Accueil      Résultats      Effectif      Nouvelles      Stade      Palmarès      Historique      Dirigeants      Staff      Statistiques     Fans      Liens

Championnat (9ème journée) :
ASSE-Dijon : 1-1
Un nul encore arraché dans le temps additionnel

Source :  Site Poteaux Carrés

Dimanche 16 octobre 2016

La fiche du match    Résumé video

Les réactions :      Nolan Roux          Loïc Perrin     Christophe Galtier

Dijon menait au score, tout laissait penser que les Verts allaient concéder leur première défaite à domicile de la saison, et puis… Nolan Roux a transformé un penalty obtenu par Loïc Perrin au bout du temps additionnel. Impossible n’est pas Stéphanois !

Le match 

Les premiers froids de l’automne n’ont pas ôté le sourire aux Stéphanois cette semaine à l’entraînement. Le retour de plusieurs absents de longue date a permis à Christophe Galtier d’étoffer son groupe, qui a montré de sacrées valeurs pour passer septembre au chaud. Loïc Perrin, Cheikh M’Bengue, Florentin Pogba, Kévin Théophile-Catherine, Alex Söderlund, Henri Saivet : autant de noms pour autant de choix pour l’entraîneur stéphanois. Sans Robert Beric et Romain Hamouma, respectivement meilleur buteur et meilleur passeur, les Stéphanois ont longtemps buté sur la défense dijonnaise avant, comme souvent, de revenir sur le gong. Pour la quatrième fois cette saison, les Verts arrachent des points en Ligue 1 dans le temps additionnel.

Christophe Galtier avait détecté chez le promu dijonnais, qui visitait seulement pour la deuxième fois de son histoire le Chaudron, une capacité à ressortir les ballons proprement et une qualité supérieure sur phases arrêtées. Sur un corner joué en deux temps, le DFCO en apportait la preuve, et Lees-Melou, d’une tête imparable, convertissait un centre de Balmont (ASSE 0-1 Dijon, 22e). Une course à handicap commençait donc pour les Verts, qui se créaient bon nombre d’opportunités avant la pause, fruit d’une poussée collective totale entre la 25e et la 45e minute. Mais, l’enchaînement contrôle poitrine-reprise d’Oussama Tannane passait au-dessus (26e), tout comme la frappe puissante du Marocain à l’entrée de la surface (42e).

Jordan Veretout, très présent à la construction, ne cadrait pas sa frappe croisée (31e), après avoir servi idéalement Alex Söderlund, dont la tête passait au-dessus (30e). Reynet était ensuite décisif et sortait d’une manchette la tentative de l’ancien milieu de terrain du FC Nantes, auteur d’une frappe enroulée qui aurait mérité meilleur sort (44e). Les Stéphanois rentraient aux vestiaires passablement énervés. De ne pas avoir trouvé la faille, certes, mais aussi de voir Karim Abed ne pas sanctionner une main pourtant volontaire de Bernard dans sa surface (45e+1). Le penalty était évident.

La deuxième période allait apporter son lot de désillusions, avec, en point d’orgue, le poteau touché par Kévin Monnet-Paquet d’une frappe vicieuse du gauche (55e). Reynet détournait ensuite la tentative de M’Bengue des poings (60e) et Jordan Veretout, encore lui, ne trouvait pas le cadre (72e). La rentrée de Nolan Roux faisait évoluer le système avec un 4-4-2 très offensif, renforcé par le retour d’Henri Saivet à un quart d’heure du terme. Dijon, qui défendait intelligemment son but d’avance, opérait en contre. Kévin Théophile-Catherine reprenait in extremis Chafik (57e). Puis, Stéphane Ruffier se couchait bien sur le tir de Sammaritano (65e).

Comme un signe, Geoffroy-Guichard ne se vidait pas, même lorsque le tableau d’affichage se bloquait sur la 90e minute. Pour une fois, les lèves-tôt s’étaient décidés à se coucher un peu plus tard, et, quitte à rester dans les bouchons jusqu’à une heure avancée de la soirée, autant vivre le spectacle jusqu’au bout. Les dernières semaines ont prouvé que la clé du film se niche souvent dans la dernière scène. Loïc Perrin, tel un avant-centre de métier, finissait la partie dans la surface adverse. Bien lui en prit, lui qui obtenait un penalty pour une faute de Bernard. Les esprits s’échauffaient, Cédric Varrault était exclu, mais Nolan Roux restait froid, concentré, serein, le ballon posé délicatement sur le point de penalty. Comme face à Anderlecht, le numéro 9 stéphanois offrait un point précieux à ses coéquipiers (ASSE 1-1 Dijon, 90e+5). L’invincibilité à Geoffroy-Guichard perdure. Le football est un sport qui se joue à onze, et à la fin, ce sont les Verts qui marquent.

