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Europa League : 3ème Tour préliminaire
ASSE - AEK Athènes : présentation
Source :  Site Poteaux Carrés  
Article en liaison à lire
         Fabien Lemoine à bloc 

Mercredi 27 juillet 2016      

La saison commencera officiellement demain jeudi 28 juillet avec le 3ème tour préliminaire de l'Europa League. Les Verts affronteront l'AEK Athènes qui revient sur la scène internationale après une longue éclipse. Malgré son statut de tête de série, et c'est une nouveauté, l'ASSE recevra au match aller : autant dire qu'il serait bon de s'imposer sur un adversaire peut-être à cours de rythme, mais au point techniquement. 

Christophe Galtier serein

Le coach stéphanois a affiché sa confiance hier en conférence de presse. 
"Les sentiments qui prédominent avant d'affronter l'AEK ? La sérénité et l’envie de démarrer la saison. Avec ce qui se passe actuellement en France, il vaut mieux mettre le sentiment de peur de côté. Mes joueurs sont prêts car ils ont énormément travaillé. Cela faisait plus de trois saisons qu’on n’avait pas eu à la fois autant de récupération, cinq semaines, et de préparation, cinq semaines et demie. Cela nous a permis de beaucoup travailler, y compris la veille des matches amicaux, ce qui a valu aux joueurs de les disputer sur de la fatigue. On a ce tour préliminaire à préparer mais aussi une saison. Mes joueurs ont l’habitude de ce genre de match et on va s’appuyer sur ce qu’on a su faire les saisons précédentes. Car si l’effectif a bougé, avec déjà neuf départs, l’ossature, elle, est toujours ici."

Christophe Galtier : "Mes joueurs seront prêts"

Loïc Perrin également serein (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition du Progrès, Loïc Perrin évoque la réception de l'AEK Athènes. Extraits.

 "Notre préparation a été plus intensive que les saisons précédentes, avec de grosses séances et pas mal de journées doublées. Cette semaine va être plus calme afin d’arriver en pleine forme jeudi. Depuis que je suis au club, on n’a rarement fait de gros matches amicaux. Mais le but, c’est d’être prêt pour la compétition. La défaite contre Lausanne peut nous faire du bien, nous montrer qu’il faut faire autre chose, nous remettre en question. C’est peut-être un mal pour un bien. On a fait une bonne opposition jeudi mais ça ne remplace pas un match de préparation.

 La Ligue Europa reste bien sûr un de nos objectifs majeurs. Quand on prend l’habitude de la jouer, on a envie d’y participer encore car c’est une belle compétition. On a aussi donné l’habitude aux supporters. Tout le monde attend la qualification. Mais c’est difficile. Ces dernières années, on ne nous l’a pas donnée. Cette compétition est importante pour la vie de groupe. Il y a beaucoup de matches, ça permet à tout le monde de jouer. On a habitué nos supporters à faire des voyages sympas et ils ont envie de continuer l’aventure. Nous aussi. C’est un moment déterminant."

Stathis Tavlaridis : "Je serai 100% Stéphanois"

L’ancien défenseur des Verts, sous contrat avec le Panathinaïkos, décrypte le jeu de l’AEK Athènes, l’adversaire de l’ASSE en UEFA Europa League. Encore marqué par son passage à Saint-Etienne, ‘Tavla’ sera le premier supporter des Verts, jeudi.

Quelle a été ta réaction en apprenant que l’ASSE viendrait jouer en Grèce ?
Je me suis dit que c’était une grande coïncidence. J’habite juste en face du stade Olympique, où se jouera le match retour, la semaine prochaine. Quand je suis sur le balcon, j’en vois les tribunes ! J’ai ensuite directement pensé à ma fille aînée, qui est née à Saint-Etienne. Elle m’a dit qu’elle était stéphanoise et  qu’elle voulait aller voir le match !

Quelles furent les réactions en Grèce après le tirage au sort ?
On a beaucoup parlé de l’histoire de Saint-Etienne. En Europe, c’est un club qui compte. Ici, on connait l’histoire de l’ASSE alors on a beaucoup parlé des années 1970-1980 et des buts de Michel Platini. Après le tirage, les médias ont tout de suite insisté sur le fait que les Verts étaient favoris et que l’AEK avait tiré un gros morceau.

Que connais-tu de cette équipe de l’AEK Athènes ?
Ils ont un nouveau coach à leur tête, donc, tactiquement, ils joueront peut-être de manière différente. Le point de fort de cette équipe reste le milieu de terrain. Ils possèdent deux très bons joueurs au poste de milieu défensif : Jakob Johansson et André Simoes. Ce sont leurs deux joueurs-clés. On parle beaucoup de Petros Mentalos, un numéro 10 qui possède une bonne technique, mais, pour moi, ce sont ces deux joueurs qui sont les plus importants. Ils travaillent beaucoup pour leur équipe et sont capables d’imprimer le rythme.

Quel est ton meilleur souvenir en Vert ?
Incontestablement notre qualification en Coupe d’Europe en 2008 alors que l’ASSE attendait ça depuis vingt-six ans. C’est un moment très important pour moi, un souvenir que je garde en mémoire. Je n’oublierai jamais l’ASSE car nous avions des supporters magnifiques. Je suis plus proche de la fin que du début et, à ce moment-là d’une carrière, on se rend compte que, dans le football, il ne reste que les relations humaines. A Saint-Etienne, j’ai trouvé des coéquipiers que je n’oublierai jamais et un président qui était notre premier supporter.

Tu supporteras les Verts, jeudi soir ?
Quelle question (rires) ! Bien sûr ! Je serai 100% Stéphanois ! Ce sera compliqué, je prévois deux matches assez ouvert. Christophe Galtier est un super coach, je suis certain que son staff et lui ont bien préparé ce match aller, qui sera important, surtout quand l’on connait l’atmosphère du football à Athènes. J’y crois pour les Verts !

Yves Triantafilos : "Dès que j'ai vu le tirage ....."

