Données de janvier 2016

Ole SELNAES

Né le  07/07/1994 A Trondheim (Norvège)
Taille: 1,87 m Poids: 74 kg Nationalité: Norvégien

Poste

Milieu de terrain 

Au club depuis:  1er févrierr 2016 (Contrat de 4 ans et demi)
Premier match en L1: 
 .....................
Clubs précédents: Skjetten, Sverresborg, Rosenborg
Palmarès: 
 
                                                   
Nombre de matches en L1:   
Buts en L1 :
      
A lire :   L'arrivée d'Ole Selnaes à l'ASSE     
A écouter :
La réaction d'Ole Selnaes     Reportage sur Bein sport (septembre 2016)
 
Sélections :
Norvège U16 (10) ; U17 (12) ; U18 (7) ; U19 (11) ; U21 (5) ;   

En ce lundi 1er janvier, l'ASSE tient sa dernière recrue hivernale. Après les arrivées d'Alexander Soderlund, d'Oussama Tanane et de Franck Tabanou, l'ASSE a officialisé la venue d'Ole Selnaes, compatriote de Soderlund.

Ole Kristian Selnaes (21 ans), milieu de terrain norvégien en provenance de Rosenborg, s’est engagé pour quatre saisons et demie avec l’ASSE. Ce pur gaucher, longiligne (1,87 m), a débuté sa carrière en avril 2012 avec le club de Trondheim, dont il avait intégré le centre de formation à 15 ans. Dès sa première saison, il a pris part à 34 rencontres officielles.

A seulement 21 ans, Olea Kristian Selnaes a déjà disputé 134 matches à l’échelon professionnel. Appelé en sélection norvégienne des U16 jusqu’aux espoirs, il a été convoqué chez les A l’été dernier. Champion de Norvège et vainqueur de la Coupe de Norvège la saison dernière, il a également été élu meilleur joueur du Championnat de Norvège.

"Je savais depuis plusieurs semaines que Saint-Etienne s'intéressait à moi. Elles ont donc été difficiles à vivre pour moi. C'est dur de quitter mes coéquipiers et Trondheim, mais il s'agit d'un grand pas dans ma carrière. L'ASSE est un grand club, ambitieux, qui joue dans un grand championnat. C'est important qu'Alexander Soderlund soit là. Cela facilitera tout, aussi bien sur le terrain qu'en dehors. Il ne m'a dit que des choses positives sur Saint-Etienne, où il se plaît beaucoup."

Sa carrière (traduction d'un article norvégien)
Ses débuts

Il est né à Trondheim, mais
a
vécu à Lillestrøm quand son père Ivar Selnæs était entraîneur-chef de Skjetten SK et il jouait chez les jeunes de ce club. Sa famille a ensuite déménagé pour Trondheim, et Ole Selnæs a rejoint Sverresborg SI.
Rosenborg
Lorsque Selnæs rejoint Rosenborg en 2009, il
se fait remarquer par son pied gauche précis et une bonne connaissance du jeu, ce qui lui a permis d'être positionné comme un milieu de terrain défensif. 
En 2011, il a été
un élément majeur des U19 de Rosenborg avec qui il a remporté le championnat national et gagné la troisième place de leur groupe NextGen Series. Encore peu connu à l'extérieur du club, il est reconnu en interne et intègre en début de saison 2012 l'équipe première. Il est récompensé lorsque, le 25 Mars 2012, il a signé un contrat professionnel. 
Il a commencé la saison en
étant le remplaçant de la paire de Mohammed-Awal Issah et Markus Henriksen milieu de terrain, mais est vite devenu le premier choix à côté Henriksen. Ses débuts professionnels ont eu contre Lillestrøm le 1er Avril 2012, quand il a remplacér Issah. La semaine suivante, il a obtenu sa première titularisation à domicile contre Sogndal.
Après quatre matchs
de Tippeligaen il a été nommé le plus grand talent en Scandinavie par le site web scan-scout.com, ce qui n'a pas surpris pas l'entraîneur-chef Jan Jönsson de Rosenborg: "Il a eu une progression très rapide, mais je ne suis pas surpris. "
Selnæs était un habitué dans le milieu de terrain de Rosenborg au cours de la première moitié de la saison 2012, mais a perdu sa place dans le onze de départ en raison d'une blessure. Après son rétablissement, Rosenborg avait acheté Tarik Elyounoussi, Cristian Gamboa et Jaime Alas et Selnæs
a eu un temps de jeu limité. Mais il a déclaré dans une interview avec NRK en Septembre 2012 : «J'ai seulement 19 ans et j'ai encore beaucoup. Je vais travailler dur pour obtenir mon retour dans l'équipe première"