Les réactions

Christophe Galtier : «Petite ou grosse faute dans la surface, il y a penalty. Je n’ai aucun d’état d’âme par rapport à cela. Loïc (Perrin) est déséquilibré, il ne peut pas finir son geste. Si l’arbitre a pris du temps, c’est qu’il a dû consulter son assistant. Pour un jeune arbitre comme lui, débuter à Geoffroy-Guichard n’est pas simple. Nous sommes très mal entrés dans le match. Nous avons été absents dans les trente premières minutes. Absents dans tout. Les quinze dernières minutes du match m’ont laissé espérer un but. Nous n’avons pas été justes, avec beaucoup de tirs mais peu de frappes cadrées. Dijon a ensuite joué en contre et il a fallu être vigilant. Ça reste un point. Nous aurions dû être meilleurs. Est-ce que le nul est logique ? Dans ce que nous avons voulu mettre après leur but encaissé, oui. Le premier responsable de ce match nul, c’est moi. Nous n'avons pas aligné une équipe bricolée. Mes choix pour constituer le onze de départ n’ont pas été les meilleurs. Je suis un peu en colère contre moi-même. Nous sortons d’une trêve, se remettre dans la compétition est toujours difficile. Nous avons failli dans les intentions, ce qui signifie que, mentalement, nous n’étions pas prêts. En première période, nous n’étions pas prêts à livrer un match de Ligue 1. Ce qui est paradoxal parce que nous sommes revenus à la dernière seconde. » 

Olivier Dall’Oglio (entraîneur du DFCO): «Je suis surtout déçu pour mes joueurs. Nous jouons avec nos moyens, nous essayons de faire toujours mieux lors de chaque match. Notre première mi-temps a été très honorable, la deuxième fut moins bonne. C’est tragique pour nous. Une décision arbitrale fait changer le match. L’arbitre a pris une décision. Pour moi, il s’est trompé. Tout le match, il a décidé de laisser jouer. Ce fut parfois limite des deux côtés. Sur la dernière action, par contre, même s’il n’y a pas de déséquilibre énorme, il siffle. Je trouve que ce n’est pas cohérent. Mes joueurs sont abattus, et moi avec eux. J’aurais préféré prendre une frappe de 25 mètres dans la lucarne. Saint-Étienne méritait certainement de marquer. Mais, prendre un but sur une action litigieuse comme ça, c’est très dur. »

Olivier Dall'Oglio (sur le site de l'Equipe) : «Je suis remonté, surtout déçu pour les joueurs. Les garçons étaient dans de bonnes dispositions. Notre première période a été très honorable et la seconde plus difficile. C'est un peu tragique pour nous. Il y a une décision arbitrale qui fait basculer le match. L'arbitre a décidé qu'il y aurait match nul. Il m'explique que s'il s'est trompé, il s'en excusait. Pour moi, il s'est trompé mais l'arbitre assistant le conforte dans sa décision. Ce n'est pas cohérent. Il est parti sur une idée de laisser jouer. Il y a de nombreuses fautes pour lesquelles il a laissé jouer des deux côtés sur tous les coins du terrain. Et là, il n'y a pas un déséquilibre énorme. Pourquoi à la 95e ? Ce n'est pas facile de gagner ici et nous étions proches de faire un exploit. Les joueurs sont abattus et moi avec eux mais je suis fier d'eux. C'est rageant.»

Le mea culpa de Christophe Galtier (Source  : Poteaux Carrés)

En conférence de presse, Christophe Galtier a pris sur lui le piteux match nul arraché par son équipe contre Dijon.