L’inoubliable double buteur face à l’Hadjuk Split, ancien joueur de l’ASSE mais aussi de l’Olympiakos et de Galithéa, deux clubs grecs, est impatient de voir Stéphanois et Athéniens s'affronter ce jeudi soir à Geoffroy-Guichard. Il sera présent en tribune officielle.

En tant que Franco-grec, quelle a été votre réaction lors du tirage au sort ?
Dès que j’ai vu le tirage, dans ma tête, ça a fait tilt ! J’étais vraiment heureux de voir les Verts jouer face à une équipe grecque. Il y a déjà presque quarante ans que j’ai quitté la Grèce, après avoir joué à l’Olympiakos puis le GS Kalithéa. Mais, au fond de moi, j’ai hâte de revoir ce football-là à Geoffroy-Guichard jeudi soir.

Quel était le niveau du football grec à votre époque ?
Ce n’était pas du niveau du football français et du Championnat de France. Beaucoup d’équipes venaient d’Athènes ou de sa grande banlieue, ce qui en faisait un championnat assez compact. Les échanges étaient durs, les matches se jouaient au physique. Les équipes grecques ne passaient pas de tours en coupe d’Europe. Depuis, ça a beaucoup changé. Les joueurs et entraîneurs étrangers sont venus apporter leur savoir-faire. Les clubs grecs en ont beaucoup profité, tout comme la sélection, qui est devenue championne d’Europe en 2004.

Où placeriez-vous l’AEK Athènes sur l’échiquier du football grec ?
L’importance de l’Olympiakos et du Panathinaïkos font que l’AEK arrive, selon moi, en troisième position. Ce n’est pas l’un des deux clubs phares, mais cette équipe a un palmarès. On peut la craindre, certes, mais je pense que, là-bas, ils craignent tout autant l’ASSE. Le passé européen des Verts parle pour eux.

Vous avez vécu ces matches européens qui ont fait la légende de l’ASSE. Qu’est ce qui rendait ces soirées si différentes des autres ?
L’ambiance. Le Chaudron est réputé dans l’Europe entière. Les équipes qui viennent à Geoffroy-Guichard savent que ce ne sera pas facile. En Europe, les équipes se valent dans beaucoup de domaines. Cela va se jouer à la « gnaque », à l’envie. Il va falloir marquer un ou plusieurs buts jeudi soir et le public peut aider.

Où serez-vous jeudi soir ?
Le club m’a gentiment invité à venir assister au match. Dès mercredi, avec Roland (Romeyer) et les dirigeants du club, nous allons rencontrer ceux de l’AEK. Ce qui me donnera l’occasion de parler à nouveau grec et, bien entendu, de supporter les Verts !

Un Italien au sifflet (Source : Poteaux Carrés)

Assisté de ses compatriotes Ricardo Di Fiore et Salvatore Longo, Antonio Dalmato arbitrera le match qui opposera l'ASSE à l'AEK Athènes ce jeudi à 21h00 lors du 3e tour préliminaire aller de l'Europa League. Cet avocat de 43 ans a déjà dirigé 15 matches dans cette compétition. C'est la première fois qu'il sera au sifflet en match officiel impliquant une équipe française. Le natif de Baletta (dans la région des Pouilles) avait distribué 6 jaunes et un 1 rouge la seule fois où il a arbitré un club grec (victoire 2-1 du Pana contre le Maccabi Tel-Aviv en août 2011).

Le groupe vert (Source : Poteaux Carrés)

Et c'est parti ! Le premier groupe Vert de la saison a plutôt fière allure, d'autant qu'il se paye le luxe de laisser Soderlund, Mbengué, Corgnet et Mollo à la maison :

 Ruffier, Moulin - Perrin, Pogba, KTC, Polomat, RPG, Malcuit - Clément, Selnaes, Pajot, Lemoine, Dabo - KMP, Hamouma, Tannane, Roux, Beric

 Quant à Bamba, rappelons qu'il ne figure même pas sur la liste des joueurs sélectionnables déclarés à l'UEFA.

 On notera quand même un fort renouvellement (50% !) comparé à celui qui avait largement gagné 3-0 en Roumanie l'année passée, au sein duquel se trouvaient Mollo, Gradel, Sall, Diomandé, Brison, Assou-Ekotto, Corgnet, Clerc et Suljic.

Liste officielle (Source : Poteaux Carrés)

L'UEFA a divulgué lundi 25 juillet la liste des joueurs stéphanois transmise vendredi dernier par l'ASSE pour la phase qualificative de l'Europa League. On s'amusera de la présence de Bayal Sall, parti entretemps au Qatar, et du revenant Florian Milla (photo), qui avait marqué contre les vilains en Coupe d'Europe. On notera les absences de Jonathan Bamba et de Dylan Saint-Louis, très certainement en instance de transfert ou de prêt !

 La liste des 24 de la liste A

Gardiens : Ruffier, Moulin
Défenseurs : Théophile-Catherine, Polomat, M'Bengue, Bayal, Pogba, Perrin, Malcuit
Millieux : Pajot, Clément, Dabo, Corgnet, Selnaes, Lemoine, Milla
Attaquants : Roux, Tannane, Mollo, Hamouma, Monnet-Paquet, Soderlund, Beric, Pinheiro

 La liste des 29 de la liste B

Gardiens : Maisonnial, Guendouz, Crémillieux, Bouallak
Défenseurs : Pierre-Gabriel, Karamoko, Cabaton, Dekoké, Etchebar, Allaigre, Nadé, Pétrot, Rahmani,
Mendy, Nadrani, Vogel
Millieux : Souici, Chambost, Bangoura, Camara, Djouahra, Fleury, Martin-Pichon,
Attaquants : Nordin, Touati, Aulagnier, Roussey, Ghezali, Gomis

Un bilan pas encourageant pour l'AEK (Source : Poteaux Carrés)

Comme le rappelle le site grec Protothema, l'AEK affiche un bilan désastreux en Coupe d'Europe en 17 matches disputés face aux clubs français. En effet, le club athénien s'est toujours fait éliminer en huit confrontations aller-retour. L'Aigle à deux têtes n'a jamais gagné dans l'Hexagone (7 défaites, 1 nul) et ne compte qu'un seul succès à domicile (5 nuls, 3 défaites).