Les réactions lors de sa signature : 
Ole Selnaes
 : « Je suis très content ! Jouer dans un grand club comme l’ASSE est un rêve qui devient réalité. Alexander Söderlund est un bon ami, nous avons échangé à propos de l’ASSE. Il m’a vanté les mérites du club et m’a dit que tout le monde l’avait bien accueilli. Il m’a également parlé de l’ambiance et des supporters. Lors de la rencontre d’UEFA Europa League entre Saint-Etienne et Rosenborg, j’ai pu sentir la grande atmosphère qui règne à Geoffroy-Guichard. J’ai également suivi la rencontre face au PSG depuis les tribunes et je peux dire que je n’avais jamais vu des supporters comme ceux-là. J’ai vraiment envie de débuter et de jouer dans ce stade. »

Roland Romeyer (Président de l'ASSE): «Compte tenu du nombre de matches que nous devons disputer d'ici la fin de cette saison, nous avons consenti un important effort de recrutement pour former le groupe le plus compétitif possible.  L'ASSE est avec le PSG et l'OM l'un des trois seuls clubs en France à être encore engagés dans au moins trois compétitions. Ole Selnaes est un très grand espoir du football norvégien.  Son arrivée constitue un investissement comme celles d'Oussama Tannane et Alexander Söderlund, deux joueurs  qui se sont engagés pour quatre saisons et demie. Tout en renforçant l'équipe dès cet hiver, nous préparons aussi l'avenir.»

Christophe Galtier : « Ole est un joueur qui nous avions analysé et supervisé en préparation de notre double confrontation européenne face à Rosenborg, tout comme Alexander Söderlund. C’est un jeune joueur, à l’image d’Oussama (Tannane). Nous avons souhaité rajeunir l’effectif lors de ce mercato d’hiver pour permettre à l’équipe d’avoir des renforts. Il doit apporter une plus-value dans les quatre mois qui arrivent. Il a un profil très atypique et une position très axiale dans le cœur du jeu. Il a également une certaine polyvalence. Mais, il va devoir s’imposer car nous avons beaucoup de concurrence dans ce secteur-là. »

 

Saison Club Joués Buts Coupes Europe
  Skjetten (Norvège)        
  Sverresborg IF (D4 Norvège)        
2009 Rosenborg (jeunes)        
2010 Rosenborg (jeunes)        
2011 Rosenborg (jeunes)        
2012 Rosenborg (L1 Norvège) 22 1 4m C3 : 8m
2013 Rosenborg (L1 Norvège) 19   7m, 2b C3 : 3m
2014 Rosenborg (L1 Norvège) 21 1 2m C3 : 6m
2015 Rosenborg (L1 Norvège) 25 2 3m C3 : 14m
jan-juin 2016 ASSE (L1) ... ... .... .......

Dans un article paru sur l'excellent site web nordiskfootball.wordpress.com, Ole Selnaes est considéré comme un futur grand (article de novembre 2015)

 Du haut de ses 21 ans, Ole Selnæs sort de la saison la plus accomplie de sa jeune carrière : son club de Rosenborg a réalisé le doublé coupe-championnat et à titre personnel il a remporté deux gullballen (trophées UNFP norvégiens), ceux de meilleur milieu et de meilleur joueur de la Tippeligaen 2015. Le jeune norvégien a un réel potentiel même s’il lui reste encore du chemin à faire avant de s’imposer dans un grand club européen …

Un début de carrière remarqué en Norvège

Le natif de Trondheim, débute sa carrière à Skjetten, club à l’époque entraîné par son père, l’ancien gardien de Rosenborg, Ivar Selnæs. Il signe ensuite au Sverresborg IF en 4ème division norvégienne. Ses performances et notamment sa patte gauche lui offrent une certaine réputation chez les recruteurs. Il suit finalement l’exemple paternel et signe à Rosenborg. En 2011, c’est le grand artisan de la victoire en championnat u19. Il enchaîne sur une superbe pré-saison qui lui vaut un contrat professionnel. Il fait ses débuts en pro le 1er avril 2012 et gagne rapidement une place de titulaire. En effet dès sa première saison il fait 22 apparitions en Tippeligaen.

