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Jonathan Brison, en fin de contrat, signe pour les Chamois Niortais

Source :  Site Poteaux Carrés

Mercredi 22 juin 2016

La fiche de Jonathan Brison

Comme annoncé, Jonathan Brison va officiellement s'engager pour 3 saisons avec le Chamois Niortais FC. Le seizième de L2 la saison dernière a officialisé la nouvelle sur son site web en début d'après-midi.

 Arrivé à l'hiver 2012 à Saint-Etienne, la "Brise" fera partie de la fameuse équipe qui remporta la Coupe de la Ligue en 2013, il aura joué 90 matchs sous le maillot vert, et marqué 1 but.

La fiche de Jonathan BRISON :  plus de détails

Nationalité : Français
Âge : 33 ans (07/02/1983 à Soissons)
Taille : 1m79
Poids : 72kg
Ligue 1 : 240 matchs pour 11 buts.
Ligue Europa (C3) : 20 matchs

Jonathan Brison sur le site officiel des Chamois Niortais    Écouter l'interview
Fraîchement arrivé au Niort FC, notre ancien latéral gauche, Jonathan Brison, revient sur son transfert et ses envies avec son nouveau club.

 J’avais quelques propositions pour certains club de L2, mais Niort a été le premier club à me contacter, et pour moi c’est quelque chose qui compte car cela veut dire que j’étais une priorité, et non pas un second ou troisième choix. Niort m’a fait une bonne proposition sur 3 ans.

 C’est un club ambitieux, j’ai pu le constater durant les négociations et ensuite en discutant avec les gens du club. Partout où je suis passé (Nancy et Saint-Etienne), j’ai toujours cherché la progression du club sportivement.

 Quand je signe dans un club, c’est toujours pour faire un bout de chemin avec, quand on s’engage pour un club, une équipe, une ville, on a envie de tout donner sur un certain nombre d’années et pas forcément sur une saison.

 On a un effectif de qualité, avec un bon mélange de jeunes joueurs et d’anciens. Je suis aussi là pour entourer les plus jeunes comme j’ai pu le faire à l’ASSE lors des dernières années, c’est un rôle que j’aimais bien. Je pense que c’est un bon compromis.

 La Ligue 2 ne me fait pas peur, j’y ai déjà joué avec Nancy, c’est un championnat très difficile, et je n’avais peut-être plus ma place en Ligue 1.

Jonathan Brison se confie sur le site "Peuple vert"

Avant de partir en stage de préparation avec les Chamois Niortais avec qui il vient de signer pour 3 saisons, Jonathan Brison nous a accordé une longue interview que nous vous dévoilerons en trois parties : retour sur ses 4 années et demi à St-Etienne, son analyse de la saison 2015/16 et enfin son arrivée à Niort et ses ambitions avec son nouveau club. Egal à lui-même, Jonathan Brison nous a répondu avec beaucoup de franchise et de lucidité…

Peuple-Vert.fr : Pour nous Jonathan Brison à l’ASSE c’est plus le souvenir d’un homme aux belles et grandes valeurs, d’un coéquipier extrêmement apprécié et important dans le vestiaire que le souvenir du joueur à proprement parler. Tu te reconnais ?
Jonathan Brison
: Ça ne me va pas si mal que ça. Maintenant si je suis venu à St-Etienne c’est avant tout pour mes qualités de footballeurs. Je sais que je n’étais pas une tête d’affiche, mais plutôt un joueur qui se fond dans le collectif, qui rend service. Après, ma qualité d’homme n’empêche pas que je sois bon sur le terrain. Ce sont des compliments pour moi, mais j’ai également existé sportivement et les matches que j’ai joué avec St-Etienne se sont plutôt bien passés.

Quand on regarde un peu ton parcours, pour un joueur de rotation à l’ASSE (et plutôt titulaire à Nancy), tu as quand-même joué une vingtaine de match de coupe d’Europe et remporté deux coupes de la Ligue ! Un beau palmarès pour un joueur discret…

Oui tout à fait. Je suis fier de mon parcours, Après ce qui m’a plus c’est que je me suis toujours trouvé (par chance ou grâce à moi…) dans des groupes qui évoluaient positivement. Quand je suis arrivé à Nancy on est montés en L1, on a gagné la coupe de la Ligue, on a joué en coupe d’Europe, fini 4èmes… Quand je suis arrivé à St-Etienne, on a également toujours été dans la progression concernant le classement en Ligue 1. J’ai toujours été dans des groupes où ça se passait bien, avec une bonne ambiance et des résultats à la clé. J’ai vécu très peu de saisons galères, quel qu’ait été mon temps de jeu.

