
Portrait
Stéphane Ruffier, né le 27 septembre 1986 à Bayonne. Il est le fils de Jean-François Ruffier, champion de France de pelote basque à chistera, et Patricia Ruffier. Il a deux sœurs, Sabrina et Sandra (ancienne patineuse artistique)1. Il mesure 1,87 m et pèse 90 kg.
À l'âge de quatre ans, il emprunte les gants et la balle de pelote de son père pour jouer dans le garage. Il est malgré tout attiré par le football et prend deux ans plus tard sa première licence à l'Aviron bayonnais. Plus grand que les autres, il débute comme attaquant mais son bagage technique est limité et Michel Camiade, son premier entraîneur à Bayonne, lui propose de devenir gardien de buts. Il est très bon et commence à se passionner pour le poste. Assidu aux entraînements, il montre une impressionnante motivation à ses éducateurs. A 12 ans, il remporte la Coupe des Pyrénées et est sélectionné pour jouer avec la sélection basque en lever de rideau du match Argentine-Japon lors du Mondial 1998 (1-0) à Toulouse.
Un an plus tard, il effectue un essai non concluant au Montpellier HSC ; il est ensuite repéré, au printemps 2002, par Arnold Catalano, recruteur de l'AS Monaco, qui le convie à un tournoi en Italie. Expulsé lors de son premier match, il plait à Gérard Banide, patron de la formation monégasque et signe son premier contrat de formation à l'AS Monaco le 2 août 2002. Il suit les enseignements d'anciens joueurs tels Jean-Luc Ettori, André Amitrano ou André Biancarelli et intègre le groupe senior en 2004. Il effectue la saison 2004-2005 dans l'équipe de CFA. Pour la saison 2005-2006, Christian Sarramagna, entraîneur de l'Aviron bayonnais qui vient d'accéder au National demande à Didier Deschamps, l'entraîneur de Monaco, de prêter au club basque un certain Stéphane Ruffier. Ce prêt va lui permettre de jouer à un meilleur niveau que le CFA, et lui sera donc profitable : il joue l'intégralité de la sasion comme titulaire. 
De retour en 2006, il est de retour comme 3e gardien et est barré en équipe première par Flavio Roma et joue en équipe réserve. Il joue tout de même 3 matchs de Coupe de France contre Quevilly (2-0), le Toulouse FC (victoire 2-0) et FC Sochaux (défaite 0-2).
En 2007, il  signe avec l'ASM son premier contrat pro et prend la place de 2e gardien, derrière Flavio Roma mais devant un Guillaume Warmuz en fin de carrière. Le 15 août 2007, il joue ses 33 premières minutes de Ligue 1 contre le FC Metz (victoire 2-0) en remplaçant Roma à la 58e minute.
Le 18 août 2007, après la blessure de Roma lors de la 3e journée, Stéphane Ruffier fête sa première titularisation dans l'élite lors d'une belle victoire 3-0 à Sochaux dont il fut un des meilleurs acteurs. En octobre, il devient international espoir pour les deux matchs de qualification à l'Euro espoirs 2009 face au Pays de Galles et Malte. Il jouera 12 matchs complets cette saison-là (dont deux de Coupe).
Dès le début de la saison 2008-2009, il efface définitivement Roma et devient le nouveau gardien titulaire de l'AS Monaco. Son intérim de la saison précédente a fini par convaincre son entraîneur, Ricardo. Malgré son nouveau statut, il garde la tête sur les épaules et est conscient de la pression qui incombe à ce poste. Il gagne également sa place en équipe de France espoirs et prolonge son contrat avec l'ASM jusqu'en 2010. Alors qu'en novembre 2008, il est arrêté pour 5 semaines à cause d'une fracture du 4e métacarpien de la main droite, son entraîneur remet en cause sa place de titulaire en mettant en balance les performances de Flavio Roma durant son absence. L'italien se blesse finalement 2 semaines plus tard et c'est Yohann Thuram-Ulien (3egardien) qui le remplace. Le basque est finalement de retour dans son but en décembre. Ainsi, il joue 32 matchs de championnat et s'impose comme une valeur sure du championnat à son poste, malgré la saison en dents de scie de son club (11e). Jean-Luc Ettori, qui connaît bien son ancien poulain, tempère et déclare à son sujet : « Le danger, c'est son impatience dans le jeu, prévient-il. Il (Ruffier) est électrique. Or, dans les buts, il faut aller vite sans se précipiter ».
Lors du mercato estival 2009, les Girondins de Bordeaux, le LOSC et le Paris-SG souhaitent le recruter mais il prolonge finalement pour 3 ans à Monaco en juin 2009. L'arrivée de Guy Lacombe montre un changement dans les habitudes du club; ainsi, le club du Rocher fait l'effort de garder les jeunes joueurs du club comme Ruffier (23 ans), Nimani (21 ans), Mollo (21 ans), Mongongu (20 ans).
En 2010, le portier monégasque débute l'année de la meilleure des façons en enchaînant pas moins de 4 matchs sans concéder le moindre but. Son incroyable prestation au Parc des Princes contre le PSG (victoire 1-0) le 20 janvier constitue selon de nombreux observateurs l'un des meilleurs matchs de sa jeune carrière. Il est même désigné meilleur joueur de la journée par francefootball.fr. L'AS Monaco finit la saison 2009/2010 à la 8e place avec un total de 45 buts encaissés, soit 1,18 but/match.