Focus sur l'AEK en 5 chiffres

Focus sur le club grec, premier adversaire des Verts en match officiel cette saison, de retour en Europe cette saison.

5

Le nombre d’années d’absence de l’AEK Athènes sur la scène européenne depuis sa dernière qualification, en 2011. Après la crise économique ayant secoué la Grèce en 2009, le championnat national et ses clubs ont vécus des heures difficiles, notamment économiquement. Rétrogradé en 2013, l’AEK était proche de la faillite. En trois ans, il a pourtant gravi à nouveau les échelons, retrouvant l’Europe au prix d’une victoire en Coupe de Grèce face à l’Olympiakos (2-1), il y a quelques mois.

10

Le nombre de nationalités présentes dans le vestiaire de l’AEK. En plus de la colonie grecque, le club d’Athènes possèdent des joueurs venant d’Uruguay, du Brésil, d’Ukraine, de Suède, du Monténégro, de République Tchèque, du Portugal, d’Espagne et du Vénézuela. Pato Rodriguez, un attaquant argentin, viendra bientôt renforcer cette équipe cosmopolite, dirigée par un entraîneur géorgien !

5

Le nombre de victoires en autant de matches de préparation des hommes de Temur Ketsbaia. S’ils ont affronté des équipes réputés plus faibles, ses hommes n’ont pas encaissé le moindre but durant la période estivale. Sur les deux dernières saisons, l’AEK s’est habitué aux joies de la victoire, ne perdant qu’un seul match de Championnat lors des deux derniers exercices. Les Grecs pourront d’ailleurs se concentrer à 100% sur leur double confrontation face aux Verts puisqu’ils ne reprendront le Championnat que le 21 août prochain.

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Le nombre de fois où l’AEK Athènes est sorti vainqueur d’une double confrontation face à un club français. Malgré ses 198 matches européens, le club athénien n’est, en effet, jamais parvenu à se défaire d’un club tricolore en aller/retour. Ce fut le cas face à l’AS Monaco (1963-1964, 1993-1994, 1999-2000 et 2003-2004), l’OM (1989-1990), le PSG (1996-1997 et 2006-2007) et le LOSC (2004-2005 et 2006-2007). A l’inverse, les Verts se sont défaits des deux clubs grecs qu’ils ont affronté au cours de leur histoire européenne : l’Aris Salonique (4-1 ; 3-3), en 1979, et l’Olympiakos, en 2009 (3-1 ; 2-1).

29

Le nombre de titres majeurs remportés par l’AEK Athènes depuis sa création, en 1924. A son palmarès figurent 11 titres de champions de Grèce, 15 Coupes de Grèce, 2 Supercoupes de Grèce et 1 Coupe de la Ligue.

Présentation de l'AEK

L'AEK Athènes prochain adversaire des Verts en tour préliminaire de la Ligue Europa a connu une progression constante depuis sa relégation administrative en troisième division grecque en 2013. Après avoir remonté d'une division chaque année, l'AEK Athènes a fini la saison dernière en gagnant un trophée, la coupe nationale, et maintenant il entame de nouveau une campagne européenne. Signe des nouvelles ambitions, un coach expérimenté a été nommé à la tête de l'équipe début juin, Temur Ketsbaia, qui a gagné plusieurs titres en Chypre (Anorthosis Famagusta et APOEL Nicosia) et a mené l'équipe nationale de Géorgie pendant 5 ans (2009-2014).

 Malgré ce changement d'entraîneur à l'intersaison, l'équipe-type qui a fini la saison dernière ne semble pas remise en cause, mise à part l'intégration des recrues comme le défenseur Chygrynskiy en provenance du Dnipro ou le jeune espoir de l'équipe nationale, l'attaquant Bakasetas. Pour les matchs amicaux joués lors d'un stage en Pologne lors des sept derniers jours, l'équipe des titulaires a été à chaque fois :

 Anestis (25) - Rodrigo Galo (29), Chygrynskiy (29, Ukr), Kolovetsios (24), Didac Vila (27) - Simoes (26), Johansson (26) - Ronald Vargas (29, Ven), Mantalos (c, 24, Gre), Helder Barbosa (29) - Aravidis (29, Gre) ou Bakasetas (23, Gre)

 Pour les joueurs internationaux, leur pays est mentionné à côté de leur âge. En plus de ces joueurs avec une expérience internationale, d'autres titulaires ont connu des championnats et équipes plus huppés, comme Galo et Barbosa passés par Braga ou Didac Vila par l'Espanyol et AC Milan.

 Un club avec un vécu européen et un riche palmarès national, des joueurs avec une certaine expérience internationale, un public chaud, c'est un vrai match de Coupe d'Europe qui nous attend !

Le groupe de l'AEK remis à l'UEFA

Malgré ses déclarations d'avant-hierTemur Ketsbaia a décidé de retenir sa recrue offensive Hugo Almeida dans la liste des 23 joueurs de l'AEK qualifiés pour affronter les Verts qui a été dévoilée par le site grec The Best et remise ce soir à l'UEFA.

 Gardiens : Anestis, Barkas, Ntounis

Défenseurs : Diaz, Lambropoulos, Galo, Chygrynskiy, Ntintak, Kolovetsios, Bakakis

Milieux : Simoes. Johansson, Galanopoulos, Tzanetopoulos, Barbosa, Mandalos, Platelas, Vargas, Rodriguez

Attaquants : Aravidis, Bakasetas, Almeida, Pekhart

Le groupe de l'AEK pour Geoffroy Guichard

L'entraîneur de l'AEK a divulgué mardi  la liste des 20 joueurs qui s'envoleront demain matin pour Saint-Etienne. On notera les absences des recrues Patito Rodriguez et Hugo Almeida, qui resteront en Grèce pour parfaire leur condition physique.