Ghoulam, Tremoulinas, Assou-Ekotto, Tabanou : à chaque fois que tu avais une porte qui s’ouvrait grand pour t’imposer comme titulaire du poste, il y avait soit une recrue, soit un replacement de joueur. Comment as-tu vécu ces périodes ?
Ma carrière n’a jamais été super facile. Quand j’ai commencé en Ligue 2, j’étais jeune donc pas forcément titulaire. L’année suivante, après une bonne saison de ma part, Nancy a fait venir un joueur expérimenté donc forcément j’ai été mis en concurrence. Le football est fait de concurrence.

A St-Etienne, qui est un grand club du championnat de France, il y a forcément une grosse concurrence. Hormis les joueurs dont on sait qu’ils seront titulaires, tous les postes sont doublés. Si on regarde le côté droit, François Clerc et Théophile-Catherine sont deux très bons joueurs et on se dit qu’il y en a seulement un des deux qui va jouer. C’est valorisant d’être en concurrence avec des joueurs de ce niveau. Quand je vois ce que fait Faouzi (Ghoulam) ou Benoît (Tremoulinas) dans leurs clubs respectifs, quand je vois Franck qui signe dans un bon club, je me dis que j’ai été mis en concurrence avec de très bons joueurs et à moi de me faire ma place. Parfois ça s’est très bien passé comme l’année de la coupe de la Ligue où j’étais titulaire. Quand on atteint le haut niveau du championnat de France et qu’on est dans les 4 ou 5 meilleures équipes on est forcément en concurrence avec de très bons joueurs.

Peut-être que dans l’esprit du coach je n’étais un titulaire en puissance. Les coaches veulent toujours mieux…

Et pourtant il ne t’a jamais lâché… Il ne t’a jamais placé sur le marché des prêts ou des transferts…
Non parce qu’il me connaît. Il savait que quand il me mettait sur le terrain, la plupart du temps ça se passait bien. Il connaît ma mentalité, il sait qu’à l’entraînement je n’étais pas du genre à lâcher ou à saboter, même en ne jouant pas. Je suis un grand professionnel, je n’ai pas peur de le dire, je suis quelqu’un de professionnel. Je suis payé par mon employeur qui est mon club, et par conséquent je suis à 100% que je joue ou que je ne joue pas !

On a l’impression qu’à St-Etienne, malgré les envies individuelles, le collectif prime…
On ne va pas se mentir, on a tous envie de jouer. Après, jouer 37 matches dans la saison et finir 19ème, je ne suis pas sûr que ce soit une saison très aboutie. Dès qu’il y a de bons résultats et qu’on a la chance de vivre les rencontres même si on joue peu, on peut être un joueur épanoui.

Dans la même idée, quand Franck Tabanou a été replacé par Christophe Galtier, tu as été le premier à l’aider et lui donner des conseils pour qu’il puisse s’adapter à son nouveau poste…
Oui.  D’abord il est difficile de souhaiter du mal à un coéquipier. Après je voyais que Franck tâtonnait un petit peu au début, forcément, alors oui j’étais là. J’avais déjà joué une saison avec Franck Tabanou et je l’appréciais en tant que coéquipier. Après je suis comme ça… J’ai joué un rôle un peu de grand frère pour lui. Et puis je ne crois pas que si je ne lui avais rien dit ça aurait changé l’ordre des choses dans la tête du coach (rires). Autant donner des conseils et aider à gagner des matches. C’est ma personnalité qui est comme ça…

Cette équipe de St-Etienne véhicule des valeurs qui plaisent aux supporters, c’est pourquoi ces derniers pardonnent facilement aux joueurs, et notamment la piètre qualité du spectacle proposé cette saison. Qu’est ce qui n’a pas marché à ce niveau-là ? Il n’y a pas que la fatigue quand même… ?
D’un point de vue résultats, c’est une saison réussie. On sort des poules d’Europa League et on finit européens. Après, c’est sûr que le jeu n’a pas toujours été flamboyant, mais dans le foot il faut faire des résultats. Des explications concernant le spectacle, je n’en ai pas spécialement. Il y avait quand même pas mal de nouveaux joueurs, on a perdu notre attaquant vedette très tôt dans la saison…