Malgré sa nomination en tant que capitaine par Guy Lacombe, le début de la saison 2010/2011 est plus compliquée pour le portier français, l'équipe du rocher pointant à la 17e place du Championnat à la mi-saison. L'AS Monaco sera finalement relégué en Ligue 2 en fin de saison avec 44 points. L'ASM terminent à la 18ème place devant Lens et Arles-Avignon. 
Il s'engage le 11 juillet 2011 avec l'ASSE pour un contrat de quatre ans avec les Verts. Le club aurait déboursé 3 millions d'euros (plus quelques bonus) pour s'attacher les services de l'international français. En concurrence directe avec le gardien numéro 1 des Verts depuis de nombreuses années, Jérémie Janot, le coach stéphanois, Christophe Galtier, annonce le lendemain de sa signature que Stéphane Ruffier sera le gardien titulaire pour la saison à venir.
Ruffier et l'Equipe de France
Au mondial 2010, Ruffier fait partie des joueurs surveillés par Raymond Domenech et son staff. Il ne sera pas retenu dans le groupe des 30, et donc des 23. Mais suite au forfait de Cédric Carrasso, Stéphane Ruffier est donc appelé en renfort par le staff de l'Équipe de France. Il participe aux entraînements sans avoir le droit d'être inclus sur les feuilles de match suite à une décision de la FIFA. À la nomination de Laurent Blanc, il est appelé en tant que gardien no 1 pour le match amical des Bleus face à la Norvège, le 11 août 2010. Il fait ses débuts avec les Bleus lors de cette rencontre (défaite 2-1).
L'avis d'Albert Rust, l'entraîneur des gardiens de l'ASSE
"Son gros caractère lui permet de gérer la situation de la concurrence. S'il est brut de décoffrage et n'accepte pas l'injustice, c'est un mec droit, doté d'une grande maîtrise mentale. Peut-être le cache-t-il, mais rien ne peut le contrarier. Le public l'a déjà adopté. C'est un monstre, une masse, du costaud, du top. Son gabarit constitue vraiment un avantage. Il est vif pour sa taille, agressif. Sur ses prises de balle et dans son jeu au pied, il joue toujours en avançant, en pensant à couper les trajectoires. Comme il n'a peur de rien, il pêche parfois par excès de confiance, comme en allant chercher une balle d'une main. Or il n'y a jamais de ballons faciles. Il est atypique et je ne lui vois pas d'équivalent en France. Il me fait penser aux gardiens allemands comme Sepp Maier. A bien y réfléchir, c'est le Oliver Kahn français. On dit souvent que nos gardiens ne peuvent pas jouer en Angleterre. Je ne me fais aucun souci pour lui."
L'avis de Christophe Galtier (Le Parisien du 25 octobre 2015)
"C'est un joueur qui a beaucoup d'ambition. Cela ne veut pas dire qu'il est prétentieux. Il a envie de jouer au très haut niveau. Pour lui, le très haut niveau, c'est la scène internationale ou la Ligue des Champions. Pour l'atteindre, il faudrait peut-être qu'il ait plus d'exposition. Il évolue aussi à un poste très délicat. Certains très bons gardiens français n'ont pas eu la reconnaissance internationale, comme Sébastien Frey. Depuis l'échange qu'il a eu avec le sélectionneur, j'ai vu une évolution. Je vois un garçon apaisé. Apaisé et déterminé."
L'avis de Jean Christophe Bahebeck (Le Parisien du 25 octobre 2015)
"Je ne le vois pas beaucoup. Mais il n'est pas mystérieux non plus. Il est comme il est. C'est quelqu'un de discret. J'ai souvent entendu dire des choses bizarres sur lui mais quand on le connaît, c'est un très bon gars. Ce n'est pas parce qu'il ne parle pas à la presse que ce n'est pas une bonne personne."
L'avis de Bernard Caiazzo (Téléfoot du 25 octobre 2015)
Ruffier ne veut plus être numéro trois chez les Bleus ? Moi je comprends la personnalité de Stéphane, c'est quelqu’un qui est particulièrement droit, honnête et qui a un caractère de franchise comme on en voit peu aujourd’hui. Il a cette capacité à dire son ressenti. D'ailleurs Didier Deschamps l'a parfaitement compris, c'est un peu la mentalité basque. Ce n'est pas définitif mais il y a une sorte de frustration de Stéphane. Dans l'esprit des observateurs et de beaucoup de monde, Stéphane est plutôt dans les deux meilleurs gardiens français minimum que le troisième. Après il y a peut-être une question d’expérience. Mais bon, Lloris ne joue pas la Champions League, Mandanda non plus. Il y a une sorte de frustration. Moi je crois qu'il faut mettre en avant l'honnêteté du garçon. Moi je préfère quelqu'un qui dit ce qu'il ressent plutôt que quelqu'un qui va pour jouer, pour être dans un état d'esprit comme on a pu voir. Moi je sais que Mickaël Landreau a beaucoup critiqué Stéphane mais Mickaël, attention, tu n'avais pas peut-être l'esprit de la même façon, est-ce que tu aurais fait pareil, je ne sais pas. Moi je veux défendre Stéphane même si j'aime beaucoup Mickaël.
 