Les confidences du coach Timur Ketsbaia

Juste avant de s'envoler pour Sainté avec ses joueurs en milieu de matinée, l'entraîneur de l'AEK Athènes Timur Ketsbaia s'est brièvement confié au site grec Express.

 "Ce sera certainement un match difficile à Geoffroy-Guichard. Nous ne sommes pas favoris. Mais nous allons nous battre là-bas et donner le meilleur de nous-mêmes. C'est notre premier match officiel, nous sommes en bonne forme et on l'a démontré. Globalement, Saint-Etienne est une bonne équipe. Les Verts l'ont prouvé en se qualifiant pour l'Europa League via le championnat de France. Mais nous avons aussi une bonne équipe et nous allons tout faire pour rivaliser. Je n'ai pas retenu Hugo Almeida et Patito Rodriguez pour ce match aller, on verra s'ils seront opérationnels pour le match retour dans huit jours. J'espère qu'à un moment donné ils pourront nous aider."

Timur Ketsbaia ne pense qu'à ça.

L’entraîneur de l’AEK Athènes avoue son envie de se jauger face à l’ASSE, qu’il aurait souhaité éviter lors du tirage au sort.

Quel fut votre réaction en apprenant que vous affronteriez l’ASSE ?
Nous savons que c’est un tirage difficile. Il y avait quelques équipes à éviter, l’ASSE en faisait partie. Maintenant, nous avons deux matches pour tenter de les éliminer. L’ASSE n’a pas obtenu de bons résultats en match de préparation, mais ce n’était que des tests amicaux. Leurs défaites n’ont aucune signification, tout comme nos victoires cet été. Ce soir, nous jouons un match officiel.

Votre manque d’expérience européenne peut-il vous desservir ?
Nous avons tout de même des joueurs expérimentés dans nos rangs. En ayant disputé plus d’un derby grec, nous avons emmagasinés une certaine expérience dans ce domaine. Je doute que l’une ou l’autre des deux équipes puissent affirmer qu’elle sera prête. Il est encore trop tôt.

Vous avez un vécu européen en tant que joueur puis en tant qu’entraîneur. Pensez-vous être une source d’inspiration dans ce domaine pour vos joueurs ?
Je ne crois pas que mes joueurs aient besoin de mon vécu. Ce sont eux qui ont permis au club de retrouver l’Europe après des années de disette. Ils sont tous mobilisés depuis le jour du tirage au sort. Nous ne pensons qu’à cela. Nous ne nous attendions pas à un tirage au sort aussi difficile. Il faudra atteindre un certain niveau dans notre jeu pour pouvoir rivaliser avec eux.

Les espoirs de Christos Aravidis

En conférence de presse relayée par le site grec Gazzetta, l'ailier de l'AEK Christos Aravidis a évoqué ce soir le match de demain contres les Verts.

 "C'est très important pour nous de retrouver la Coupe d'Europe. Nous venons chercher un bon résultat. Nous ne nous préoccupons pas des atouts de l'adversaire, nous sommes focalisés sur notre jeu. Je pense que nous pouvons obtenir un bon résultat, il suffit de le montrer sur le terrain. Almeida et Rodriguez ne sont pas là, mais nous n'avons pas perdu notre homogénéité. Nous formons un groupe compact et uni. On se connaît tous et on a beaucoup travaillé. On respecte l'adversaire mais on va jouer sur nos qualités.

Les Verts ont un bon stade et un bon pubic. Ils ont de bons joueurs et un bon collectif. Nous voulons jouer et ne pas avoir un rôle passif, nous ne sommes pas là seulement pour défendre. Nous allons essayer de le démontrer sur le terrain. On a fait de grandes choses au cours des deux dernières années. L'expérience vient à travers un tel grand match européen. C'est un défi pour tout joueur qui veut montrer sa capacité à jouer à un niveau élevé. Nous sommes une jeune équipe qui veut faire une performance."

Le Président motive ses troupes

Surnommé "Le Tigre", le richissime armateur Dimitris Melissanidis s'est invité hier à l'entraînement de l'AEK. Comme le rapporte le site grec Protothema, le propriétaire du club athénien s'est adressé aux joueurs pour les motiver à faire un bon résultat à Sainté.

 "Vous savez tous que nos objectifs sont élevés et je vous invite à essayer des les atteindre. Nous avons besoin de travailler et de poursuivre nos efforts. Je suis à vos côtés et je crois en l'équipe. Je compte sur vous pour que la saison soit bonne et fructueuse afin de rendre fiers nos nombreux supporters. Je vous souhaite bonne chance pour vos débuts européens de ce jeudi. Croyez en vous, battez-vous et faites le maximum pour revenir avec un bon résultat afin qu'on puisse se qualifier au match retour à la maison !"

Dimitrios Anakoglou ne sera pas de la partie (Source : Poteaux Carrés)

Comme le rapporte le site grec OPT Sports, l'AEK a annoncé aujourd'hui la résiliation à l'amiable du contrat de Dimitrios Anakoglou. Le milieu de terrain ne figurait pas dans la liste des 23 joueurs retenus pour affronter Sainté après-demain. Mais les dirigeants du club athénien ont décliné une offre de Montpellier concernant Christos Aravidis, qui a joué trois matches de poule de sa sélection lors des éliminatoires du récent Euro et marqué contre l'Irlande du Nord. Ayant claqué 32 pions toutes compétitions confondues au cours des deux dernières saisons, l'ailier de 29 ans sera très problablement titulaire jeudi soir à Geoffroy-Guichard. L'international grec aux 5 sélections foulera la pelouse du Chaudron dès demain à 19h00 avec le reste de son équipe.

Des incertitudes pour l'attaque de l'AEK

Selon le site grec Contra, Temur Ketsbaia a testé Hugo Almeida en pointe lors d'une opposition dimanche à l'entraînement. Mais Peckart tient malgré tout la corde pour démarrer le match aller du troisième tour préliminaire de l'Europa League. L'entraîneur de l'AEK a encore aligné la défense Galo-Chygrynskiy-Kolovetsios-Ntintak. Confirmés au milieu de terrain, Simoes et Johansson sont eux aussi quasiment assurés d'être titularisés contre l'ASSE. Au repos lundi, la formation athénienne a repris l'entraînement mardi avant de s'envoler vers Saint-Etienne mercredi.