Cette blessure vous a fait mal après le Derby… ?
Ce Derby nous a fait mal. On prend une fessée et on sait tout de suite que la saison de Robert (Beric, ndlr) est cuite, donc oui, ça met un coup derrière la tête mais qui permet aussi de nous remobiliser tout de suite après. On a joué à l’énergie cette année, le public l’a vu. On ne faisait pas des centaines de passes et on avait pas dix mille occasions par match. On n’a jamais lâché, et dans les moments difficiles on a verrouillé pour pas prendre de buts. Il y a des saisons où ça sourit un peu plus, d’autres un peu moins, quoiqu’il en soit on n’a pas à rougir de notre saison.

Un bon classement, deux éliminations en coupe contre le PSG, en effet il n’y a pas à rougir…
…Et on n’est pas passé loin d’une qualification en Europa League non plus…

Ça aussi ça a dû faire mal…
Oui mais c’est comme ça, juste après on gagne le Derby à l’énergie. Ce groupe n’a jamais lâché, c’est une force de caractère propre au groupe. On s’est vraiment battus. Il y a eu aussi beaucoup de matches avec des joueurs qui ont beaucoup enchaîné.

Nous évoquions le Derby et ce match aller qui a laissé des traces. Comment avez-vous abordé ce match retour ?
On savait que ça allait être compliqué. Lyon jouait très bien, mais sur un match, on s’est dit qu’il fallait tout donner. Ce sont des matches où on se dit qu’il faut tout laisser sur le terrain. On essaye de se dire avant la rencontre qu’il faut remporter les duels, mais on se rend compte en début de match qu’on n’a pas trop le ballon ou qu’ils ont un temps d’avance. Mais il ne fallait surtout pas lâcher. On a su faire le dos rond. De tout façon, dans un match on a toujours une ou deux situations et on savait qu’elle arriverait. Il est vrai que ça a bien tourné pour nous, mais il fallait être là et on l’a fait.

Alexander Söderlund marque pour sa première dans le Derby. La meilleure des entrées pour un joueur stéphanois. Qu’est ce qui fait que derrière il ne confirme pas ?
Un attaquant est dépendant de son équipe. S’il prend des ballons au niveau de la gorge tout le match, il ne peut pas s’exprimer ! Comme on avait du mal à faire du jeu et à se créer beaucoup d’occasions, ça n’a pas été facile pour Alexander. Tous nos attaquants ont à un moment donné souffert durant la saison. Il y a de très bons attaquants à St-Etienne, mais s’ils n’ont rien à e mettre sous la dent, ils ne peuvent pas marquer !

Et puis Alexander a eu une saison compliquée. Il n’a pas eu beaucoup de repos et il n’a pas eu l’occasion de couper alors que son championnat venait de se terminer. Il était un peu cuit, un peu fatigué… On lui a demandé d’être décisif tout de suite alors que c’est difficile sans temps d’adaptation, quand on arrive d’un autre championnat. En tous cas il restera l’homme du Derby puisque c’est lui qui a marqué…

Alexander Söderlund et Ole Selnaes ont vécu une intégration difficile. Est-ce ton ressenti ?
On discute un peu plus facilement avec Alex qu’avec Ole qui est un petit peu plus renfermé. Moi j’arrivais à bien discuter avec les deux. Il y avait la barrière de la langue, mais comme je parle un peu anglais, j’arrivais à échanger. Pour l’instant les deux ne parlent pas encre très bien français. Dans le groupe les deux ont été bien accueillis. Ça s’est plutôt bien passé. Il n’est jamais facile de faire sa place dans un groupe de 25 ou 26 joueurs. Alex a eu un peu plus de temps de jeu, Ole a un peu moins joué mais il était en concurrence avec Jérémy (Clément, ndlr) qui est là depuis un moment.

Ole Selnaes est un vrai bon joueur de foot. Laissons-lui le temps, c’est un joueur de 21 ans. J’ai vu des joueurs qui ont mis six mois à s’intégrer dans des clubs. Je pense notamment à Julien Ferret qui a mis six mois avant de vraiment exploser à Nancy, et quand on voit la carrière qu’il a derrière. Moi aussi je suis arrivé au mercato hivernal et ce n’est pas toujours facile. Il va pouvoir préparer la prochaine saison avec le groupe durant l’intersaison. Le fait de commencer la saison devrait permettre de voir autre chose.