Saison Club Joués Buts Coupes Europe
-2002 Bayonne (Équipes de jeunes)         
2002-2004 Monaco (formation)         
2004-2005 Monaco B         
2005-2006 Bayonne (National)  38 0    
2006-2007 Monaco (L1)  0 0 3  
2007-2008 Monaco (L1)  10 0 2  
2008-2009 Monaco (L1)  32 0 4  
2009-2010 Monaco (L1)  37 0 7  
2010-2011 Monaco (L1)  34 0 4  
2011- 2012 ASSE (L1)  38   3  
2012- 2013 ASSE (L1)  38   8  
2013- 2014 ASSE (L1)  38   1 C3 : 4 matches
2014- 2015 ASSE (L1)  38   7 C3 : 8 matches
2015- 2016 ASSE (L1)  38   4 C3 : 11 matches
2016- 2017 ASSE (L1)  ...   ... C3 : ....

Stéphane Ruffier vu par d'anciens Verts (février 2015)

Ultime rempart de la cage la mieux gardée d'Europe avec celle de Manuel Neuer, Stéphane Ruffier met en échec 80,6% des tirs cadrés qu'il subit, deuxième meilleur bilan d'Europe derrière Yann Sommer, le portier de Mönchengladbach. Dans la dernière édition de France Football, trois anciens Verts donnent leur avis sur le portier stéphanois.