Un cadre du champion de Norvège

Depuis ces débuts, Ole Selæs a confirmé qu’il avait du potentiel et a beaucoup progressé, il n’a d’ailleurs pas quitté sa place de titulaire. Mieux, il s’est imposé au fil de ses trois saisons en pro comme un cadre à Rosenborg. S’il est si indispensable pour Rosenborg, c’est tout d’abord en raison de sa polyvalence (il peut jouer à tous les postes au milieu, en 10 comme en 6) et de son sang froid qui fait souvent oublier son très jeune âge. Son activité et sa créativité font de lui un régulateur dans le jeu du champion de Norvège : il récupère, il distribue, il organise. Selon le site Squawka, sur les 4 matchs de Ligue Europa qu’il a joué cette saison, il a créé autant d’occasions qu’il n’a été impliqué dans des actions défensives. Par ailleurs il est très régulier, son taux de passes réussies est de 83%. Ces qualités lui ont permis d’avoir une grande part de responsabilité dans la merveilleuse saison réalisée par le club.

Un avenir en Europe ?

Le jeune norvégien a ainsi montré toute l’étendue de son talent en Norvège où il a tout gagné. Son club de Rosenborg a montré ses limites en Ligue Europa et va finir dernier d’une poule où figuraient Saint-Etienne, le Dnipro et la Lazio. D’autre part lui qui a connu sa première sélection en A en août de cette année ne connaîtra pas l’Euro 2016 en France après la récente défaite de la Norvège en barrages contre la Hongrie. Ainsi s’il veut un jour pouvoir prétendre à une place dans un grand d’Europe et sortir de l’ombre que lui fait la pépite madrilène Martin Ødegaard, il devra songer à un transfert dans l’un des cinq grands championnats européens. C’est donc l’un des dossiers à suivre lors du prochain mercato et à plus long terme dans les années à venir …

Ole Selnaes se juge dans France-Football (article de mars 2016)

Si ses débuts en vert sont mitigés, le milieu de terrain norvégien Ole Selnaes met en exergue ses qualités dans un entretien accordé à France Football. Extraits.

 "Si je devais me décrire en deux mots sur le terrain ? Intelligent et bon dans la passe. Ces dernières années, je me suis beaucoup inspiré d’Andrea Pirlo. En quelque sorte, Pirlo a changé notre poste. Avant, c’était des joueurs qui taclaient et couraient beaucoup comme Patrick Vieira ou Claude Makelele. Maintenant, il faut être bon avec le ballon comme Thiago Motta ou Pirlo.

 À Rosenborg, on jouait à trois au milieu et j’étais le gars devant la défense. Je suis habitué à ce poste-là et c’est mon préféré. Mais je sais aussi sans problèmes jouer avec quelqu’un d’autre à mes côtés, à deux pour la récupération. Je dirais quand même que je me sens meilleur dans un système à trois. J’ai plus de chance d’avoir la balle et d’avoir le terrain devant moi.

 Je me sens très bien. Les gens du club sont très amicaux avec  moi. Les supporters sont incroyables ici. Ça n’a strictement rien à voir avec ce que j’avais pu vivre dans mon pays. A chaque rencontre, l’ambiance est fantastique. L’Europe, c’est notre objectif. On travaille dur tous les jours. Ce sera très compliqué car il y a beaucoup d’équipes pour aller chercher cette place."

Le 27 mai 2016, Dans un entretien accordé à la chaîne norvégienne TV2, Ole Selnaes évoque son expérience stéphanoise. Extraits.

 "Mon premier semestre à Saint-Etienne a été bon, conforme à mes attentes. J'évolue dans un grand club, dans un bon championnat. Il y a plein de choses nouvelles pour moi. J'apprends tous les jours. Je n'ai joué que trois matches de Ligue 1, bien plus relevée que la Tippeliga. C'était planifié, j'ai un entraîneur qui sait ce qu'il fait. Mes premiers mois ici étant une période d'apprentissage, il m'a dit que je ne pouvais pas espérer obtenir rapidement beaucoup de temps de jeu. J'ai découvert un autre football, il y a eu une période d'adaptation. Mais je vais jouer rapidement dès le début de la prochaine saison. C'est ça le plan, on me l'a assuré. C'est la dernière chose qu'on m'a dite avant que je parte en vacances. C'est une grande opportunité, à moi de la saisir."