Ole Selnaes est un jeune joueur, tout comme Jonathan Bamba, Dylan St-Louis… Que penses-tu de cette jeune génération ? Peuvent-ils déjà apporter une vraie plus-value à St-Etienne qui joue le top 5 ou bien ont-ils encore besoin de temps d’après toi ?
Les trois joueurs cités sont trois très bons joueurs. Ça leur a fait du bien d’être prêté. Concernant Jonathan Bamba, avec qui j’avais une vraie complicité, je pense qu’il a tout pour faire une très belle carrière. Il me donnait ses statistiques quand il jouait en réserve, et je lui disais qu’il fallait qu’il marque plus et fasse plus de passes décisives. Il faut regarder l’exemple de Romain Hamouma qui est ultra décisif. Je lui ai conseillé de prendre exemple sur ça. Il doit être tueur.

Concernant Dylan (St-Louis, ndlr), il a des qualités physiques exceptionnelles. Quand on a joué le match à Paris en coupe de la Ligue, il a évolué devant moi et abattu un boulot monstre ! Il a fait ce jour-là je ne sais combien de courses pour fermer le côté gauche, c’était monstrueux.

Ce sont vraiment deux joueurs avec un très gros potentiel, mais ce qui est difficile à St-Etienne, c’est qu’il y a d’autres joueurs en place qui ont prouvé en Ligue 1. Il faut qu’ils en profitent quand ils ont leur chance et qu’ils croquent dedans à pleines dents ! Ce sont des joueurs sur qui le club peut compter pour l’avenir.

On a la sensation qu’à l’ASSE il manque ce que réussit Lyon, à savoir faire pousser ses jeunes au plus haut niveau. On a le sentiment que l’ASSE les injecte à doses homéopathiques…
Oui, après c’est réducteur. Quand je suis arrivé il y avait Kurt (Zouma, ndlr), moi j’étais en concurrence avec Faouzi Ghoulam, je suis très proche de Joshua (Guilavogui, ndlr)… Quand on voit où sont ces trois joueurs on se dit que la formation stéphanoise fonctionne bien. Si on prend Lyon, si des Fékir et autres jouent c’est tout simplement qu’ils ont pris la place de ceux qui étaient là et qu’ils étaient certainement plus forts. Après c’est à nos jeunes de prendre la place des plus anciens. Le coach n’a pas d’états d’âme et fait jouer les meilleurs joueurs de tout façon. Le football de haut niveau c’est être compétitif et être régulier. Ce qui s’applique aux anciens s’applique aux jeunes.

Comment fonctionne Christophe Galtier concernant ses choix ? Il échange ou bien vous découvrez ses choix et il n’explique pas forcément ?
Avec les mises en place tactiques on sent le coup venir, mais le coach n’a pas a justifié ses choix à chaque fois. Après si on a des questions on peut toujours aller le voir, mais je pense qu’un coach n’a pas à justifier ses choix à chaque match en tout cas…

Jonathan Brison en L2 : ce n’est pas une anomalie ?
Non pas du tout. J’ai commencé ma carrière en Ligue 2. J’ai eu la chance de faire une montée assez rapidement après 2 ans en L2. Après j’arrive à un âge où les clubs de L1 ne s’intéressaient plus forcément à moi, donc c’est tout naturellement que je me retrouve à l’échelon en-dessous. Moi je n’arrive pas avec la prétention d’un joueur de L1 qui va être au-dessus. Si je joue en L2 c’est que cela correspond à mon niveau actuel. Je vais travailler pour me faire une place dans l’équipe.