 Jérôme Alonzo : "Ponctuellement, sur ce qu'il montre depuis quelques temps, "Ruff" est le plus performant des trois gardiens de l'équipe de France. Là où je trouve qu'il est  plus fort que Lloris et Mandanda, c'est sur ses interventions latérales, dans tout ce qui est réflexe droite-gauche. En plus, il a progressé dans ses déplacements vers l'avant et sa reprise d'appuis vers l'arrière, où il était vulnérable auparavant. Il est vraiment explosif pour un tel gabarit et ça rend ce type d'intervention encore plus impressionnant pour les observateurs mais aussi pour les adversaires. Il y a des domaines ou Stéphane reste un peu en dessous de ses deux acolytes. Le jeu vers l'avant de Lloris reste une référence. Hugo est le plus rapide des trois, le plus aérien, le plus fluide. Et il a cette mentalité pour aller très vite dans les pieds adverses ou pour couper une passe en profondeur adverse. Et puis il y a son leadership qui s'est affirmé sous Deschamps. Et ça, ça n'a pas de prix dans un groupe. Steve est celui qui lit le mieux les un contre un, il anticipe, alors que Stéphane et Hugo sont davantage dans la réaction. Si Steve est redevenu très performant cette saison, j'ai l'intuition que la montée en puissance de Stéphane n'y est pas étrangère. Jusque-là, Stéphane est un peu resté dans l'antichambre de la Coupe d'Europe avec Sainté, il lui manque une épopée européenne qu'ont déjà connue Hugo et Steve."

 Elie Baup : "Il dégage une réelle impression de puissance actuellement. Il a un charisme très physique, à la manière d'un Oliver Kahn. Et en regardant les matches, j'ai la sensation qu'il commence à "manger" le cerveau des attaquants adverses qui, l'espace de quelques millièmes de seconde, ont une hésitation dans leur geste parce que Steph est en face. Il y a des fois où il semble infranchissable. Selon moi, Steve possède la technique la plus aboutie, meilleure que celle de Stéphane. Il a une technique de mains d'une très grande propreté et un jeu au pied impeccable, que ce soit long ou court. Steve possède une vraie intelligence pour comprendre les situations et son environnement. On ne reste pas aussi longtemps capitaine de l'OM sans posséder cela. C'est pour ça qu'il est un numéro 2 intéressant : il est très performant, mais il gère très bien  les données en sélection. Selon moi, la hiérarchie des numéros 1 et 2 ne sera pas bousculée avant l'Euro. C'est un secteur qui donne satisfaction à Didier Deschamps et je ne le vois pas le remettre en cause. En vue d'une longue période de vie commune à l'Euro, Deschamps va peut-être réfléchir aussi. Le numéro 3 n'est pas forcément le troisième meilleur mais le meilleur troisième. Landreau présentait des garanties, est-ce que Ruff en présente autant ? Ça va être un élément d'observation du sélectionneur."

 Grégory Coupet : "L'an passé, j'avais souligné le manque d'autorité de Stéphane Ruffier sur ses partenaires. Je ne suis pas certain qu'il ait fait des progrès à ce niveau-là. Je trouve que globalement son attitude est restée la même. Mais il est beaucoup plus efficace. C'est même très impressionnant cette faculté qu'il a actuellement de tout arrêter. On dirait un mur. En performance pure, il appartient désormais à la même catégorie que Hugo Lloris et Steve Mandanda, même s'il ne possède pas les mêmes caractéristiques : Hugo est plus agressif, Steve peut-être plus technique. Mais Ruff dégage une vraie puissance avec beaucoup d'explosivité. Après, il leur manque encore une dimension : je trouve que dans leurs sorties aériennes, ils sont encore trop tendres. Ils subissent un peu les événements. Regardez un Anthony Lopes à Lyon. Malgré son gabarit plutôt léger, il y va et on sent une réelle gourmandise à y aller. Chez nos trois gardiens, celui qui réussira à acquérir cette dimension prendra un avantage déterminant sur les trois autres. C'est pour ça que la hiéracrchie n'est pas définitivement établie selon moi."

Stéphane Ruffier vu par Grégory Coupet (Le Progrès du 20/02/2015)

"Il est plutôt régulier. Il assume un rôle important dans la bonne réussite de son club. Je pense qu’il a un rapport très positif sur le nombre de matchs qu’il a joué. Stéphane est en train de confirmer tout le bien qu’on pense de lui. On le voit chaque année avec un niveau de performance de plus en plus élevé. Il est très tonique sur sa ligne notamment. Il a avant tout une capacité à être efficace. Il fait souvent le bon geste au bon moment, sans fioritures. Stéphane doit à mon avis être encore plus meneur dans son groupe.