Présentation de l'AEK par Martial Debeaux, article paru  paru en début d'année sur l'excellent Footballski.

C'est l'occasion de (re)découvrir la riche histoire d'un club réputé aussi pour la ferveur de ses supporters.

Avant de parler d’un club grec, il est toujours intéressant de s’intéresser à son histoire. On n’est jamais vraiment déçu sur ce point-là. Αθλητική Ένωσις Κωνσταντινουπόλεως. Athletic Union of Constantinople, après la traductionDe quoi poser les bases de celle de l’AEK Athènes, club basé à Nea Filadelfia dans la banlieue athénienne, et parmi les plus réputés en Grèce. Un club qui, à l’image de ses racines, revient de loin. Des bas fonds du football grec, plus précisément.

Les réfugiés de Constantinople

Une histoire riche donc, dont l’origine remonte aux débuts des années 1920, à une époque où Istanbul s’appelait encore Constantinople. La population grecque de la ville était alors habituée à créer plusieurs clubs de sports (Enosis Tataoulon, Megas Alexandros, Hermes, Olympias, pour ne citer qu’eux), reprenant ainsi les traditions helléniques de la pratique sportiveLe plus connu de ces clubs fut sans doute le Beyoğlu SK (qu’on appelle aussi le Pera Sports Club, ou encore Greek Football Team, suite à plusieurs changements de noms au fil des années), fondé en 1914. Après la guerre gréco-turque (1919-1922), beaucoup d’athlètes (et de civils) furent forcés de quitter le coin, dans les fameux échanges de populations entre les deux pays établis par le traité de Lausanne de 1923. Au total, ce sont près de deux millions de personnes (1,5 million de Grecs de Turquie, 500.000 Turcs de Grèce) qui furent forcées de changer de pays, perdant leur nationalité au passage.

Ces réfugiés, établis principalement à Athènes et à Thessalonique et souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, seront à l’origine de la création de l’AEK Athènes. Un petit groupe d’entre eux, réunis dans la rue Veranzerou, dans le centre d’Athènes, fondera le club en 1924. La légende est en marche.« Je connaissais l’histoire, et ça a créé des liens plus forts du fait que je sois fils d’immigrés », confie Rafik Djebbour, arrivé en 2008 du Panionios, autre club de la banlieue d’Athènes à l’histoire similaire.

À la base, l’objectif de cette nouvelle entité était de proposer des activités sportives et culturelles aux personnes déplacées, souvent installées dans les nouveaux quartiers de la capitale grecque (Nea Filadelfia, Nea Ionia, Nea Chalkidona, Nea Smyrni). Le logo, lui, reprend les codes de l’Empire byzantin, avec le caractéristique aigle à deux têtes que l’on retrouve aussi, par exemple, sur le blason du PAOK. L’équipe athénienne est d’ailleurs surnommée Dikefalos Aetos (l’aigle à deux têtes en VF), histoire d’ancrer un peu plus l’aspect historique dans le sportif.

Premier stade, et premiers succès sportifs

Rapidement, l’AEK devient l’un des clubs les plus soutenus du pays, compte tenu du nombre d’immigrés venus de Constantinople, et de ce que représentait le club pour eux, avec cette référence à la ville incrustée dans le nom de l’équipe. Sans stade fixe, l’AEK voit arriver Konstantinos Spanoudis à sa tête, journaliste et associé d’Eleftherios Venizelos, Premier ministre de l’époque. Le premier président de l’histoire de Vasilissa (qui signifie la Reine, l’un des autres surnoms de l’AEK) sera celui qui permettra à l’ancienne équipe d’Eiður Guðjohnsen d’avoir sa première enceinte. Après plusieurs mois de lobbying auprès des autorités, Spanoudis parvient à obtenir un terrain à Nea Filadelfia, dans la banlieue d’Athènes, destiné jusque là au logement de réfugiés. Le stade Nikos Goumas était né. Cette enceinte d’un peu plus de 27.000 places sera le temple de l’AEK et de ses ultras pendant de longues années, avant d’être démoli en 2003.

Sur le plan sportif, le premier titre arrive en 1932, avec une victoire en Coupe de Grèce contre l’Aris. Autour de joueurs comme Kostas Negrepontis, Kleanthis Maropoulos, Tryfon Tzanetis ou Giorgos Mageiras, tous nés dans ce qui est la Turquie actuelle, l’AEK est l’une des meilleures équipes du pays dans les années 1930. En témoignent ce doublé coupe-championnat réalisé en 1939, puis ce titre l’année suivante. Une domination nette, aux côtés des principaux clubs du pays (et de la ville), tels l’Olympiakos et le Panathinaïkos, mais qui va quelque peu s’estomper. Malgré des victoires en Coupe (1948-49, 1949-50, 1955-56), il faudra attendre un peu plus de vingt ans pour revoir l’AEK triompher en championnat. Et ce retour au premier plan coïncide avec l’arrivée de celui qui marquera l’histoire du club. Né au mois de novembre 1942 à Veroia dans le nord du pays, Dimitris « Mimis » Papaioannou inscrira 234 buts en 480 matchs durant ses 18 saisons au club. Dès sa première année, en 1962-1963, l’AEK retrouve les sommets du football grec, avec deux buts de son attaquant vedette contre le Pana lors des playoffs.

La folle époque de Loukas Barlos

Très vite, l’AEK découvre les joies de la Coupe d’Europe, dans ce qu’on appelle encore la Coupe d’Europe des Clubs Champions, la vraie. Sous la houlette du Serbe Branko Stanković, le club athénien marquera même l’histoire du football hellène en devenant la première équipe du pays à atteindre les quarts de finale, avant de s’arrêter contre les Tchécoslovaques  du Spartak Trnava en 1968-1969. L’AEK se consolera deux ans plus tard avec sa cinquième couronne nationale, et une super coupe glanée aux dépens du grand rival de l’Olympiakos.