Toujours beaucoup d’humilité chez toi…
Je suis lucide. Si aucun club de L1 ne me voulait à l’intersaison c’est que certainement que je n’état plus apte à jouer en L1. On est dans un jeu de l’offre et de la demande. J’ai eu plusieurs projets de L2 qui se sont présentés à moi et j’en ai choisi un…

Tu as signé très vite, n’aurais-tu pas eu intérêt à attendre que des situations se débloquent dans certaines écuries de L1 ?
Je ne sais pas… C’est possible, mais je n’avais pas envie de jouer avec mon futur, j’avais envie d’un nouveau challenge. Il n’y a rien de dévalorisant à aller jouer en L2. Quitte à choisir, je préfère avoir plus de temps de jeu en Ligue 2 plutôt que de peu jouer en L1, même avec un salaire supérieur. Il ne me reste plus beaucoup d’années à jouer et j’ai encore envie de prendre du plaisir avant d’arrêter complètement. J’ai essayé de trouver le bon compromis. Niort m’a fait une proposition intéressante, le groupe à l’air cool et ils veulent faire quelque chose de bien. Moi j’ai envie de faire un bout de chemin avec eux et que cela se passe aussi bien qu’avec mes deux précédents clubs (Nancy et l’ASSE, ndlr).

Quel est l’objectif de Niort la saison prochaine ?
Ça n’a pas encore été défini par le coach (Denis Renaud, ndlr). Le club est dans une logique de progression et essaye de grandir. Niort a vécu une saison assez compliquée la saison passée. Le recrutement est cohérent avec la venue de joueurs plus âgés afin d’encadrer un groupe qui est jeune. Le but est de progresser pour jouer les premiers rôles en L2. Ce projet me va très bien et j’espère que ça se passera bien et que je prendrai du plaisir.

Un contrat de 3 ans quand on en a 33 c’est plutôt rare…
Je considère que j’ai une bonne hygiène de vie. Cette blessure à la cheville a contrarié ma fin de saison à St-Etienne, sinon je n’ai jamais eu de blessure grave. Je pense que les clubs se renseignent, savent comment je travaille et si Niort m’a fait confiance à ce niveau-là c’est qu’ils ont des garanties sur ma capacité à apporter pour les trois prochaines saisons. Si j’évite les blessures graves il n’y aura aucun problème.

Comment Niort est venu vers toi ? Est-ce son statut de club partenaire de l’ASSE qui a joué ?
Je ne sais pas, je ne pense pas. Le partenariat est certainement plus important un niveau des jeunes joueurs. Il y a eu une discussion entre les deux coaches pour connaître mon état de forme, ma mentalité…

Tu auras 36 ans à la fin de contrat à Niort. C’est ton dernier club en tant que joueur ?
J’espère que ce sera mon dernier club. Je suis un joueur casanier, je n’aime pas trop bouger. J’ai besoin de stabilité pour me sentir bien, de connaître les gens. J’ai aussi une famille qui n’a pas non plus envie de bouger tout le temps. Si ça se passe bien pourquoi ne pas prolonger l’aventure… Mais à 36 ans je pense que je ne serai pas loin de ma fin de carrière. Après on verra… Je n’ai pas trop d’idées… Je n’ai pas spécialement envie de rester dans le football. Peut-être que dans 2 ou 3 ans je penserai différemment… Je sais que je me formerai pour avoir une activité. A St-Etienne ce n’était pas évident car se former prend du temps et avec le rythme des matches, les déplacements, ce n’était pas facile.

Tu te verrais entamer une carrière à la Laurent Battles, Julien Sablé ou Lilian Compan dans le staff stéphanois ?
Pourquoi pas, c’est une possibilité parmi d’autres, mais ce n’est pas ce qui m’excite le plus aujourd‘hui. Ça ne me tente pas plus que ça car ça demande beaucoup d’investissement. J’ai envie de profiter de ma famille et de mes week-ends car depuis le début de ma carrière je n’ai pas pu le faire… J’aime bien les livres, pourquoi pas ouvrir une librairie ou un café où on peut lire des bouquins… Mais je veux faire quelque chose qui marche, pas quelque chose juste pour m’occuper. J’espère avoir la chance de prendre mon temps le jour où j’arrêterai pour ne pas me tromper sur ma reconversion…

Pour finir, et comme on en a l’habitude, on te laisse quartier libre pour t’exprimer directement aux lecteurs et visiteurs de Peuple-Vert.fr…
Continuez de vous informer sur le club, ça a été un plaisir pour moi de jouer pour les Verts. J’ai passé quatre années et demi magnifiques. Je peux vraiment dire en toute honnêteté qu’à St-Etienne il y a le meilleur public de France. J’ai vécu sur le terrain des moments qui étaient fantastiques.

Un très grand merci à Jonathan pour sa disponibilité et sa gentillesse.