L'ASSE a refusé de transférer Ole Selnaes (Source : Poteaux Carrés 30 août 2016)

Selon le quotidien norvégien Verdens Gang, l'ASSE a refusé une offre de 100 millions de couronnes (10,75 M€) de Fulham (D2 anglaise) pour Ole Selnaes. Actuellement en sélection, le milieu de terrain des Verts a expliqué aujourd'hui qu'il resterait Stéphanois cette saison lors d'une conférence de presse relayée par Nettavisen et abc nyheter.

 "Je me sens bien à Saint-Etienne. Je réalise un bon début de saison. J'ai emmagasiné beaucoup de confiance cet été, et j'ai reçu des commentaires positifs. Il y a quelque chose à construire ici. Quand je suis arrivé au club cet hiver, j'ai vécu des moments plus compliqués, pour beaucoup de raisons. C'est toujours difficile de s'adpater à un nouveau pays, une nouvelle culture. J'étais fatigué car je sortais d'une longue saison avec Rosenborg. Or c'est très important d'avoir des vacances pour recharger les batteries.

 J'en ai eu au début de l'été et maintenant ça va bien mais ce n'est qu'un début. Je sais que je peux faire encore mieux. Je sais qu'un club a récemment manifesté un grand intérêt pour moi. Mais je suis au bon endroit à Saint-Etienne. Je suis bien où je suis. J'évolue dans un championnat incroyablement bon. Je suis au bon endroit pour progresser. Combien de temps resterai-je à Saint-Etienne si je continue de m'imposer ? Dans le football ça peut aller vite. Je souhaite faire une grosse saison avec les Verts, on verra après."

Ole Selnaes, du feu sous la glace (L'Equipe du 09/09/2016)

Sans crier gare, le jeune Ole Kristian Selnaes est en passe de s'imposer comme l'un des hommes forts du groupe stéphanois cette saison. Une percée inattendue de ce Norvégien de 22 ans, décryptée avant le rendez-vous capital contre Paris (20h30).

Contre vents, marées et humeurs changeantes de la Fédération norvégienne, Christophe Galtier s’est battu. Il n’était pas question, ce vendredi soir, d’affronter le PSG avec un Ole Kristian Selnaes sur une jambe après une trêve internationale à rallonges. Alors, passé les sessions face à la Biélorussie et l’Allemagne en éliminatoires de la Coupe du monde 2018, l’entraîneur des Verts a opposé un «Nei » clair et net aux saint-patrons d’Oslo qui, eux, voulaient que leur blond poulain file aussi un coup de main aux Espoirs face à l’Angleterre. Il faut conclure que la voix de Christophe Galtier ne porte pas franchement en norvégien puisque son joueur a été aligné pour la troisième fois en une semaine par son pays. Fin de la passe d’armes, dont le jeune Stéphanois est sorti fatigué mais sur ses deux jambes, «apte», à ses dires, à remettre ça vendredi au Parc des Princes.

Le coach stéphanois fera tout pour le croire, parce qu’il a besoin de lui. On ne l’aurait sans doute pas imaginé en février dernier en voyant débarquer dans le Forez ce géant à la nuque longue, ses 21 ans timides et son CV neutre estampillé Rosenborg. «Même s’il était un milieu de terrain de talent de l’équipe championne de Norvège, note l’ancien recruteur et dirigeant norvégien Tor Kristian Karlsen, il n’était pas une star ici. Le modèle du joueur d’équipe, calme, d’autant plus qu’il vient de Trondheim, ce qui explique son humilité et son côté terre à terre.» Fils d’un gardien de but – doublure – de Rosenborg, Ole Kristian Selnaes a très vite acquis ses galons de footballeur pro, conquérant une place de titulaire chez les Troillongan moins de six mois après son apparition dans le groupe pro. En France, il a gardé ses bonnes habitudes : il a mis une demi-saison pour prendre ses marques, et cinq matches, depuis août, pour trouver sa place : en sentinelle, dans le 4-3-3, à dicter le tempo du onze stéphanois.