 À la base, c'est une personne discrète. Il est clairement facile à vivre. Il ne se mettra jamais en avant. C'est un mec bien, tranquille, qui ne fait jamais parler de lui en dehors du terrain. Il fait partie des meilleurs. Il fait partie du gotha. Stéphane est de plus en plus reconnu, pour moi il devient une vraie valeur sûre à ce poste-là. L’attente serait qu’il devienne encore plus leader. C’est un gardien un peu introverti, un peu dans son monde. Par rapport à ce qu’il est devenu, il a les moyens de plus revendiquer et il doit le faire.

 À l’étranger, il pourrait avoir une remise en cause intéressante, une ouverture d’esprit. Partir est régénérant. Découvrir d’autres stades fait du bien.Je ne dirais pas qu’il a fait le tour de la Ligue 1 parce qu’il y a toujours mieux à faire et il n’y a rien de tel que de gagner des titres. S’il doit partir, je lui conseille de bien se renseigner sur l’entraîneur des gardiens. À l’Atlético, c’était la seule personne que je n’avais pas rencontrée et c’est ce qui m’a manqué. Il faut bien qu’il s’assure aussi qu’il est vraiment désiré et qu’il se renseigne sur la méthode d’entraînement."

Stéphane Ruffier dans l'Equipe (du 23/01/2016)

Cela arrive tous les jours d'être frustré et de se titiller avec des joueurs sur un terrain. Les choses sont parfois dites sur un mauvais ton car cela peut tomber dans un moment difficile d'un match. Mais de là à perdre le contrôle et tout défoncer, non, jamais. Je ne suis pas l'homme que l'on décrit. Je ne suis pas une terreur du vestiaire, loin de là. Je suis plutôt quelqu'un qui arrive à prendre du recul. Seuls les proches qui me côtoient au quotidien me connaissent. Dans la vie de tous les jours, je suis comme mon père. Lui, c'est la force tranquille. Comme lui, je suis très calme, discret. On n'exprime pas trop nos émotions. Les gens ne me voient que sur un terrain de foot, quand je suis dans la concentration et l'effort. Ce n'est pas mon meilleur visage mais ce n'est pas grave. Je n'écoute pas ceux qui me font passer pour quelqu'un que je ne suis pas. Au fond de moi, je me dis : "Si vous saviez à quel point vous vous trompez..."

 Où serai-je le jour du coup d'envoi de l'Euro, le 10 juin prochain ? La saison est encore longue... L'Euro est proche mais pas tant que ça non plus. Il peut se passer beaucoup de choses d'ici là. Regardez, en 2014, je n'étais pas censé être à la Coupe du Monde au Brésil. Ne vous inquiétez pas pour moi ! Je suis calme et serein. On a discuté avec le sélectionneur. Beaucoup de choses ont été écrites sur notre discussion mais personne ne sait ce que l'on s'est vraiment dit. Seulement Deschamps et moi. En fait, il n'y a aucun problème. Personne n'a dit que Ruffier arrêtait sa carrière internationale. Rien n'est fait, tout est ouvert...

 Le jour de foot que j'aimerais ne pas revivre, c'est la défaite de la saison dernière à Paris. Ce n'est pas pour le 5-0 car, contre le PSG, c'est souvent le tarif. Le Parc a paraît-il la plus belle pelouse d'Europe. eh ben, au moment où je veux contrôler un ballon qu'on me donne en retrait, la seule micro-motte de terre qui fait sauter le ballon, elle est pour moi ! (Rires) Incroyable ! Le ballon saute juste au-dessus de mon pied et là, c'est l'erreur. A cet instant, tu n'as qu'une envie, c'est que la journée s'arrête, ou partir sur une autre planète, je ne sais même pas laquelle ! (Rires) Tu te dis : "J'ai rêvé là ?!" En plus derrière ça me plombe le match. J'essaie de me remettre dedans, mais tout s'enchaîne, ce n'est que le début de la catastrophe !

 Le jour où j'ai fait l'arrêt parfait ? Lors de la finale de la Coupe de la Ligue, mon premier arrêt sur Mevlut Erding au bout de trente secondes de jeu est un arrêt qui marque. Erding reçoit un ballon un peu sur le côté droit, il rentre dans la surface et il tire. Sa frappe est déviée et je vais la chercher main opposée dans ma lucarne gauche. Ce n'est pas l'arrêt le plus spectaculaire, il a l'air simple mais il est très important et très dur à réaliser."