Les aventures européennes prendront une autre tournure avec l’arrivée de Loukas Barlos au poste de président. Cet homme d’affaires, initialement supporter de l’Aris, prend ses fonctions en 1974. Dans la foulée, il met la main au portefeuille pour bâtir l’une des plus belles équipes de l’histoire de l’AEK. Avec le Hongrois Frantisek Fadrhonc aux manettes, des grands noms se succèdent comme Christos Ardizoglou, Lakis Nikolaou, Stefanos Theodoridis, Stelios Manolas (le Totti de l’AEK et ses 20 saisons au club, lui qui est l’oncle de Kostas Manolas, actuel défenseur de la Roma) ou encore le Serbe Dusan Bajević dont on reparlera plus tard. L’apogée arrivera lors de la saison 1976-1977, avec une participation aux demi-finales de la Coupe UEFA contre la Juventus, qui ira décrocher le titre à l’issue de la compétition avec un sacré personnage à la pointe de l’attaque.

Thomas Mavros dans la légende

Quand on pense à l’AEK et à ses joueurs légendaires (ou pas), beaucoup de noms viennent en tête. Les fans de la grande équipe nationale grecque se souviendront de Dellas ou Katsouranis, ou encore du légendaire Démis Nikolaïdis. D’autres, de l’Algérien Rafik Djebbour, ou des Argentins Ismael Blanco ou Ignacio Scocco, plus récemment. Pourtant, celui qui a marqué l’histoire du club en profondeur est né la même année que John Travolta : en 1954. Durant onze saisons, Thomas Mavros sera le goleador de l’AEK, scorant 174 fois en 277 apparitions.

Débarqué du Panionios en 76, le natif de Kallithea a dû attendre un an avant de pouvoir rejoindre l’AEK, pris dans un conflit entre les deux clubs portant sur l’homologation de son contrat. Qu’importe. La suite ne sera qu’un enchaînement de buts, bien aidé par son excellente entente avec Dusan Bajević. Trois fois meilleur buteur de l’Alpha Ethiniki (l’ancêtre de la Super League) sous les couleurs jaunes et noires (1978, 1979, 1985), il gagnera le coeur des supporters, qui finiront par le surnommer ‘God’, rien que ça.  Apprécié des fans pour être resté après le départ de Barlos, ce que beaucoup d’autres n’ont pas fait, il retourne en 87 dans son premier club, le Panionios. Et continue de marquer pratiquement un but tous les deux matchs pendant quatre ans. Il finira sa carrière avec un beau total de 260 buts en championnat, faisant de lui le recordman dans l’élite grecque. Tout simplement.

Bajević, du succès à la trahison

L’histoire entre Bajević et l’AEK n’était pas faite pour s’arrêter en 1981 lorsque le Serbe quittait la Grèce pour rejoindre le Velez Mostar. Cinq ans plus tard, et après avoir coaché le club de sa ville natale dans ce qui était encore la Yougoslavie, celui qu’on connaît sous le nom de Ντούσαν Μπάγεβιτς en Grèce prend les rênes de l’AEK. Avec un succès immédiat. Dès sa première saison, en 88-89, il remporte le titre, un peu à la surprise générale. La suite, elle, ne devra rien au hasard.

Entouré de joueurs comme Vassilios Tsiartas, Daniel Batista, Alexis Alexandris ou encore le capitaine Stelios Manolas (mentionné ci-dessus), le Serbe va ajouter trois titres de plus (et consécutifs) dans la vitrine de l’AEK. Jamais l’équipe n’a semblé aussi forte, et, en comparaison avec la Super League actuelle, jamais l’Olympiakos n’a semblé aussi dépassé. Tout cela mènera le club à disputer la Ligue des Champions lors de la saison 1994-1995, ce qui constitue, là encore, une première pour un club grec. Dans le groupe de l’Ajax, du Milan AC et de Salzsbourg, l’AEK ne passera pas les poules. Mais reviendra plusieurs fois sur la scène européenne, en coupe de l’UEFA et en Coupe des Vainqueurs de Coupe notamment.

Comme toute histoire d’amour, celle entre Bajević et l’AEK se terminera mal. Dans le chaos, et la haine plus précisément. La faute au choix du technicien de rejoindre, en 1996, un club situé tout près de l’AEK : l’Olympiakos. Ses huit ans de succès sont immédiatement oubliés dans l’esprit des supporters. Le Serbe devient presque l’ennemi public n°1 l’espace d’un temps. Cela ne l’empêchera de revenir, des années plus tard, coacher l’AEK à deux reprises (2002-2004, 2008-2010), après avoir dirigé les plus grands clubs du pays, sauf le Pana.

Nikolaidis, de joueur à président

La suite de l’histoire de l’AEK sera faite de hauts et de bas. De hauts, d’abord, avec cette campagne européenne de la saison 2002-2003. Tiré au sort dans le groupe du Real, de la Roma, et de Genk, l’AEK terminera avec six matchs nuls sous les ordres d’un Bajević revenu en grâce dans le coeur de certains des supporters du club. De bas, ensuite, lorsque la mauvaise gestion du président Psomiadis conduit au départ forcé de l’idole Nikolaidis vers l’Atletico Madrid. Un joueur qui fera son retour un an plus tard, par la grande porte : après avoir créé Enosis 1924, un club de supporters destiné à motiver les fans à prendre la gouvernance en rachetant des parts du club.

Il finit par arriver à ses fins, en devenant le nouveau président de son club de coeur. Entouré d’homme d’affaires, il s’attelle à sortir le club de ses difficultés financières, et à le ramener vers ses sommets d’antan. Il nomme Fernando Santos à la tête de l’équipe, ramène les fans au stade (mais plus à Nikos Goumas, qui a été détruit entre temps), et construit une équipe talentueuse, qui participe une nouvelle fois à la Ligue des Champions 2006-2007, battant même le grand Milan AC à l’OAKA, le stade olympique que l’AEK occupe à partir de ce moment-là.