Face à Toulouse (0-0) lors de la dernière journée, le jeune Norvégien bénéficiait même d’un traitement tout spécial imaginé par Pascal Dupraz, un marquage à la culotte débuté par Ola Toivonen, poursuivi par Oscar Trejo, et enfin mené à terme par Jessy Pi. Là encore, Ole Selnaes en est sorti langue un peu pendante, mais cela ne l’a pas empêché de gratter bon nombre de ballons et de mettre ses coéquipiers sur orbite.
«Il a pour lui la vision du jeu, le sens de la passe et la variété de la passe, une maîtrise de soi nécessaire dans son poste qui impose de dicter le jeu en profondeur,
poursuit Tor-Kristian Karlsen. En outre, il a vraiment du caractère, ce qui manque d’ailleurs souvent aux joueurs norvégiens. Mais bon, à 22 ans, il est encore en apprentissage. Il doit trouver plus de continuité dans son jeu, être constant sur l’ensemble des matches. Et vu qu’il mesure 1m87, il doit encore travailler dans les duels, parce qu’il pourrait être plus dangereux dans les airs.»

Quatrième joueur stéphanois le plus utilisé depuis le coup d’envoi de la saison (derrière Stéphane Ruffier et les défenseurs Florentin Pogba et Kevin Théophile-Catherine), le jeune milieu de terrain a en outre réussi à se faire une place dans le collectif, malgré la barrière de la langue. Il y avait certes son ancien coéquipier Alexander Söderlund pour lui faciliter la tâche, mais il a trouvé un bon moyen d’exister dans le vestiaire forézien : c’est lui qui, désormais, mène le chant de victoire d’après-match, détrônant la précédente célébration instaurée par Kurt Zouma. Avec assurance, Ole Kristian Selnaes a importé la façon de faire du vestiaire de Rosenborg, sous le regard amusé de ses condisciples. Pour résumer : un chant qui commence tout doucement, presque à voix basse, qui monte en régime et qui explose. Pour le moment, ça ressemble drôlement à sa trajectoire chez les Verts. A quand le bouquet final ?

Ole Selnaes heureux à Saint-Etienne (Source : Poteaux Carrés)

Invité de France Bleu Saint-Etienne, Ole Selnaes est revenu sur son match en défense dimanche, et a dit son plaisir d'être à Sainté. Extraits :

"Je préfère être au milieu, c’est là que je me sens bien. Mais si le coach me demande de jouer un match ou deux derrière, ça n’est pas un problème. Je joue où il veut. J’essaie de toujours faire mon mieux mais je pense que je suis meilleur au milieu de terrain. C’était un challenge sympa d’essayer quelque chose de nouveau. On apprend dans la nouveauté. C’est marrant mais encore une fois je suis meilleur au milieu (...)

La communication est toujours importante. Ça doit nous aider sur le terrain. J’aime communiquer aussi quand je joue au milieu de terrain. Mais quand on joue à une nouvelle position c’est encore plus important (...)

 Jouer chaque match, être titulaire, être important pour l’équipe. C’est ce que veut n’importe quel joueur. Je dois être plus confiant, croire en moi. Bien sûr c’est un bon départ pour moi. Je me sens d’autant plus confiant quand j’enchaîne les matches. C’est incontestable que le coach croit en moi et c’est très important (...)

 On veut passer au tour suivant. C’est l’objectif principal. J’ai confiance, on peut le faire. Mais ce sont des matches difficiles en Ligue Europa, des rencontres serrées, de bonnes équipes. On doit rester concentrés, professionnels, faire ce qu’on peut. En faisant ça, on se qualifiera (...)

 Les supporters ici sont très spéciaux. Ce sont les meilleurs de France. Et de loin. J’essaie de travailler dur, de faire de mon mieux pour l’équipe. S’ils aiment ce qu’ils voient, alors je suis heureux. J’aime vraiment beaucoup ça. Ca me rend heureux à chaque fois que je les entends (...)

 La seule chose que je peux dire c’est que je veux être là. Ça importe peu si une équipe me voulait. C’est ici que je veux être et jouer pour Saint-Étienne. C’est impossible dans le foot de dire où vous serez dans un ou deux ans. Ca dépend de comment vous jouez. La seule chose à laquelle je pense c’est de faire mon mieux pour Saint-Étienne. Je me plais beaucoup ici. C’est le club parfait pour moi. Les supporters, les joueurs, le coach sont super. Impossible de dire de quoi l’avenir sera fait."

Ole Selnaes loué par Christophe Galtier (Source : Poteaux Carrés, 22 octobre 2016)

De retour face à Qäbälä jeudi (1-0), Ole Selnaes a apporté sa qualité au milieu de terrain stéphanois. Interrogé sur la performance de son joueur norévgien ce samedi en conférence de presse, Christophe Galtier est revenu en détail sur l'adaptation du numéro 17 des Verts.