Stéphane Ruffier vu par Fabrice Grange (le 05/05/2016)

Invité avant-hier de l'émission "Club ASSE" sur TL7, l'entraîneur des gardiens stéphanois Fabrice Grange a évidemment parlé de Stéphane Ruffier.

 "Au bout de cinq minutes contre Toulouse, je me suis dit : "ça fait une demi-heure qu'on joue !" Je n'en pouvais déjà plus. Stéphane a très bien fait son travail. Ce qu'il fait, c'est aussi grâce au placement de ses défenseurs et au collectif. Il a fait match exceptionnel, il a réussi tout ce qu'il a entrepris. Il a fait un match d'international. J'ai l'impression que tout le monde tombe des nues après son match. Mais moi, ça fait quatre saisons que je travaille avec lui. C'est un garçon régulier, qui fait ses saisons depuis qu'il est professionnel. Il amène sa pierre à l'édifice dans les bons résultats de l'ASSE depuis qu'il est au club.

 Quand on critiquait le jeu au pied de Stéphane les années précédentes, faut regarder les situations. Moi je suis partisan. Il se fait presser, il allonge, il n'y a pas de risque à  avoir à ce poste. Aucun. C'est son avis, c'est mon avis. On ne prendra pas de risques. On dit qu'il a progressé, mais il a toujours eu un pied qui est très, très correct voire bon. Il est capable de jouer sur les excentrés, sur un avant-centre qui part dans l'axe comme on l'on vu sur le but de Nolan contre Lorient. On vante le jeu au pied de Trapp, de Neuer, mais quand ils sont sous pression, ils font comme tout le monde, ils allongent. 

Depuis quatre ans, on a fait minimum 16 clean sheets par saison. Comme Stéphane le dit, il s'inscrit dans le collectif. C'est le dernier rempart donc forcément il en bénéficie. Il est capable de garder sa cage inviolée. C'était notamment le cas contre Troyes. On n'en parle pas mais il y a un arrêt à faire et il le fait. Ce sont certainement les matches les plus durs. On patiente, il faut rester concentré et sortir le ballon. C'est la 93e et ça rapporte trois points [ndp2 : c'était en fait la 89e et ça a rapporté deux points]. L'important c'est d'être régulier et c'est ce qu'il est. Il a cette force d'imposer quelque chose à l'attaquant. Le plus important c'est de rester debout le plus longtemps possible sans donner de solution, d'indication à l'attaquant."

Stéphane Ruffier vu par Guillaume Warmuz (le 02/11/2016)

Guillaume Warmuz donne son avis sur son ancien coéquipier Stéphane Ruffier dans un entretien paru aujourd'hui sur le site de France Football. Extraits. 

"Il est jeune, il n'a que trente ans. Ce que j'aime beaucoup chez lui, c'est qu'il est régulier. Il a déjà disputé beaucoup de matches et est rarement blessé. Je l'ai côtoyé à Monaco, il était le troisième gardien avec Flavio Roma et moi-même. On sentait une très grande motivation en lui. On sentait son ambition, il a appris le métier avec nous, avec des qualités techniques et physiques très très intéressantes. Il fait partie des tous meilleurs gardiens français. À 30 ans, c'est vraiment l'âge où l'on commence à se sentir bien dans les buts. Ses meilleures années sont encore à venir. Que ce soit avec les Verts, peut-être, ou alors plus haut, dans un club plus huppé.

 Il est assez complet, que ce soit son jeu au pied, sa très bonne lecture de jeu, sa prise de balle. Il est aussi bon sur sa ligne, avec son explosivité, sa tonicité, sa force qui le caractérise. Et je n'oublie pas son mental. Pour le coup, ça en fait un gardien complet. J'aime son envie de repousser en permanence les équipes adverses. Maintenant, en plus, il a pas mal d'expérience dans tous les niveaux, que ce soit en Coupe d'Europe, et même en équipe de France. Chez les Bleus, il y a toujours de la concurrence. Il y a Hugo le titulaire, et deux ou trois gardiens derrière lui : Ruffier en fait partie. Mais il ne faut pas se décourager. On ne sait jamais de quoi l'avenir est fait."