Le sacre volé de 2007-2008

« Une équipe qui n’est pas assez bonne pour gagner le titre sur le terrain ne mérite pas le trophée ». Ces mots, lâchés par l’ancien Barcelonais Rivaldo, résument bien ce que pensent les supporters de l’AEK de cette fameuse saison restée gravée dans l’histoire du football grec. Sur le terrain, le Brésilien (arrivé de l’Olympiakos à l’été) cohabite avec le roc Dellas, et la fine gâchette argentine Ismael Blanco (19 buts). L’AEK termine donc en tête, devançant l’Olympiakos d’un petit point.

Mais un jugement va chambouler tout ça. Accusé d’avoir fait jouer un joueur non éligible, l’Apollon Kalamaria voit sa victoire contre l’Olympiakos se transformer en défaite. Le club du Pirée repasse en tête avec ces trois points inespérés, et remporte donc la Super League. Personne à l’AEK n’accepte cette décision jugée arbitraire, mais les multiples recours n’y feront rien. Après avoir promis de quitter le pays si le titre ne revenait pas à son équipe, Rivaldo met à sa menace à exécution et s’en va en Ouzbékistan. La fin d’une époque, et le début d’une longue descente aux enfers.

La descente aux enfers et le salut nazi

L’AEK a beau être un club qui a germé à Constantinople, il n’en reste pas moins un vrai club grec. Avec tout ce qui va avec. Et qui dit vrai club grec dit problèmes financiers. Après ce titre volé, ou perdu, c’est selon, l‘AEK réussit tout de même à finir deux fois deuxième (2009-2010, 2010-2011), avec, entre autres, sa prolifique doublette argentine Scocco-Blanco, ou encore Kostas Manolas en défense centrale. L’équipe athénienne participe aussi à l’Europa League deux années de suite, renforcée par l’arrivée de joueurs comme le Sénégalais Papa Bouba Diop ou l’Argentin Nasuti. L’AEK est devenu un club régulier, habitué des joutes européennes dans une Ligue Europa relevée. « Ce fut une belle expérience. C’était l’un des 3 grands clubs du pays, qui jouait devant un public de fous et dans un stade flambant neuf. Le tout, avec des joueurs de qualité comme Scocco par exemple, explique Rafik Djebbour. J’en ai gardé un bon souvenir. Après, j’essaie d’oublier les mauvaises choses. »

En avril 2011, le club parvient à glaner sa 14ème Coupe de Grèce, battant l’Atromitos 3-0. Manolo Jimenez, le coach de l’époque, fait alors du bon boulot. Il sera plombé par les problèmes financiers qui touchent le club, et qui le forcent à se séparer de ses meilleurs éléments. Des espoirs, comme Kostas Manolas, aux « stars », comme Gudjonhsen, tous les joueurs (une trentaine au total) avec un peu de valeur quittent le navire, faute de paiement des salaires. L’AEK récupère tout de même un peu d’argent sur les transferts de Klonaridis (à Lille), Makos (à Munich 1860) et Vargas (à Jeonbuk). Mais, qualifié en Europa League, le club en est exclu par l’UEFA et est interdit de recrutement, sauf s’il s’agit de joueurs grecs de moins de 22 ans. Une sorte de mission impossible. « Je suis juste joueur. La partie finance, je ne gère pas ces choses-là. Maintenant, il ne faut pas oublier que la Grèce a traversé une grave crise financière et que cela a dû influer dessus », souligne l’attaquant algérien, formé du côté de l’AJ Auxerre.

Cet effectif rajeuni, où figure notamment le célèbre Antonis Rikka, formé à l’OM, ou le Polonais Roger Guerreiro, sera à la peine toute la saison. Les coachs s’enchaînent (comme l’Allemand Edwald Lienen, aujourd’hui à Sankt Pauli) et les conditions se dégradent. Plus payés, les joueurs n’ont plus la tête au football, certains étant dans une situation de précarité avancée. Alors, sur le terrain, les résultats sont à la hauteur de la crise. Dellas remplace Lienen mais rien ne change vraiment. Le premier coup dur arrivera, paradoxalement, après une victoire contre Veria, un soir de mars 2013. Entré en jeu à la 29ème, et buteur décisif à la 84ème, le jeune espoir Giorgios Katidis décide de célébrer son but par un salut nazi en direction des tribunes. Face à un public où l’idéologie antifasciste domine, et dans un pays où le parti néonazi Aube Dorée est en progression constante, son geste est perçu comme un affront. Suspendu de toutes sélections par la Fédé, il ne jouera plus de la saison, avant de partir en Italie.

Le deuxième coup, celui qui sera fatal, arrivera presque un mois après. Opposé à Panthrakikos dans un fameux « match à six points », l’AEK tient le choc et le 0-0. Mais Mavroudis Bougaidis, défenseur central et grand espoir du club, trompe son propre gardien alors que le temps additionnel approche. Très vite, les joueurs sentent le danger et rentrent immédiatement aux vestiaires. Les fans, à bout, envahissent la pelouse, armés de fumigènes et de barres de fer. Forcément, le club perdra sur tapis vert, 3-0. C’est la fin. Jamais relégué, l’AEK doit repartir en Football League, le deuxième échelon national.

Effacement de dette, amateurisme et retour en grâce

Perclus de dettes, l’AEK ne repartira même pas en D2, mais en Football League 2, cette D3 où les clubs en faillite (comme l’Aris, par exemple) décident de repartir en contrepartie de l’effacement de leur dette. Là, sportivement, tout se passe bien. La remontée se fait immédiatement avec une seule défaite et trois nuls en 27 journées. Revenu à la tête du club, Dimitris Melissanidis s’efforce de bâtir des bases saines, histoire de ne pas revivre pareille mésaventure. L’association Enosi Filon AEK (L’Union des amis de l’AEK) est créée, et prend le contrôle du club en achetant la majorité des parts, le tout avec un but non lucratif.