« A son arrivée, il venait de finir un Championnat avec Rosenborg, a expliqué l'entraîneur stéphanois. Il a dû se confronter à un nouveau pays, un nouvel environnement, une nouvelle culture. A son poste, il avait affaire à une rude concurrence. Il avait besoin de fraîcheur, de temps pour qu’il comprenne ce que j’attendais de lui. Il est dans ce qu’il sait faire, il joue juste, il est propre et efficace. C’est un jeune joueur qui est capable d’enchaîner les matches. A cet âge-là, il est plus mature que d’autres. Il a intégré qu’il doit y avoir des dépassements de fonctions pour apporter un plus. Il se projette un peu plus. Il y va, il n’a plus de retenue. »

Dominique Rocheteau apprécie Ole Selnaes (Source : Poteaux Carrés, 28 octobre 2016)

Dans la dernière édition du Progrès, Dominique Rocheteau donne son avis sur Ole Selnaes.

 "Dès la saison dernière, j'était persuadé que c'était un excellent joueur, sa réussite ne me surprend pas. Il a confiance en lui et ses partenaires aussi. Il est bien intégré. C’est un garçon qui a l’intelligence de jeu, le placement, le sens de l’anticipation et la technique de la passe. Il lui reste à mieux utiliser «sa très belle frappe de balle et à améliorer son français. Mais, là aussi, il a fait des progrès."

Les ambitions d'Ole Selnaes (Source : Poteaux Carrés, 11 novembre 2016)

Avant d'affronter la Serbie avec les Espoirs (aujourd'hui à 18h00 à Belgrade et le mardi 15 novembre à 19h00 à Drammen), Ole Selnaes s'est confié à la télévision norvégienne TV2. Extraits.

 "On a de bons joueurs mais on n'a pas de grandes stars en Norvège. A long terme, j'ai l'ambition d'être le capitaine avec les A. Je me vois comme une sorte de leader. J'avais déjà ça en moi à Rosenborg, je suis en train de le devenir à Saint-Etienne. Je joue dans un grand club en France. J'ai toujours été modeste et très calme hors du terrain. Mais sur le pré... J'ai 22 ans et je m'affirme en Ligue 1, il n'est pas impossible que je puisse jouer à terme dans une équipe supérieure. Mais je sais que j'ai encore du chemin à faire pour évoluer à un plus haut niveau. Cela fait à peine un an que je suis en France, je dois encore progresser. La Premier League est à portée de main si je poursuis ma progression."

Les confidences d'Ole Selnaes (Source : Poteaux Carrés, 20 mars 2017)

Auteur d'une bonne prestation à Dijon, Ole Selnaes s'est confié au site Nordisk Football. Extraits.

 "Alexander Söderlund est un très bon ami, je le connais depuis quatre ans. C’est une bonne chose pour moi et, je pense, pour lui que nous soyons tous les deux à Saint-Etienne. Nous passons beaucoup de temps ensemble hors du terrain. Je suis heureux de jouer ici, c’est une grande opportunité pour moi. Je veux vraiment jouer plusieurs années à l’étranger.

 Je sens que j’apprends beaucoup, c’est une très bonne expérience parce qu’en France tout est tellement différent que ça soit la culture, les personnes… Je sens que je me développe beaucoup à la fois en tant que footballeur mais également personnellement en dehors du terrain. J’apprends de nouvelles choses chaque jour ce qui est très bon pour moi.

 Les fans de Saint-Etienne sont vraiment les meilleurs, vraiment, ils sont juste incroyables. Chaque fois que je joue, je me sens fier parce que les supporters sont très bons. Je pense que je peux encore beaucoup progresser en tant que joueur parce que je n’ai que 22 ans et que je me sens de mieux en mieux au fur et à mesure que le temps passe.

 Je veux être un joueur important ici, après on ne sait jamais mais actuellement je pense seulement à ma progression avec Saint-Étienne. Je pense à mon football ici à Saint-Étienne et à progresser. Ce n’est pas une bonne chose pour moi d’être suspendu en sélection, mais je dois me concentrer sur mon club. Je regarde vers l’avant et je suis impatient de jouer à nouveau avec la Norvège."

Les confidences d'Ole Selnaes (Source : Poteaux Carrés, 13 avril 2017)

Le trimestriel norvégien Josimar a publié dans son dernier numéro une interview d'Ole Selnaes réalisée au lendemain de la défaite des Verts contre Nice. Extraits.