Stéphane Ruffier vu Christian Lopez, ancien Vert (le 30/11/2016)

Christian Lopez évoque sa première rencontre avec le gardien des Verts dans la Pravda du jour.

 "Peu après son arrivée à Sainté, je suis venu saluer Stéphane Ruffier à l'Hôtel du Golf. Il m'a pris de haut, normal, il est plus grand que moi ! Je me suis dit : "quel con, celui-là, il a un de ces cigares !" Avec son aspect brut et renfrogné, tu as l'impression qu'il fait toujours la gueule. J'ai su plus tard qu'il était basque. Ils ont un caractère comme ça."

Stéphane Ruffier vu Jean-Pascal Mignot, ancien Vert (le 30/11/2016)

Libre depuis son départ de Sochaux et s'entraînant actuellement avec la réserve de l'AJA, Jean-Pascal Mignot (35 ans) encense Stéphane Ruffier dans la Pravda du jour.

 "On le croit très fermé alors qu'en fait, il se protège. Steph est un mec simple, réservé et timide. Mais c'est aussi un mur et une machine. C'est impressionnant, la place qu'il prend dans le but. Comme Méxès et Cissé, avec qui j'ai joué à Auxerre, Ruffier a un truc en plus, d'exceptionnel. C'est lui qui devrait être numéro un en équipe de France !"

Robert Herbin compare Stéphane Ruffier à Yvan Curkovic (le 11/12/2016)

Epaté par la prestation de Stéphane Ruffier contre Guingamp, Robert Herbin le compare à Ivan Curkovic dans Le Progrès du jour. Extraits.

 "Les trois points de dimanche ne sont pas à négliger. Il a fallu un Stéphane Ruffier monstrueux. De tous les gardiens que j’ai entraînés, Curkovic est celui qui m’a le plus marqué même si Castaneda était très bien aussi. S’il fallait les comparer, Curkovic c’était à peu près ce que nous démontre Ruffier actuellement. Je lui souhaite de laisser la même trace qu’Ivan. Je trouve époustouflant la façon dont il réagit par rapport à des situations presque impossibles. Il n’a même pas le temps de se relever qu’il doit à nouveau se jeter sur un ballon. C’est fabuleux. Il est possible qu’il dégage quelque chose qui tétanise les adversaires."

 Stéphane Ruffier commente le départ de Christophe Galtier et son avenir personnel (le 09/05/2017)

Après avoir commenté le départ de Christophe Galtier, Stéphane Ruffier a évoqué son avenir ce soir (9 mai 2017) sur RMC.

 "Le départ du coach, ça me touche. Parce que, déjà, je n’oublie pas que la période où on était en difficulté avec l’AS Monaco, il est venu me chercher. Il a fait le forcing à Saint-Etienne pour venir me récupérer. On ne peut que saluer le travail qu’il a fait, ces longues neuf années qu’il a passées au sein du club, autant sur le plan sportif que sur le plan humain. Encore maintenant, j’ai un peu de mal à m’imaginer l’année prochaine sans Christophe Galtier à la tête de l’AS Saint-Etienne. Malheureusement, il va falloir s’y faire parce que c’est sa décision et je crois que, avec tout ce qu’il a apporté aux joueurs et au peuple vert, on ne peut que respecter sa décision. Ça va être un changement, une nouvelle façon de travailler, avec un nouveau coach.

 Tout va repartir de zéro. Je sais très bien que ce sera différent, il va falloir s’adapter à un nouveau fonctionnement. Est-ce que je serai Stéphanois la saison prochaine ?  La question, la bonne question (rires) ... Dans le foot, on ne sait jamais. Moi j’ai resigné en début de saison, aujourd’hui je suis Stéphanois. Maintenant, on sait que durant cette période de mercato, il peut se passer beaucoup de choses. Si j’ai des propositions, je réfléchirai pour voir si, sportivement, l’offre que je pourrais recevoir d’un club sera intéressante ou pas pour la suite de ma carrière. Aujourd’hui, rien n’est fixé, j’ai envie de bien finir la saison."