Accueil      Résultats      Effectif      Nouvelles      Stade      Palmarès      Historique      Dirigeants      Staff      Statistiques     Fans      Liens

 

Bryan Dabo dans "Le jour où"

Source :  Site Poteaux Carrés

Lundi 10 octobre 2016

Bryan Dabo se prête au jeu du "jour où" dans la dernière édition de France Football. Extraits.

 "Le jour où j'ai touché mon premier ballon, je devais avoir trois ans. On avait déménagé des quartiers Nord de Marseille pour le centre-ville, à Saint-Charles, à côté de la gare. C'est là où j'ai commencé à toucher le ballon. Mon père m'apprenait à jongler. J'étais bon pour ça. C'était dix euros tous les cent jongles. Vers dix ans, je dépassais les mille, il faisait comme s'il avait oublié ! (rires) C'était la carotte... sauf que je n'ai jamais vu l'argent ! Mon père est mon agent et mon conseiller financier : en gros, il fait tout afin que je ne puisse penser qu'au foot. Ma mère m'aide au niveau du mental. Sans eux, je ne serais pas là aujourd'hui.

 Le jour où j'ai pensé que j'aurai dû continuer le karaté et abandonner le foot ? Jamais ! J'ai toujours été fan des sports de combat, mais le foot, c'est toute ma vie. Mon père est docteur en physique, quand j'avais dix ans, juste avant de signer à Montpellier, il a reçu une proposition des Etats-Unis pour aller bosser dans la Silicon Valley, avec un salaire conséquent à la clé. Il m'a demandé : "Tu veux rester en France pour jouer au foot ou tu veux qu'on aille aux Etats-Unis ?" Je lui ai répondu que je voulais jouer au foot. Il a donc refusé l'offre pour que je continue. C'est juste incroyable. C'est pour ça que je dis que mes parents sont tout pour moi !

 Le jour où j'ai joué mon premier match de L1, c'était avec Montpellier, le dernier jour des kops Boulogne et Auteuil au Parc des Princes. Je remplace Geoffrey Dernis, on gagne 3-1 et on se qualifie pour la Ligue Europa. Moi, le Marseillais, j'étais en extase lorsque je suis rentré chez moi. A dix-huit ans, tu ne maitrises pas tes émotions. On m'avait demandé de jouer simple et dès mon premier ballon, je m'étais senti pousser des ailes. Sauf que j'étais essoufflé au bout de quarante-cinq secondes (rires). Cela reste un très bon souvenir, j'ai même gardé le maillot. Le président Nicollin aavit multiplié la prime. Quand j'ai vu mon salaire, j'ai pété un plomb, ça devait être plus de 10 000 euros !

 Le jour où j'ai vécu ma plus belle ambiance dans un stade ? Lors de Saint-Etienne-Montpellier, la saison dernière. Je n'avais jamais vu ça. Ça chantait tout le temps ! Quand j'ai signé chez les Verts, j'ai tout de suite pensé au derby. A Geoffroy-Guichard, ça doit être quelque chose ! Il y a un autre stade qui m'a impressionné, c'est celui du Ray, une ambiance de fou ! Quand j'étais à Blackburn, les supporters de Leicester m'avaient impressionné. Le foot anglais est à part, il y a toujours 30 000 personnes dans le stade, les gens crient comme des fous. L'OM, Saint-Etienne et Nice se rapprochent de ces ambiances.

 Le jour où j'ai rencontré mon idole ? Mon idole, c'est Thierry Henry. J'ai failli le voir puisqu'il est venu à Marseille pour rencontrer tous les capitaines des petits clubs de la ville. Je n'ai pas pu parce que je n'étais pas capitaine de mon équipe ! (rires) Plus tard, je l'ai vu jouer lors de France-Côte d'Ivoire à Montpellier, quand Zidane est revenu. Si je parle un jour à Thierry Henry, je lui dirai que si j'ai pris le 14 à Montpellier, c'est pour lui. Quand j'étais petit, je voulais les mêmes crampons que lui. J'ai même failli appeler mon fils Thierry (rires), avant de me rendre compte que c'était devenu un prénom archaïque. Thierry Henry, je suis tellement fan de lui que j'ai l'impression de le connaître personnellement, je pourrais parler des heures avec lui.

 Le jour où j'ai dit au revoir à Nicollin ? En fait, je ne lui ai pas encore dit véritablement au revoir. Les Nicollin, ce sont des personnes qui ont une parole, je ne les remercierai jamais assez. Ils auraient pu me bloquer et demander plus d'argent de clubs anglais ou de l'OM, mais ils ont respecté mon choix. On s'est quittés en bons termes. Laurent Nicollin m'a appelé, mais j'attends de voir Loulou pour faire un gros bisou. Je pense que ce sera le jour de mon anniversaire, le 18 février, pour Montpellier-Saint-Etiennne.

 Le jour où j'ai estimé que l'ASSE était un meilleur choix que l'OM ? Quand j'ai rencontré Christophe Galtier, pendant mes vacances, en mai. Il ne m'a fallu que deux secondes pour me rendre compte que c'était là-bas que je devais aller. Il avait une idée très précise de ce qu'il voulait faire de moi. J'étais accompagné de mon père, qui est quelqu'un de très dur et dont l'avis était très important dans ma décision. Ensuite, par l'intermédiaire de ses deux présidents, l'ASSE m'a fait comprendre que j'étais leur premier choix. À Marseille, je voyais tout le tapage médiatique autour de l'actionnaire, les cadres qui partaient, l'absence de ligne directrice autour du recrutement. Je me suis donc dit que Saint-Etienne était un meilleur choix, même si cela a été une décision difficile."