 "J'essaie d'être un patron sur le terrain. J'ai toujours voulu l'être. Je fais ce qui me vient à l'esprit naturellement, et pour moi il est naturel de prendre le jeu à mon compte sur le terrain. Quand tu lis bien le jeu et que tu enchaînes les bonnes prestations, tu inspires le respect dans le groupe. C'est comme ça que ça fonctionne dans un vestiaire.

 Ce qui m'arrive est incroyablement cool. C'est absolument fantastique de pouvoir s'imposer rapidement dans cette équipe de Saint-Étienne. Je n'aurais jamais imaginé il y a un an, que je passerais directement de la Tippeligaen à un rôle important dans un bon championnat. Je sais que ne serais jamais allé si loin sans mon tempérament de mauvais perdant. Gagner, c'est ce qui me motive.

 J'ai commencé le foot très tôt. Quand j'avais à peine plus de cinq ans, je jouais avec mon grand frère Erik contre des garçons de dix ans. Cela m'a permis de développer très jeune une qualité que j'ai conservée depuis cette époque : la clairvoyance avant de recevoir le ballon. Perception, action. C'est l'un de mes atouts, ça caractérise mon style de jeu.

 J'ai cette faculté à analyser le positionnement de mes coéquipiers et de mes adversaires. La chose la plus importante pour moi, c'est de savoir à l'avance ce qu'il faut faire dans le prochain mouvement, mais il faut aussi être capable de changer d'avis très rapidement. Par exemple si sur un centre en retrait j'envisage de tirer en une touche mais que je m'aperçois qu'il y a un milieu de terrain qui ferme la trajectoire, je dois changer rapidement. Ce que je ressens est l'une de mes grandes forces.

 J'ai rejoint le centre de formation de Rosenborg à 14 ans et j'y ai signé mon premier contrat pro avant d'avoir 18 ans. C'était impossible d'imaginer une vie sans football. Je me demande ce que j'aurais fait. Je n'y ai jamais pensé. Mes professeurs ont dit qu'il était possible de ne pas vivre du football, mais je ne les écoutais pas. Mes copains ont commencé à picoler à l'âge de 15 ans et à sortir tous les week-ends. La première fois que j'ai bu l'alcool, j'avais plus de 18 ans. Je n'ai jamais été bourré.

 C'est très significatif pour moi d'être bien aimé par les supporters. Quand je suis dans un club, je fais tout ce que je peux pour rendre les fans heureux. J'aime quand les supporters de nos adversaires me haïssent. Je trouve ça cool. Je prends ça comme un compliment. Je l'avoue, j'aime bien les provoquer. C'est amusant de les allumer un peu. Les réactions trop formatées, ce n'est pas ma tasse de thé.

 Même si on doit éviter de dire à un arbitre qu'il est mauvais, je trouve que ma suspension internationale est injuste. Je suis désolé de ne pas pouvoir aider l'équipe de Norvège. Je vis très bien les critiques dont j'ai fait l'objet après cet épisode. Je me fous de ce que pensent de moi les gens que je ne connais pas. Ce qui est important moi, c'est que pense les gens qui m'entourent.

 Certains journalistes norvégiens ont cherché la merde et importuné ma famille pour faire le buzz. C'est inacceptable et ça m'a mis en colère. J'ai une meilleure réputation en France, ça ne fait  aucun doute ! Ils considèrent mon agressivité comme un avantage, comprennent que je suis un leader et que j'ai une mentalité de gagnant.

 Le pressing est beaucoup plus agressif en Ligue 1 que dans le championnat norvégien. En France on est beaucoup plus focalisé sur la récupération du ballon. En Norvège, on devait seulement être en bien place, respecter le cadre, être présent dans sa zone. Ici, vous jouez pour gagner la balle presque à chaque fois. La récupération du ballon est plus offensive. En Norvège, on ne me demandait presque jamais d’aller gagner le ballon.

 Toute ma vie j'ai rêvé de jouer en Premier League. Ce n'est pas quelque chose qui me traverse l'esprit maintenant. Je pense que je ne pouvais pas être dans un meilleur endroit que dans celui où je suis actuellement. J'espère bien progresser les cinq prochaines années et être en mesure de rejoindre le championnat anglais. Je serais très heureux de rejoindre un club du Top Ten de la Premier League."