En D2, l’AEK enchaîne avec une deuxième grosse saison, et gagne son ticket pour l’élite deux ans après avoir goûté aux flammes de l’enfer. Certes, tout est à refaire, les stars ne sont plus là, mais le club athénien n’a pas perdu de temps et s’est refait une virginité. Devant, l’Olympiakos est dans un autre monde, mais la hiérarchie n’est pas clairement établie derrière. Personne n’arrive à se stabiliser au haut niveau. Alors, cet été, la direction sportive décide de recruter malin, misant sur des joueurs en fin de contrat. Ronald Vargas, Diego Buonanotte ou encore Rafik Djebbour (ancien de l’époque glorieuse de l’AEK) débarquent, alors que le Suédois Jakob Johansson, révélation de cette saison, était lui arrivé en janvier. « Pour ce qui est de ma première partie de saison, je suis mitigé. Dégoûté d’avoir joué si peu du fait de ma blessure et content des performances réalisées en si peu de matchs. Et surtout content de voir l’équipe à la place où nous sommes. Maintenant, on aspire à plus« , indique celui qui, cette année, effectue sa neuvième saison en Grèce.

Même si l’OAKA sonne creux, sur le terrain, l’AEK régale. Arrivé en cours de saison pour remplacer Dellas, Gus Poyet insuffle sa rage de vaincre et son expérience à un groupe talentueux, fait de jeunes prometteurs, d’espoirs qui n’ont pas su confirmer les promesses placées en eux (Didac Vila, Buonanotte) et de vieux briscards habitués de la Super League. Un cocktail détonnant, qui aboutit à une deuxième place à la trêve hivernale cette année. Au vu de l’irrégularité du Pana et du PAOK, l’AEK peut même rêver d’Europe l’année prochaine. Mais pour cela, il faudra faire preuve de patience et ne pas voir les choses en grand trop vite. Une tâche difficile dans un football grec habitué aux décisions inconsidérées. Les supporters, eux, savent mieux que personne le prix qu’il a fallu payer pour en arriver là. Et personne ne veut revivre cela.

Des ultras engagés

Il était impossible de terminer cet article sans parler des ultras de l’AEK. Dans le top 5 des clubs les plus populaires du pays, avec ses deux rivaux du Pana et de l’Olympiakos et les deux clubs de Thessalonique (Aris et PAOK), l’Enosis dispose d’ultras plutôt engagés. « Nous avons une idéologie antifasciste. Par exemple, il y a quelques semaines, nous avons mis une banderole ‘ΑΕΚ ΜΑΝΑ ΠΡΟΣΦΥΓΩΝ ΟΛΩΝ ΑΕΚ ΜΑΝΑ ΠΡΟΣΦΥΓΩΝ ΟΛΩΝ’ (« L’AEK est la mère de tous les réfugiés » en VF, avec des réfugiés syriens dans les tribunes)« , précise Adam Pesmatzoglou, membre de l’Original 21, le groupe le plus important. Avant d’ajouter : « On déteste l’Olympiakos et le Pana. D’abord, les titres de l’Olympiakos sont volés. Les propriétaires Marinakis et Kokkalis ont acheté des matchs. C’est un peu pareil au Pana. Du coup, on aime bien se battre contre eux ».

Côté alliance et affinités, les ultras ont fraternisé avec ceux de l’OM (Commando Ultras 84) et de Livourne (Brigate Autonome Livornesi 99), proches de l’idéologie de l’Original 21. « On voulait être frères avec Livourne et Marseille, parce qu’il y a de la folie, de l’engouement. Ce sont des Ultras, et il y a eu un bon feeling », souligne Adam Pesmatzoglou. Des tifos, notamment un hostile au PSG lors d’un match contre le club de la capitale française à Athènes en Coupe d’Europe, en français dans le texte, et un autre au Vélodrome, sont venus illustrer cette amitié entre des groupes séparés par des milliers de kilomètres.

Si tout va bien, ou presque, sur le plan sportif, les fans réclament la construction d’un nouveau stade. Le stade olympique, sans âme, n’est pas et ne sera jamais l’âme de l’AEK. Les fans tentent tant bien que mal de changer cette situation. « On avait un stade à Nea Filadelfia, appelé Nikos Goumas. Malheureusement, il a été détruit. Cela fait onze ans qu’on est à l’OAKA, mais on ne veut pas y être. On veut un stade à Nea Filadelfia, avec 30.000 places. Les ultras ne veulent pas l’OAKA mais Nea Filadelfia. C’est là qu’a été écrite l’histoire de ce grand club « , peste Adam Pesmatzoglou. Des plans sont à l’étude, et ce projet devrait voir le jour dans les prochaines années, si tout se passe bien. D’ici là, le club aura le temps de retrouver le sommet, et de connaître d’autres périodes plus compliquées. Mais l’aigle à deux têtes a repris son envol. Histoire de faire flotter les couleurs et l’héritage de Constantinople sur le football grec.

Martial Debeaux

Des mouvements à l'AEK Athènes

Notre futur adversaire européen, l'AEK Athènes annonce sur son compte twitter le recrutement de l'international portugais, Hugo Almeida.

 Le nom de l'ancien buteur du Werder et de Besiktas n'est pas pour nous rassurer... même s'il sort de deux saisons tronquées, n'ayant été aligné que 2800' minutes depuis l'été 2014 (pour 8 buts) avec 4 maillots différents (Cesena, Krasnodar, Anzhi, Hanovre).

Outre l'arrivée d'Hugo Almeida, notre futur adversaire européen se sépare de Diego Buonanotte, nous apprend France Football. Auteur de six buts la saison passée, le milieu offensif n'aura pas réussi à être plus qu'un joueur de rotation au cours de sa seule saison grecque.

L'avis de Juan Manuel Diaz, défenseur de l'AEK

Recruté à l'intersaison par l'AEK Athènes, le défenseur urugayen Juan Manuel Diaz a évoqué hier sur la chaîne grecque Nova Sports le 3e tour préliminaire de l'Europa League.

 "Saint-Etienne est un très grand et très fort adversaire. Mais nous travaillons quotidiennement pour peaufiner nos automatismes afin d'être prêt pour cette double confrontation."