 "Nous sommes très mal rentrés dans le match. Nous avons été absents dans les 30 premières minutes. Absents dans tout. Nous n'avons pas été justes, avec beaucoup de tirs mais peu de cadrés. Sur la totalité du match, nous aurions dû être meilleurs. Le premier responsable de ce match nul, c'est moi. Nous n'étions plus dans une équipe bricolée. Mes choix dans le onze de départ n'ont pas été les meilleurs. Je suis un peu en colère contre moi-même. Mais petite ou grosse faute dans la surface, il y a penalty. Je n'ai aucun d'état d'âme par rapport à cela. Loïc est déséquilibré, il ne peut pas finir son geste. Si l'arbitre a pris du temps, c'est qu'il a dû consulter son assistant. Pour un jeune arbitre comme lui, débuter à Geoffroy-Guichard n'est pas simple."

La colère de Cédric Varrault (Source : Poteaux Carrés)

Expulsé pour avoir contesté trop vertement le pénalty égalisateur des Verts, Cédric Varrault a confié sa réaction à Margot Dumont sur beIN Sport à l'issue de la rencontre.

 "Perdre deux points comme ça à la dernière seconde, il y a de quoi être un peu énervé, avoir les boules. Même l'arbitre au niveau des explications était un peu dépassé, il ne savait pas. On ne comprends pas trop. Au début il ne siffle pas, et au bout de cinq secondes, il se met à courir vers le point de penalty. On a eu du mal à comprendre qui avait pris la décision. C'est frustrant. Il y a des décisions qui sont prises sur le terrain, on met des cartons jaunes, des cartons rouges. Mais l'arbitre, en prenant des décisons comme ça, est-ce qu'il pourra arbitrer le prochain match ? Après, c'est bien beau de parler de spectacle, de pelouse, du fait que les joueurs doivent être respectueux. Mais il y a des décisions qui sont prises qui influencent le match à la fin.

 Si je peux être convoqué à Paris, j'irai devant les hautes instances dire ce qu'on pense, nous les joueurs. Perdre deux points comme ça, c'est rageant. On fait un métier où on s'arrache, on donne tout. Il y a de quoi s'énerver quand un arbitre influence comme ça un match. Au final, ceux qui sont punis sont toujours les joueurs, ce ne sera pas l'arbitre. Peut-être que si je suis convoqué à Paris je pourrai dire en face à l'arbitre ce que je pense. Pour moi il n'y a pas pénalty. Même les joueurs de Sainté, quand on revoit les images, personne ne réclame rien. OK, il y a des moments où les joueurs ont essayé d'influencer l'arbitre, mais sur cette action personne ne râle. Il prend la décision tout seul de prendre penalty, peut-être qu'il passera à vidéo gags."

Il y avait pénalty (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition du Progrès, Loïc Perrin revient sur le péno égalisateur qu'il a provoqué hier dans le temps additionnel contre Dijon.

 "Sur l'action du penalty, le défenseur me touche. Je prends l’avantage sur lui et il me bouscule juste ce qu’il faut pour me gêner dans la conduite du ballon. Je ne sais pas ce que ça a donné aux images mais ça a suffi pour me déséquilibrer. Mon but, ce n’était pas de simuler. Dijon est vraiment une belle équipe. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui ont joué de la sorte ici. Nous, dans le pressing, nous n’avons pas été très performants lors des vingt, vingt-cinq premières minutes. On a perdu pas mal de duels aussi.

 Le début de match nous fait mal et après, il est toujours difficile de courir après un résultat. Il est dommage que nous n’ayons pas réussi à égaliser avant la mi-temps car nous avons eu de belles occasions. On a montré du caractère et on arrache le nul dans les derniers instants. Même si c’est sûr, qu’il fallait et qu’on aurait aimé faire mieux. Un match nul, c’est insuffisant car à domicile, face à un promu ou pas, il faut faire le plein. On voulait emballer le match mais on ne fait pas toujours ce que l’on veut."

Nolan Roux, le roi du money-time (Source : Poteaux Carrés)

Après avoir marqué à la 93e minute contre Lille et égalisé à la 94e contre Anderlecht, Nolan Roux a arraché le nul à la 95e contre Dijon. Le roi du money-time stéphanois livre ses impressions dans Le Progrès du jour. Extraits.

 "On a eu le mérite de ne pas abandonner, de ne pas abdiquer. À la manière de Loïc qui est dans la surface et obtient ce penalty. C’est devenu monnaie courante pour nous d’égaliser ou de l’emporter à la fin et c’est ce qui s’est produit à nouveau. On peut dire que c’est deux points de perdus mais égaliser à la fin comme ça, peu de monde s’y attendait. Un penalty, c’est une part de responsabilité à prendre. Depuis que je suis arrivé ici, lorsque je suis sur le terrain, je tire les penaltys. Il ne faut pas se défiler. Quand on est attaquant, il faut l’être jusqu’au bout."

La réaction de Robert Herbin (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition du Progrès, Robert Herbin revient sur le piètre match nul des Verts contre Dijon. Extraits.

 "En football, il est indispensable de mettre du rythme, c’était ma vision des choses, et cela nous a fait défaut tout au long du match. On était timorés. Il y a eu une accumulation d’approximations de la part de nos joueurs, de passes téléphonées. Jouer simple est le plus difficile. On se complique parfois l’existence, à l’image de Tannane qui a fait les choses à l’envers. Quant au penalty qui nous a été accordé, il est vraiment discutable. Il ne me paraît pas justifié mais c’est ainsi. Les arbitres ne sont pas en très grande forme actuellement ! Il faut féliciter Nolan Roux qui a tiré le penalty dans un climat pas facile. Il l’a frappé de manière idéale. Ce n’est pas si simple."

La mauvaise foi dijonnaise (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition de l'Equipe, Quentin Bernard ose affirmer qu'il n'a pas touché Loïc Perrin !

 "Il joue bien le coup. Il me passe devant, je l'accompagne et je ne le touche pas. Je pense que l'arbitre central va siffler six mètres et que c'est l'arbitre de touche qui a voulu relever le taux de spectacle en faisant cadeau d'un penalty. C'est frustrant."

Dans Le Bien Public, le latéral dijonnais Quentin Bernard continue de nier sa faute sur Loïc Perrin qui a provoqué le penalty égalisateur des Verts hier à la 95e minute.

 "Ce n’est pas pour me défendre, mais clairement, il n’y a rien. Même lui, il tombe et il ne demande rien du tout parce qu’il sait qu’il n’y a rien. À sa place, dans le dernier espoir, j’aurais peut-être fait pareil. C’est comme ça. J’ai revu les images, il tente le coup, il n’a rien à perdre. C’est frustrant car dans notre situation, onze points, ça aurait été un bon résultat, et mérité, car je pense qu’on a fait un meilleur match qu’eux."

Dijon ne digère pas (Source : Poteaux Carrés)

Dans la dernière édition du Bien Public, le milieu de terrain dijonnais Johan Gastien ne digère toujours pas le pénalty égalisateur de Nolan Roux à la 95e minute.

 "Il n’y a absolument rien. Et s’il y a penalty là, il y en a largement un sur Mehdi Abeid en première période. On s’est fait niquer. Ça fausse tout un match, toute une semaine de préparation à cause d’un arbitre qui malheureusement est le seul décisionnaire du jeu. On a été costaud, c’était très dur dans le jeu et on a su résister. Pour une fois, on ne prenait pas de but, malheureusement, on se fait avoir par l’arbitre. On a des regrets car pour nous qui jouons le maintien, deux points de plus, c’est important."

 

cédric Varrault se réconcilie avec Fabrice Grange (Source : Poteaux Carrés)

Expulsé pour avoir contesté trop vertement le pénalty égalisateur obtenu par son pote Loïc Perrin, Cédric Varrault s'était chauffé avec Fabrice Grange dans les couloirs de Geoffroy-Guichard. Dans l'Equipe du jour, le capitaine du DFCO assure qu'il s'est réconcilié avec l'entraîneur des gardiens stéphanois.

 "Fabrice m'a ensuite téléphoné pour m'expliquer ce qui c'était passé alors que j'étais sur le terrain. Cela m'a convaincu, d'autant plus qu'il est proche de membres de notre staff, en particulier Laurent Weber, chargé de nos gardiens. Tout est apaisé entre nous."

 Accompagné du secrétaire général du club bourguignon Olivier Cloarec, l'ancien latéral stéphanois se défendra demain devant la commission de discipline de la Ligue qu'on adule. Il risque trois matches de suspension selon le quotidien sportif.